mardi 26 septembre 2017

Total soutien à nos confrères mauriciens


Perquisitions, interrogatoires... Nos confrères et consoeurs du journal mauricien "L'Express" ont subi ce lundi 25 septembre d'inacceptables mesures de rétorsion, suite à la publication d'articles mettant en cause le ministre de la Justice. La publication de ces reportages a entraîné la démission du ministre. A 200 km de là, le Syndicat national des journalistes français, avec sa section Réunion-océan Indien, s'indigne de ces comportements anti-démocratiques dans un Etat pourtant doté d'institutions démocratiques.
Le SNJ soutient totalement les journalistes de L'Express, qui n'ont fait que leur travail d'information. L'information est à la fois un droit et un devoir dans une démocratie!


mardi 19 septembre 2017

Non aux ordonnances Macron!

Le SNJ était déjà dans la rue le 12 septembre dernier. (Photo DR)

Grosses ou petites entreprises, peu importe. Les patrons de presse ont déjà pris de détestables habitudes: empêcher les journalistes d'êtres salariés, les faire travailler jusqu'au burn-out, baisser volontairement leurs cotisations (et leurs futures retraites), les obliger à utiliser des voitures personnelles sans indemnisation décente... Les ordonnances Macron leur permettront d'amplifier le chantage à l'emploi ("si vous ne renoncez pas à vos RTT l'entreprise devra fermer"). Lorsque ces ordonnances seront appliquées, chaque entreprise pourra imposer une augmentation du temps de travail, la suppression de certaines primes... Le contrat de travail ne vaudra plus rien.
Voulez-vous subir cela?
Le SNJ refuse ce retour au XIXe siècle et vous encourage à participer à la journée nationale d'action de ce jeudi 21 septembre à La Réunion, avec nos camarades de l'union syndicale Solidaires. Rendez-vous à partir de 9h30 au Petit Marché à Saint-Denis, pour défiler jusqu'à la préfecture. Le SNJ appelle tous les journalistes à faire grève.



dimanche 3 septembre 2017

Tout savoir sur la laïcité et les valeurs républicaines


Et si on discutait laïcité et valeurs républicaines? Ces thèmes traversent régulièrement notre actualité et nous interrogent, à la fois dans notre métier et dans nos vies personnelles. C'est pourquoi le SNJ propose à tous les journalistes de La Réunion de participer à une journée de sensibilisation sur le thème "Valeurs de la République et laïcité".
Au programme: définitions de la laïcité et représentations individuelles, repères historiques, environnement juridique et cadre d'application. Cette journée comprendra des temps de débats. Elle se déroulera samedi 21 octobre de 8h30 à 16h30 à Saint-Denis, dans un lieu que nous vous préciserons prochainement.
Bien entendu, cette rencontre entre confrères et consoeurs sera aussi l'occasion d'échanger sur toute question professionnelle, qu'il s'agisse de déontologie, de salaires, de carte de presse...
Les inscriptions se font auprès de la formatrice de la DJSCS (direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale): 0262 20 54 15, sylvie.tumoine@drjscs.gouv.frPour faciliter l'organisation de cette journée, veuillez vous inscrire avant le 14 octobre. Renseignements complémentaires: snjreunion@gmail.com.

jeudi 20 juillet 2017

Lettre ouverte à Jacques Tillier

Le Syndicat national des journalistes écrit au directeur général du Journal de l'île de La Réunion, qui s'en était pris publiquement, dans un éditorial, à notre représentante du SNJ Réunion-océan Indien.


Monsieur le Directeur général,

Ainsi que nous vous l’avons déjà exprimé il y a quelques jours dans un courrier resté sans réponse, c’est avec colère et effarement que le Syndicat National des Journalistes a pris connaissance de votre éditorial du 17 juin dernier, titré « Jacquet Hoarau, une vieille trique ». Par deux fois, dans ce texte, vous vous en prenez à la secrétaire générale de la section Réunion-océan Indien du SNJ, en la traitant de « Bécassine ». Certes sans la nommer, mais tous ceux qui la connaissent l’ont aisément reconnue dans cette succession de petites phrases empoisonnées.

Plusieurs confrères l’ont spontanément appelée pour lui manifester leur soutien dès la parution de ce brûlot ni drôle ni pertinent, juste destiné à vous justifier, en réponse à un communiqué du SNJ contestant la dérive actuelle du JIR, devenue « la voix de la Région » aux yeux de ses lecteurs.

