vendredi 15 février 2013

Nadir Dendoune est libre!


On vient de l'apprendre: le journaliste Nadir Dendoune est libre (http://www.snj.fr/spip.php?article4646). Le comité réunionnais de soutien, auquel s'est associé le SNJ 974, exprime sa satisfaction et remercie tous ceux qui, à La Réunion, ont signé la pétition de soutien (voir notre article du 1er février).
Le bureau du SNJ 974

jeudi 7 février 2013

Le SNJ condamne les deux agressions de Saint-Louis

Encore des excès... Une consoeur JRI (journaliste reporter d'images) d'une télévision locale a été molestée mercredi vers midi, alors qu'elle couvrait la manifestation de protestation des jeunes devant la mairie de Saint-Louis. Elle n'a heureusement pas été blessée, mais son récit témoigne d'actes inadmissibles: "Alors que je filmais les jeunes qui brisaient des vitres, l'un d'eux a tapé sur ma caméra. En voulant protéger mon matériel je me suis détournée et j'ai reçu une gifle. J'ai eu mal à la joue pendant quelques heures".Par ailleurs, un autre journaliste, photographe pigiste dans une agence de presse, a également été pris à partie par des jeunes, son tee-shirt a été arraché (*). Le SNJ Réunion condamne fermement ces agressions, qui s'inscrivent malheureusement dans une série d'incidents dommageables pour la liberté de la presse. En revanche, le SNJ Réunion apprécie à sa juste valeur l'attitude responsable des jeunes qui ont présenté leurs excuses à notre consoeur et ont sermonné l'auteur de la gifle.


Le bureau du SNJ Réunion


(*) Voir http://www.ipreunion.com/photo-du-jour/reportage/2013/02/06/saint-louis-la-palissade-des-jeunes-bloquent-la-circulation,19061.html)

vendredi 1 février 2013

Libérez Nadir Dendoune!


Nadir Dendoune, journaliste français, est actuellement retenu prisonnier en Irak depuis le 23 janvier dernier. Il a été arrêté alors qu’il travaillait pour le Monde diplomatique et le Courrier de l’Atlas. Il est connu et apprécié par les confrères qui l’ont côtoyé au Centre de formation des journalistes (Paris) et dans le réseau « la Chance aux concours », où il s’est investi pour aider les jeunes à préparer les difficiles concours d’écoles de journalisme.

A La Réunion, un « Comité réunionnais de soutien pour la libération de Nadir Dendoune » vient de se monter, auquel s'associe la section Réunion - océan Indien du Syndicat national des journalistes, comme l'ensemble du SNJ. Nous venons d'envoyer un courrier aux parlementaires réunionnais, leur demandant d'intervenir auprès du gouvernement.
Nous relayons également l'appel à signer la pétition: (http://www.avaaz.org/fr/petition/Liberez_Nadir_DENDOUNE_journaliste_francais_incarcere_en_Irak/?caBZUdb)
Comité réunionnais de soutien: 06 93 10 83 88.

Le bureau du SNJ 974


MESSAGE reçu ce mercredi 6 février:
Selon son collaborateur parlementaire, Mme Ericka Bareigts, députée de la Réunion, a signé la pétition ci-dessus. 

