mardi 7 août 2018

Le SNJ soutient Faïza, notre consoeur comorienne


Les journalistes comoriens ont manifesté publiquement leur soutien lundi 06 août (Photo DR).


Cela se passe dans l’océan Indien, tout près de chez nous. Faïza Soulé Youssouf, journaliste comorienne, a été publiquement mise en cause par le ministre de l’Intérieur de la république des Comores. Selon lui, Mme Youssouf aurait porté atteinte à l’image des Comores à l’extérieur. C’est une manière à peine voilée de lui reprocher les articles qu’elle a publiés sur le récent référendum, notamment dans le prestigieux quotidien français Le Monde. Ce reproche vise aussi sa réactivité professionnelle, lorsqu’elle a diffusé en direct le violent saccage d’un bureau de vote. Un gendarme a eu la main tranchée par une machette, ce qui prouve la violence de cet épisode et l’importance de diffuser ces informations.
Encore une fois, aux Comores comme en France ou ailleurs, les gouvernants préfèrent s’en prendre aux journalistes lorsqu’une information leur déplaît. Nos confrères comoriens de la presse privée ne se sont pas laissés intimider et ont publiquement manifesté leur soutien à Faiza lundi 06 août. Les journalistes des radios ont annoncé un arrêt de travail d’une semaine. Le Syndicat national des journalistes, premier syndicat de la profession en France, apporte son complet soutien à Faïza et à tous les journalistes comoriens. Y compris au journaliste de radio qui a été précédemment giflé en public par le même ministre.

Le communiqué des journalistes du quotidien Al-Watwan.


Faïza Soulé Youssouf. (Photo DR)


vendredi 3 août 2018

"Tumeur changeante", le témoignage d'un confrère


Le sujet n'est pas facile à évoquer, et il nous concerne tous. Notre confrère Dominique Maraval, qui a travaillé 25 ans à Réunion 1ère (au temps où cela s'appelait encore RFO), vient de publier Tumeur changeante. Il y livre son témoignage d'époux qui a accompagné "Sylvie" dans sa longue maladie. "On s'est sentis seuls" note sobrement Dominique, qui a gardé son humour caustique pour raconter une histoire forcément bouleversante. Lorsque la médecine, la religion et les amis ne répondent plus à nos attentes, il reste la force intérieure et l'autodérision qu'il qualifie lui-même de "maravalesque". C'est ce que raconte Dominique, désormais journaliste retraité après avoir longtemps porté l'étiquette du SNJ.
Pour voir le livre: http://livreactualite.fr/livre/Tumeur-changeante_84.html.

mercredi 25 juillet 2018

On se calme !



L’affaire Benalla-Macron monterait-elle à la tête de nos élus ? Notre confrère Stéphane Fontaine s’est, bien malgré lui, retrouvé la cible des internautes, lorsque le député Jean-Hugues Ratenon (La France insoumise) l’a publiquement mis en cause dans un post titré « coup de gueule » sur Facebook. Il l’accusait dimanche de « comportement tendencieux » (sic), de ne pas l’avoir contacté pour rédiger son article, et comparait ce « scandale » à celui de l’affaire Benalla.
La réalité est bien différente : notre confrère avait réellement contacté M. Ratenon pour lui demander son avis sur l’affaire Benalla, mais l’élu était malheureusement injoignable, son GSM réunionnais étant hors service. Ce qui n’était qu’un banal malentendu est donc devenu une polémique publique. Alerté par des amis internautes, notre confrère a dû chercher un autre numéro de téléphone pour contacter le député, qui a finalement supprimé le post. Reconnaissant implicitement son erreur, mais sans s’excuser. C’est M. Ratenon qui se montre tendancieux, alors qu’il en fait le reproche au journaliste !
Premier syndicat de la profession, le Syndicat national des journalistes s’étonne de cette réaction épidermique et injustifiée d’un député de la République, à propos d’un journaliste qui a fait son travail. Si nos élus sont surmenés, ce n’est pas une raison pour se défouler sur les journalistes. S’il vous plaît, on se calme !

dimanche 1 juillet 2018

Merci à nos électeurs et nos électrices !


  
C’est une belle reconnaissante de l’inlassable travail du SNJ. Le Syndicat national des journalistes a obtenu plus de la moitié (53%) des suffrages lors des élections 2018 pour la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. Dans la circonscription « outre-mer », ce score atteint 68%. Un bémol: nous sommes conscients que le taux de participation est encore plus faible en outre-mer (25%) qu’au niveau national (37,5%). Ce qui s’explique probablement par la grande dispersion des 676 électeurs sur une dizaine de territoires répartis à la surface du Globe. En même temps, le chiffre de 68% confirme notre image de syndicat présent et actif auprès de tous, même auprès des journalistes non cartés.
Alors, du fond du cœur, nous vous disons à tous et à toutes « merci » pour votre confiance. Et n’hésitez pas à adhérer au SNJ pour conforter notre action et notre efficacité collective.