Que vous ne soyez pas d’accord avec le contenu d’un tract syndical, c’est une chose. Que vous vous permettiez de dénigrer publiquement votre propre salariée, en maniant l’insulte, en est une autre, inadmissible. Cette attaque personnelle constitue une forme de pression intolérable sur une représentante du personnel, qui n’a fait que relayer l’expression des adhérents du syndicat, et plus généralement d’une partie de nos consoeurs et confrères réunionnais.

Cette attitude infantile et regrettable traduit une volonté évidente de bâillonner la section locale du SNJ, et notre consoeur, à qui vous vous êtes déjà permis -au nom de quoi ?- de « conseiller » d’arrêter de diffuser des tracts ! Alors que le JIR était jusqu’au 5 juillet dernier en situation de redressement judiciaire, la direction a tiré prétexte de ce contexte difficile pour faire passer d’inacceptables dérives éditoriales. C’est le rôle du SNJ, au nom des salariés, de dénoncer ces pratiques. C’est le rôle du SNJ, au nom des journalistes, de vous demander des comptes sur la politique éditoriale de l’entreprise. En effet, malgré les demandes répétées de la rédaction, la direction du JIR n’a jamais clairement affiché sa ligne éditoriale… tout en faisant pression sur les journalistes qui ne respecteraient pas cette ligne non dite.

Il fut un temps pas si lointain, en 2012, lors de vos derniers démêlés avec Philippe Hersant, où vous avez été bien content de trouver un soutien dans la profession et ses instances. Si vous avez la mémoire courte, ce n’est pas le cas du SNJ. Nous attendons des excuses, et un retour imminent à un mode de communication et un dialogue plus constructif avec nos représentants.

Alors que le JIR vient de franchir douloureusement le cap d’une période de redressement judiciaire qui a duré dix-huit mois, et abouti à la suppression de 35 emplois, le SNJ est persuadé que la presse écrite, à la Réunion comme partout ailleurs, a encore de belles pages à écrire, si tant est qu’elle parvienne à se renouveler et à tourner le dos à certaines pratiques dépassées. En clair, ce n’est pas avec ce genre de méthodes, et des écarts de langage sans intérêt, que le JIR retrouvera la confiance des lecteurs, assurera son avenir et la pérennité de l’emploi de ses salariés.

Lire le texte original sur le site du Syndicat national des journalistes.

dimanche 25 juin 2017

Journalistes de l'audiovisuel: tous en formation!


Journalistes, mensualisés ou pigistes et CDD, c’est le moment de demander une formation à votre employeur ou à l'Afdas ! Que vous souhaitiez évaluer ou améliorer vos compétences, développer votre employabilité ou mettre en œuvre une reconversion, n'attendez plus. L'Afdas (organisme paritaire qui collecte et redistribue les fonds de la formation dans les médias) constate une demande de formations en deçà des possibilités financières. Vos représentantes SNJ au Conseil paritaire de gestion « audiovisuel » à l’Afdas ont donc demandé d'augmenter les plafonds de financement pour les entreprises de l’audiovisuel.
         Selon les statistiques présentées le 15 juin au Conseil, 3 387 000 euros restent disponibles pour les entreprises de l’audiovisuel et leurs salariés d’ici fin 2017 pour des périodes de professionnalisation (formations qualifiantes sur 70 h minimum). L’Afdas peut même rembourser le salaire à hauteur de 13 euros de l’heure aux entreprises de moins de 11 salariés (plus de 5000 dans l’audiovisuel).  La demande de CPF (Compte personnel de formation, ex-DIF voir www.moncompteformation.gouv.fr), en augmentation, reste modeste. Le CPF, utilisable depuis peu pour le permis de conduire, sert majoritairement pour des cours de langues.
         On ne sait pas combien de journalistes ont demandé un CIF mais seuls 18 en ont bénéficié en 2016 (dont seulement quatre journalistes de France TV, contre 10 en 2015). Le CIF permet pourtant des formations longues, éventuellement en reconversion professionnelle.
         Ne pas oublier la nouvelle possibilités de CEP (Conseil en évolution professionnelle) et les dispositifs traditionnels de bilans de compétences (en CIF ou sur le CPF), VAE (valorisation des acquis de l’expérience) ou tout stage sur le plan de formation de l’entreprise, à la demande du salarié ou de l’employeur...
         Les journalistes peuvent s’inscrire aux stages de l’Afdas en management, efficacité professionnelle, gestion de projet, numérique, bureautique, PAO, langues étrangères, sécurité. Et, dès la rentrée de septembre 2017, ils pourront suivre des formations parmi celles sélectionnées par la commission paritaire "journalistes pigistes de presse" avec des tarifs négociés par l’Afdas. Le conseil de gestion de l’audiovisuel a choisi quatre des cinq domaines jugés prioritaires par la commission : data journalisme, écriture journalistique, outils de gestion des données, sécurité des personnes et des sources (voir  Afdas, offre clé en main pigistes).
          Alors rendez-vous sur le site de l'Afdas pour vous informer sur vos droits et sur l’offre de formation. Prenez rendez vous avec les permanents de l’Afdas pour être conseillé. Contact à La Réunion: 026292 10 43.

