vendredi 28 avril 2017

1er Mai travaillé: payé double


La fête du Travail, le 1er mai, a une place particulière dans le calendrier: c'est un  jour férié et chômé.
Pour les journalistes, l'application des textes se résume ainsi:
1. La Convention collective nationale des journalistes inclut le 1er mai dans les jours fériés dont le travail prête à rémunération.
2. Le Code du travail établit une distinction, à propos du travail du 1er mai, pour les établissements qui, en raison de leur activité, ne peuvent interrompre le travail. Pour ces établissements, dont la presse fait partie, les salariés ont droit, en plus de leur salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au montant de ce salaire.
3. L'indemnité spéciale s'ajoute au repos compensateur prévu par la Convention collective.
4. Le travail du 30 avril ne peut être considéré comme une anticipation du travail du lendemain.
Conclusion: les journalistes qui ont travaillé le 1er mai ont droit à la récupération de ce jour ET A SON DOUBLE PAIEMENT (*).

Et pour les journalistes qui ne travaillent pas ce lundi 1er mai, ils/elles sont tous invité(e)s à participer au défilé du matin sous la bannière de l'union syndicale Solidaires. Départ du jardin de l'Etat, arrivée à la préfecture.


(*) Merci à François Boissarie, comité national du SNJ.

mardi 18 avril 2017

Au JIR "Nous sommes tous licenciables"

L'agence Sud du JIR avec les confrères et consoeurs du Quotidien et de Réunion 1ère.

"Nous sommes tous licenciables". C'est avec cet amer constat que plusieurs journalistes du Journal de l'île de La Réunion se sont rassemblés ce mardi matin à l'appel du SNJ devant les agences de Saint-Denis et Saint-Pierre. Plusieurs confrères et consoeurs des autres médias sont venus les soutenir pour protester contre le licenciement d'un confrère. La participation a été particulièrement importante dans l'agence de Saint-Pierre, où 90% des salariés se sont mobilisés.
Les motifs du licenciement sont plus que contestables, notamment un pseudo-"manque de solidarité". Le SNJ continuera évidemment de soutenir notre confrère s'il engage une procédure devant le tribunal des Prud'hommes.
Dans l'après-midi, une assemblée générale de la rédaction s'est tenue à Saint-Denis pour évoquer la ligne éditoriale et les questions de déontologie au JIR.

Devant l'entrée du JIR à Saint-Denis.

Avec nos confrères et consoeurs de Réunion 1ère à Saint-Pierre.
L'agence de Saint-Pierre participe massivement au débrayage.


samedi 1 avril 2017

Non aux intimidations!


Cela fait partie du droit d'informer. Ecrire qu'un magistrat a contesté la décision d'un autre magistrat, par exemple. C'est ce qu'a fait un journaliste du Journal de l'île de La Réunion en relatant, de manière très factuelle (*), le pourvoi en cassation transmis par le parquet général, suite au jugement d'appel dans l'affaire de discrimination politique à l'embauche au foyer de Terre-Rouge. Cet article a manifestement déplu à la première présidente de la cour d'appel de Saint-Denis, qui a diffusé le 29 mars un communiqué qui "regrette l'instrumentalisation (...) de ce pourvoi pour discréditer une décision collégiale de l'autorité judiciaire".
Notre confrère ne s'est heureusement pas laissé intimider et a répondu par un commentaire publié le 30 mars dans le JIR (**).
La section Réunion-océan Indien du Syndicat national des journalistes (premier syndicat de la profession)
- s'étonne de la réaction individuelle de la première présidente de la cour d'appel de La Réunion à propos d'un article objectif d'un de nos confrères,
- regrette qu'un magistrat puisse confondre "information" et "instrumentalisation",
- condamne toute volonté d'un magistrat de vouloir mettre la pression sur la presse locale,
- rappelle qu'un des fondements de la démocratie est la liberté de la presse.
Fidèle à ses convictions, le SNJ soutient ce journaliste (ainsi que celui qui a co-écrit l'article incriminé) et tous ceux qui feront l'objet de ce type d'intimidation.


(*) http://actus.clicanoo.re/article/faits-divers/1436348-foyer-de-terre-rouge-un-pourvoi-au-lance-flammes
(**) http://actus.clicanoo.re/article/faits-divers/1436862-commentaire-indignations-s%C3%A9lectives

mardi 28 février 2017

Le Quotidien a besoin de tous ses photographes!

(Photo Emmanuel Grondin)

Nos confrères du Quotidien de La Réunion se sont mobilisés ce mardi matin pour demander le maintien du photographe de l'agence de Saint-Pierre. Le Syndicat national des journalistes soutient évidemment cette mobilisation, et reste attentif. Lire ci-dessous la motion de la rédaction, votée à l'unanimité en assemblée générale.

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Pour le maintien du photographe de Saint-Pierre
  
Madame la directrice,
Au cours du comité d'entreprise du 23 février, la direction a annoncé que le contrat du dernier photographe de l'agence de Saint-Pierre, qui prend fin aujourd'hui, ne serait pas renouvelé. La direction a aussi expliqué qu'elle n'avait à ce jour pas de solution pour le remplacer, sinon faire venir chaque jour un photographe de Saint-Denis pour assurer une présence a minima dans le Sud.
Il va sans dire que cette « organisation » ne peut nous satisfaire. Elle entraînera une perte de réactivité et de qualité éditoriale, ainsi qu'une dégradation inacceptable des conditions de travail des photographes du Nord, contraints d'enchaîner les kilomètres.
Comme l'ont souligné à maintes reprises les représentants du personnel, l'agence de Saint-Pierre ne saurait être considérée comme quantité négligeable. Elle regroupe quatre services (locale, faits divers, sports et magazine), compte onze rédacteurs et couvre dix communes. Elle constitue un enjeu primordial pour conserver et renouveler notre lectorat.
Laisser entendre que cette agence peut se passer de photographe, c'est préparer à terme le démantèlement du service, ce que nous ne saurions accepter. Saint-Pierre a déjà perdu deux photographes en l'espace de six mois, il est plus que temps d'arrêter l'hémorragie.
La rédaction, rassemblée ce jour en assemblée générale, demande donc le maintien à son poste du photographe de Saint-Pierre (...) et la pérennisation de son emploi, seule solution pour permettre à l'agence d'assurer ses missions dans des conditions satisfaisantes.