vendredi 28 décembre 2012

Condamné pour licenciement sans motif d'un pigiste régulier

L'histoire intéresse tous les journalistes pigistes de La Réunion, qu'ils aient ou pas une carte de presse, et même s'ils ne disposent (malheureusement) pas de vrais bulletins de salaires.
Remercié  par simple coup de fil en 2011 après 4 ans de collaboration,  un journaliste pigiste de L’Equipe 24/24  vient d’obtenir la reconnaissance du licenciement sans cause réelle et sérieuse et ses indemnités. L’entreprise avait voulu faire croire aux Prud’hommes de Boulogne (92) que  la rémunération à la pige “est juridiquement consacrée comme un mode de collaboration se distinguant des collaborations s’exerçant dans le cadre d’un contrat de travail”. Tout en arguant d’une succession de CDD (contrats à durée déterminée). 
Mais l’avocat du confrère (cabinet Grumbach, Paris) a rappelé les fondamentaux. Il s’agit d’un journaliste professionnel et d’une collaboration régulière et durable, avec présomption de contrat de travail comme pour toute collaboration moyennant rémunération entre une entreprise de presse et un journaliste professionnel. Et les “contrats de pige” ne répondaient pas aux conditions légales des CDD. Les juges ont reconnu l’existence du lien de subordination et écarté l’hypothèse de CDD successifs. Ils ont donc considéré que Laurent était pigiste régulier titulaire d’un CDI (contrat à durée indéterminée) à qui l’employeur devait fournir du travail. 
En raison des “manquements graves” de l’Equipe 24/24, Laurent a obtenu la résolution  judiciaire de son contrat de travail  produisant les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse. D’où la condamnation de L’Equipe 24/24  à lui verser à ce titre plus de 7000 euros sans compter près de 5000 euros de préavis et indemnités de licenciement. Et, cerise sur le gâteau, 1000 euros au titre de dommages et intérêts pour perte du droit individuel à la formation (DIF). Sans oublier la remise des certificat de travail et attestation pour Pôle emploi conformes au jugement, sous astreinte de 30 euros par jour.  On verra si l’employeur ose faire appel.
Le bureau du SNJ Réunion
avec les référents "pigistes" du SNJ

jeudi 20 décembre 2012

Journalistes, ne vous laissez pas abattre!

Chaque année, l'employeur doit demander aux journalistes d’opter, avant le 31 décembre, pour ou contre un abattement sur leurs cotisations sociales à la Sécurité sociale (CGSS). Nous vous recommandons de refuser cet abattement, même s'il augmente votre salaire net actuel. 
Si vous acceptez cet abattement de 30%, vous aurez demain une couverture retraite gravement amputée sur la pension versée par la Sécu. Nous ne savons pas quelle retraite nous percevrons plus tard, mais nous sommes sûrs que moins nous cotisons, moins nous percevrons. Nous vous conseillons également de cotiser à 100% pour les retraites complémentaires, lesquelles ne sont pas visées par l'abattement proposé par les employeurs.


Deux chiffres à retenir par les journalistes


Si un journaliste en 2013 perçoit moins de 44.632 euros, sur l'année, il doit à partir de 35-38 ans réfléchir à deux fois avant d'opter pour l'abattement sur les cotisations à la Sécurité sociale.

1) POURQUOI 44.632 E BRUTS ANNUELS en 2013 :  
a) Le plafond de la Sécu, en 2013, sur lequel sont calculés les cotisations est de 37.032 euros. Il est révisé chaque année. 
b) Si le journaliste opte pour la déduction sur ses cotisations Sécu, il faut ajouter 7600 euros au salaire brut, au titre du plafond  annuel pour les journalistes. (Un plafond à ne pas confondre avec celui de l’allocation fiscale : 7650 euros)
Si le journaliste ne veut subir aucun préjudice pour sa retraite, il lui faut donc avoir au moins 44.632 € de salaire brut annuel (37.032 + 7600) soit, en 2013, 3433 euros bruts x 13 mois.
2) POURQUOI DÈS 35 - 38 ans ? 
a) L'âge de prise de retraite réelle oscille entre 59 et 62 ans.
b) Les 25 meilleures années sont souvent les dernières ! 
c) Un journaliste (comme tout salarié) a tendance à évacuer (très) loin la perspective de sa retraite. 
Le SNJ 974 (avec les référents retraites du SNJ)

vendredi 14 décembre 2012

Journalistes demandeurs d'emploi: gardez votre carte de presse!