lundi 12 juin 2017

La presse n'est pas la marionnette de la Région !

L'article qui a fâché la Région.

Didier Robert supporte de plus en plus mal la critique. La Région Réunion qu'il préside vient en effet de livrer en pâture, par un communiqué public et diffamant, le nom d'un journaliste (*). Accusé de « désinformer » la population, celui-ci ne faisait rien d'autre que son travail : informer les citoyens en demandant des explications sur les dépassements de coût du chantier de la Nouvelle Route du Littoral. Ce n'est hélas qu'un exemple parmi d'autres.

Aujourd'hui, les agissements de la Région Réunion dépassent les limites habituelles des pressions qu'exercent les annonceurs et les hommes de pouvoir sur les médias. Ecrire sur le dossier de la NRL, autrement qu'à travers le prisme de la communication régionale, a valu à plusieurs journalistes d'être menacés de procès en diffamation ou de recevoir des intimidations téléphoniques. Avant même de répondre aux questions du journaliste, le cabinet de la Région contacte ses patrons pour s'émouvoir d'enquêtes prétendument à charge. Et ces agissements ne se limitent pas aux sujets sur le chantier de la NRL. « Touche pas à ma Région Réunion » pourrait devenir le nouveau slogan de la collectivité.

Dans la même logique, la Région a mis en place une stratégie médiatique qui insulte les règles déontologiques de la profession. Le SNJ est bien placé pour savoir que la Région soutient financièrement plusieurs médias, et comment. Cet argent public est officiellement utilisé pour un noble objectif : soutenir la liberté de la presse, indispensable dans une démocratie. En réalité, la fragilisation financière de la presse est une aubaine pour la Région, qui se paie ainsi des « voix de son maître »… avec notre argent à tous !

Le Syndicat national des journalistes, premier syndicat de la profession, dénonce toutes ces pressions, ainsi que l'énergie et la dépense d'argent public qu'emploie Didier Robert pour entraver la liberté de la presse. De plus, le SNJ déplore que certains médias prêtent le flanc à ses pressions et brident, au sein de leur rédaction, les journalistes désireux de faire leur travail. D’une manière plus générale, le SNJ  est favorable à la remise à plat de toutes les aides à la presse, afin qu’elles répondent enfin à leur objectif initial : garantir le pluralisme et la qualité de l’information.
Le SNJ conteste également une autre pratique de la Région : sélectionner les médias qu’elle invite à ses conférences de presse, ce qui est une véritable atteinte au pluralisme de la presse et à la liberté d’expression.
Non, Monsieur le président de Région, la presse n'est pas une marionnette !
  
(*) Communiqué de la Région du vendredi 2 juin : « La Nouvelle Route du Littoral faisant une nouvelle fois l’objet d’articles aux contenus erronés cf journal Le Quotidien (…), la collectivité tient à apporter des informations factuelles (…). La période électorale étant traditionnellement lié (sic) à la recherche de scoop, elle ne peut néanmoins autoriser toute tentative de désinformation impactant le sérieux et l’image de la collectivité, de ses agents, de ses élus. A ce titre, la collectivité a décidé de porter plainte contre les organes de presse concernés. »


vendredi 12 mai 2017

Déclaration de revenus: la nouvelle ligne "abattement"