Fait à Saint-Denis,
le 28 février 2017

jeudi 2 février 2017

Attention aux bulletins de paie dématérialisés



En ce début d'année 2017, le Syndicat national des journalistes (section Réunion-océan Indien) vous adresse à tous ses meilleurs voeux. L'année ne sera sans doute facile pour personne... mais avec le SNJ c'est parfois moins difficile!
On profite de l'occasion pour vous alerter sur une récente innovation technique: les bulletins de paie dématérialisés. Sous prétexte de protéger la planète (en réalité pour faire des économies), certaines entreprises remplacent la traditionnelle fiche de paie en papier par un document numérique.
Attention! Le SNJ vous incite à la plus grande prudence. Les bulletins de paie doivent être conservés toute la vie, notamment pour calculer votre future pension de retraite. Les équipements informatiques sont fragiles, peuvent défaillir et ne sont pas forcément sécurisés. Nous vous conseillons donc de garder le bulletin en papier.
Si l'employeur veut passer au bulletin de paie numérique, il doit vous en informer un mois avant la première émission du bulletin de paie dématérialisé (ou au moment de l'embauche). Il ne peut pas vous l'imposer! Et si la dématérialisation est déjà faite, vous pouvez y faire opposition.

Et puis...ne vous laissez pas intoxiquer par l'argument pseudo-écologique de la dématérialisation (économie de papier, protection de l'environnement...). Le fonctionnement des hébergeurs de toutes ces données numériques consomme énormément d'électricité, qui est rarement produite avec de l'énergie propre. Le papier recyclé est tout aussi propre, pratique et fiable!

samedi 24 décembre 2016

Les journalistes doivent avoir accès au tribunal !

                              
(Photo d'illustration)

Pourquoi le procureur de Saint-Pierre demande-t-il aux journalistes de « limiter (leur) présence (…) aux lieux dans lesquels se tiennent des audiences publiques » ? Interloqués par cette exigence pour le moins étrange, nos confrères se sont renseignés. Ils ont compris que le magistrat leur reproche de passer trop de temps dans des lieux pourtant accessibles au public, comme le greffe ou le couloir qui y mène.
Le Syndicat national des journalistes s’étonne de cette requête formulée dans un courriel envoyé ce 23 décembre à tous les journalistes qui couvrent les « faits divers » dans le Sud. Car c’est au greffe que peuvent être obtenues des informations aussi importantes que les comparutions immédiates et les jugements. Cette demande est d’autant plus surprenante que nos confrères de Saint-Pierre ont toutes les peines du monde à accéder aux audiences –publiques- du juge des libertés et de la détention, alors que la loi prévoit le libre accès du public. Quelle mouche a donc piqué le procureur pour qu’il cherche à restreindre encore plus l’accès du tribunal aux journalistes ?
Premier syndicat de la profession, le SNJ demande au procureur de revenir sur sa demande et de respecter le droit à l’information du public. Les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier sans contrainte, dans le respect de la loi.

Fait à Saint-Denis, le 23 décembre 2016

dimanche 18 décembre 2016

2017: attention aux abattements sur les cotisations sociales!

Si le salaire "brut abattu" ne correspond pas au salaire brut (en vert), cela signifie que des abattements sont pratiqués sur vos cotisations (colonne de gauche, rouge). Vos futures prestations seront donc diminuées. De plus, l'abattement sur l'assurance chômage est ILLEGAL.

La fin d'année approche... c'est le moment de préciser à votre employeur si vous acceptez qu'il pratique un abattement de 30% sur vos cotisations sociales. A supposer qu'il vous l'ait expliqué (ce n'est malheureusement pas le cas partout), votre employeur vous a sûrement dit que cet abattement augmenterait votre salaire.
C'est à la fois vrai et faux. Vrai parce que cet abattement diminue les cotisations sociales prélevées sur le salaire brut: cela augmente légèrement votre salaire net. Mais faux à long terme, parce que moins vous payez de cotisations, moins vous percevrez d'indemnités pendant votre retraite. Cela peut aussi avoir de graves incidences sur l'indemnisation des arrêts de maladie et maternité pour les pigistes. Comme votre employeur fait des économies, cela l'arrange...
Seuls les salaires supérieurs à 3600 euros net par mois (x13) permettent de ne pas subir de préjudice: très peu de journalistes réunionnais atteignent ce niveau de revenus!
Alors au SNJ on vous le répète: soyez vigilants, vérifiez si votre employeur pratique un abattement (voir photo).
Le bulletin de paie que nous publions ci-dessus est un bel exemple d'arnaque: un abattement est pratiqué sur l'assurance chômage (ce qui diminue les indemnités de chômage); l'abattement est pratiqué sur la tranche A de la retraite complémentaire (c'est illégal); il est pratiqué en décembre alors que normalement c'est plafonné (voir explications ci-dessous).
Si vous gagnez moins de 3600 euros par mois, nous vous conseillons de REFUSER cet abattement et de le signaler à votre employeur avant 2017. Il ne peut pas vous imposer cet abattement. Et votre choix s'appliquera pendant toute l'année 2017.

A lire aussi la fiche pratique pour les pigistes et l'explication technique ci-dessous.