                                                                                  Flavien Rosso (correspondant régional)
                                                                                  Avec la section Réunion-océan Indien

Voir également les résultats nationaux.
           

samedi 9 juin 2018

Ne tombez pas dans le piège, votez SNJ !


Il ne reste plus que quelques jours pour désigner vos représentants à la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. On ne vous le répétera jamais assez : votez pour les candidats SNJ, les plus efficaces dans les entreprises, les plus compétents pour aider les journalistes isolés à faire valoir leurs droits.
Nous déplorons tous la « double peine » imposée aux journalistes contraints par leurs employeurs de facturer leurs prestations en tant qu’auto-entrepreneurs. Mais nous maintenons l’exigence du salariat des journalistes, car nous ne voulons pas devenir tous des auto-entrepreneurs, sous-rémunérés (donc sans possibilité de se payer une protection sociale) et contraints de mêler information et communication pour remplir le frigo.
Attention à ceux qui promettent, lors de cette élection, de faciliter l’octroi de la carte de presse à ces journalistes maltraités. C’est comme si on voulait lutter contre la mortalité routière en supprimant les limitations de vitesse, sous prétexte que de nombreux automobilistes souffrent de la perte de leur permis ! Nous ne tomberons pas dans ce piège ! Le SNJ continuera à soutenir tous les journalistes qui veulent exercer leur métier en faisant respecter leurs droits financiers et moraux.
Alors, sans hésiter, votez SNJ, encore et toujours !
Scrutin ouvert jusqu’au 14 juin 13 heures (15 heures Réunion) : http://ccijp.net/


samedi 2 juin 2018

Elections à la carte : on remet ça !


C'est reparti pour un (second) tour ! Vous avez dû recevoir ces derniers jours vos clés de vote électronique, et les professions de foi, dans le cadre des élections à la Commission de la carte (CCIJP). Attention, la durée du scrutin est raccourcie par rapport au premier tour. Le vote électronique a ouvert jeudi 31 mai pour se clore le jeudi 14 juin à 13 heures (15 heures à La Réunion). Ne tardez pas à voter, et à faire voter vos consoeurs et confrères autour de vous.

Pour le SNJ, qui avait recueilli 53,94% des suffrages (6534 bulletins) au premier tour, il s'agit de confirmer la bonne dynamique, ternie par une participation toujours insuffisante (36,25%). Les "compteurs" sont remis à zéro. Ce deuxième tour de scrutin doit être l'affaire de tous, pour faire progresser le poids du SNJ au sein de la profession. Car vous le savez déjà: le SNJ est le plus efficace pour défendre les journalistes!

Comme vous le savez, le SNJ célèbre cette année ses 100 ans d'existence. Les thèmes de campagne du SNJ sont résumés dans les "dix engagements" de notre profession de foi. Respect d'une déontologie commune à la profession et de notre charte d'éthique, défense de la liberté d'informer, protection des sources et des lanceurs d'alerte, défense des droits d'auteur, des droits des journalistes pigistes, sont nos fondamentaux. Nos candidats qui représentent toute la diversité de la profession et des formes de presse sont nos meilleurs ambassadeurs (téléchargez l'affiche). Le bilan des représentants du SNJ au sein de la Commission de la carte, dont le travail et l'expertise sont unanimement reconnus, est un atout de plus.

Suivez la campagne sur la Page Facebook Votez SNJ. Votez et faites voter SNJ !

vendredi 25 mai 2018

Radio Free Dom condamnée à payer 50 000 € à une journaliste



C’est une excellente nouvelle pour la profession. La direction de Radio Free Dom a été condamnée à payer 50 000 euros à une journaliste qu’elle avait licenciée en janvier 2016. L’arrêt de la cour d’appel de Saint-Denis, rendu le 12 février 2018, est un véritable catalogue des mauvais traitements infligés par cet employeur, qui n’est malheureusement pas le seul à se comporter ainsi à La Réunion.

La radio à la colombe est ainsi condamnée à verser 6738 € « au titre des heures supplémentaires ». Eh oui, les journalistes ont aussi un temps de travail légal ! Ils peuvent exiger le paiement de leurs heures supplémentaires : c’est bon à savoir, à Free Dom comme ailleurs, où les journalistes sont souvent taillables et corvéables à merci. La radio a également dû payer 15 000 € « à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse », 9964 € à titre d’indemnité de licenciement, 7033 € au titre du 13e mois qui n’avait pas été payé pendant plusieurs années, 1000 € pour non-application de la convention collective des journalistes… La liste est longue.
Peu encline à reconnaître ses torts, Radio Free Dom se pourvoit en cassation. Soit. Le Syndicat national des journalistes, premier syndicat de la profession, continuera à soutenir la journaliste pendant toute la procédure. Pour l’instant, nous sommes heureux d’avoir reçu la somme de 1000 €, que Radio Free Dom a été condamnée à nous verser à titre de dommages et intérêts « pour non application de la convention collective des journalistes ». Nous ne lâcherons rien !
                                                                                              Fait à Saint-Denis, le 25 mai 2018