Suite aux demandes de confrères et consoeurs, le Syndicat national des journalistes précise comment remplir notre déclaration de revenus 2016.
Cette année comme d'habitude, nous devons diminuer notre revenu professionnel (revenus du journalisme) de l'allocation pour frais d'emploi (maximum 7650 €).
Nouveauté: sur la nouvelle ligne "abattement" (1GA), nous devons indiquer cette déduction: 7650 €, ou moins si les salaires du journalisme sont inférieurs à 7650 €. Cette nouvelle ligne "abattement" entend anticiper sur le prélèvement à la source, qui pourrait être reporté à 2019.
Pour les autres revenus (chômage, retraite, maladie, droits d'auteur, congés, indemnités...), il est possible de consulter par courriel le référent "fiscalité" du SNJ.
Le SNJ rappelle qu'un journaliste doit être salarié pour exercer correctement son métier. Les employeurs qui obligent les journalistes à se déclarer "auto-entrepreneurs" sont en infraction.

(Merci à François Boissarie, permanence fiscalité SNJ)

vendredi 28 avril 2017

1er Mai travaillé: payé double


La fête du Travail, le 1er mai, a une place particulière dans le calendrier: c'est un  jour férié et chômé.
Pour les journalistes, l'application des textes se résume ainsi:
1. La Convention collective nationale des journalistes inclut le 1er mai dans les jours fériés dont le travail prête à rémunération.
2. Le Code du travail établit une distinction, à propos du travail du 1er mai, pour les établissements qui, en raison de leur activité, ne peuvent interrompre le travail. Pour ces établissements, dont la presse fait partie, les salariés ont droit, en plus de leur salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au montant de ce salaire.
3. L'indemnité spéciale s'ajoute au repos compensateur prévu par la Convention collective.
4. Le travail du 30 avril ne peut être considéré comme une anticipation du travail du lendemain.
Conclusion: les journalistes qui ont travaillé le 1er mai ont droit à la récupération de ce jour ET A SON DOUBLE PAIEMENT (*).

Et pour les journalistes qui ne travaillent pas ce lundi 1er mai, ils/elles sont tous invité(e)s à participer au défilé du matin sous la bannière de l'union syndicale Solidaires. Départ du jardin de l'Etat, arrivée à la préfecture.


(*) Merci à François Boissarie, comité national du SNJ.

mardi 18 avril 2017

Au JIR "Nous sommes tous licenciables"

L'agence Sud du JIR avec les confrères et consoeurs du Quotidien et de Réunion 1ère.

"Nous sommes tous licenciables". C'est avec cet amer constat que plusieurs journalistes du Journal de l'île de La Réunion se sont rassemblés ce mardi matin à l'appel du SNJ devant les agences de Saint-Denis et Saint-Pierre. Plusieurs confrères et consoeurs des autres médias sont venus les soutenir pour protester contre le licenciement d'un confrère. La participation a été particulièrement importante dans l'agence de Saint-Pierre, où 90% des salariés se sont mobilisés.
Les motifs du licenciement sont plus que contestables, notamment un pseudo-"manque de solidarité". Le SNJ continuera évidemment de soutenir notre confrère s'il engage une procédure devant le tribunal des Prud'hommes.
Dans l'après-midi, une assemblée générale de la rédaction s'est tenue à Saint-Denis pour évoquer la ligne éditoriale et les questions de déontologie au JIR.

Devant l'entrée du JIR à Saint-Denis.

Avec nos confrères et consoeurs de Réunion 1ère à Saint-Pierre.
L'agence de Saint-Pierre participe massivement au débrayage.


samedi 1 avril 2017

Non aux intimidations!


Cela fait partie du droit d'informer. Ecrire qu'un magistrat a contesté la décision d'un autre magistrat, par exemple. C'est ce qu'a fait un journaliste du Journal de l'île de La Réunion en relatant, de manière très factuelle (*), le pourvoi en cassation transmis par le parquet général, suite au jugement d'appel dans l'affaire de discrimination politique à l'embauche au foyer de Terre-Rouge. Cet article a manifestement déplu à la première présidente de la cour d'appel de Saint-Denis, qui a diffusé le 29 mars un communiqué qui "regrette l'instrumentalisation (...) de ce pourvoi pour discréditer une décision collégiale de l'autorité judiciaire".
Notre confrère ne s'est heureusement pas laissé intimider et a répondu par un commentaire publié le 30 mars dans le JIR (**).
La section Réunion-océan Indien du Syndicat national des journalistes (premier syndicat de la profession)
- s'étonne de la réaction individuelle de la première présidente de la cour d'appel de La Réunion à propos d'un article objectif d'un de nos confrères,
- regrette qu'un magistrat puisse confondre "information" et "instrumentalisation",
- condamne toute volonté d'un magistrat de vouloir mettre la pression sur la presse locale,
- rappelle qu'un des fondements de la démocratie est la liberté de la presse.
Fidèle à ses convictions, le SNJ soutient ce journaliste (ainsi que celui qui a co-écrit l'article incriminé) et tous ceux qui feront l'objet de ce type d'intimidation.


(*) http://actus.clicanoo.re/article/faits-divers/1436348-foyer-de-terre-rouge-un-pourvoi-au-lance-flammes
(**) http://actus.clicanoo.re/article/faits-divers/1436862-commentaire-indignations-s%C3%A9lectives

mardi 28 février 2017

Le Quotidien a besoin de tous ses photographes!

(Photo Emmanuel Grondin)

Nos confrères du Quotidien de La Réunion se sont mobilisés ce mardi matin pour demander le maintien du photographe de l'agence de Saint-Pierre. Le Syndicat national des journalistes soutient évidemment cette mobilisation, et reste attentif. Lire ci-dessous la motion de la rédaction, votée à l'unanimité en assemblée générale.

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Pour le maintien du photographe de Saint-Pierre
  
Madame la directrice,
Au cours du comité d'entreprise du 23 février, la direction a annoncé que le contrat du dernier photographe de l'agence de Saint-Pierre, qui prend fin aujourd'hui, ne serait pas renouvelé. La direction a aussi expliqué qu'elle n'avait à ce jour pas de solution pour le remplacer, sinon faire venir chaque jour un photographe de Saint-Denis pour assurer une présence a minima dans le Sud.
Il va sans dire que cette « organisation » ne peut nous satisfaire. Elle entraînera une perte de réactivité et de qualité éditoriale, ainsi qu'une dégradation inacceptable des conditions de travail des photographes du Nord, contraints d'enchaîner les kilomètres.
Comme l'ont souligné à maintes reprises les représentants du personnel, l'agence de Saint-Pierre ne saurait être considérée comme quantité négligeable. Elle regroupe quatre services (locale, faits divers, sports et magazine), compte onze rédacteurs et couvre dix communes. Elle constitue un enjeu primordial pour conserver et renouveler notre lectorat.
Laisser entendre que cette agence peut se passer de photographe, c'est préparer à terme le démantèlement du service, ce que nous ne saurions accepter. Saint-Pierre a déjà perdu deux photographes en l'espace de six mois, il est plus que temps d'arrêter l'hémorragie.
La rédaction, rassemblée ce jour en assemblée générale, demande donc le maintien à son poste du photographe de Saint-Pierre (...) et la pérennisation de son emploi, seule solution pour permettre à l'agence d'assurer ses missions dans des conditions satisfaisantes.

Fait à Saint-Denis,
le 28 février 2017

jeudi 2 février 2017

Attention aux bulletins de paie dématérialisés



En ce début d'année 2017, le Syndicat national des journalistes (section Réunion-océan Indien) vous adresse à tous ses meilleurs voeux. L'année ne sera sans doute facile pour personne... mais avec le SNJ c'est parfois moins difficile!
On profite de l'occasion pour vous alerter sur une récente innovation technique: les bulletins de paie dématérialisés. Sous prétexte de protéger la planète (en réalité pour faire des économies), certaines entreprises remplacent la traditionnelle fiche de paie en papier par un document numérique.
Attention! Le SNJ vous incite à la plus grande prudence. Les bulletins de paie doivent être conservés toute la vie, notamment pour calculer votre future pension de retraite. Les équipements informatiques sont fragiles, peuvent défaillir et ne sont pas forcément sécurisés. Nous vous conseillons donc de garder le bulletin en papier.
Si l'employeur veut passer au bulletin de paie numérique, il doit vous en informer un mois avant la première émission du bulletin de paie dématérialisé (ou au moment de l'embauche). Il ne peut pas vous l'imposer! Et si la dématérialisation est déjà faite, vous pouvez y faire opposition.

Et puis...ne vous laissez pas intoxiquer par l'argument pseudo-écologique de la dématérialisation (économie de papier, protection de l'environnement...). Le fonctionnement des hébergeurs de toutes ces données numériques consomme énormément d'électricité, qui est rarement produite avec de l'énergie propre. Le papier recyclé est tout aussi propre, pratique et fiable!