C'est une très mauvaise surprise pour l'une de nos consoeurs, qui vient de s'inscrire à Pôle emploi Réunion. Elle vient de découvrir que ses allocations de chômage seront diminuées de 200 euros par mois, tout simplement parce qu'elle n'est plus titulaire de la carte d'identité des journalistes professionnels (carte de presse).
A sa grande déception, l'agent de Pôle emploi lui a montré une circulaire (datant de 2011) qui dit explicitement: "Pour se prévaloir de la qualité de journaliste auprès du régime d'assurance chômage (...), les salariés (...) doivent être titulaires de la carte d'identité professionnelle visée à l'article L. 7111-6 du code du travail". Sans carte de presse, les journalistes demandeurs d'emploi reçoivent donc une indemnisation inférieure à celle de leurs confrères "cartés". Le SNJ s'étonne de ces dispositions, car les cotisations sont calculées de la même manière pour tous.
Pour l'instant, il est urgent d'informer l'ensemble de nos confrères/consoeurs de ce texte qui pénalise tous ceux qui sont abusivement privés de carte. C'est malheureusement une situation fréquente à La Réunion, où l'employeur refuse de respecter la convention collective et établit des fiches de paie illégales, ou oblige les journalistes à travailler sous statut d'auto-entrepreneur (qui ne donne pas droit à une indemnisation).
Le SNJ encourage tous les journalistes à refuser, dans la mesure du possible, ces situations illégales. Quant à ceux qui y sont malheureusement contraints par le rapport de force, le SNJ leur conseille de garder précieusement toutes les preuves de leur travail, ce qui permettra éventuellement de faire reconnaître a posteriori leur statut de journaliste, et de percevoir les indemnités dues.
Le bureau du SNJ 974

Attention:  
1. Les journalistes chômeurs ont droit à la carte de presse pendant deux ans, mais pas plus. Ils peuvent donc demander le renouvellement deux fois.
2. Si la période de chômage intervient pendant l'une des deux années de stage (qu'on sorte d'une école ou non), le journaliste stagiaire ne peut conserver sa carte.

vendredi 23 novembre 2012

Journalistes payés comme "contributeurs"

L'affaire n'est pas terminée mais mérite qu'on en dise quelques mots, même à 10.000 km de Paris. Car il n'est pas rare qu'on fasse travailler à La Réunion des journalistes sans respecter la loi, ce qui les prive de nombreux droits.
Quarante-deux anciens salariés d'Evene, une filiale du groupe Figaro, avaient saisi en 2011 le conseil des Prud'hommes pour dénoncer un licenciement abusif, des contrats de travail illicites ainsi que la non-reconnaissance de leur statut de journaliste. Parallèlement, l'inspection du travail a saisi la société devant le tribunal correctionnel au motif de travail dissimulé: l'audience a eu lieu le 12 novembre dernier à Paris.
Résumons: la procureure a requis une amende "qui ne soit pas inférieure à 50.000 euros" et la publication de la condamnation dans Le Figaro contre le site d¹actualité culturelle Evene (groupe Figaro) accusé de travail dissimulé devant la 31e chambre correctionnelle du TGI de Paris.
Le SNJ est partie civile dans cette affaire aux côtés de 32 journalistes (dont la rédactrice en chef) sur le PV de l'inspectrice du travail. Les juges ont posé beaucoup de questions et ont semblé percevoir la réalité du travail dissimulé. Les intéressés et l'inspectrice ont dénoncé le système: jusqu¹à 30 stagiaires, des "contributeurs" (articles, critiques, couvertures de festival, interviews) payés en droits d¹auteur Agessa, horaires imposés, application de la convention collective Syntec aux salariés permanents (technique, commercial et quelques membres de la rédaction). 
Le président d¹Evene (et directeur général adjoint du Groupe Figaro) a contesté qu'Evene soit une entreprise de presse, que les contributeurs soient des journalistes ("ils rédigeaient des "notices"), qu'ils n'aient pas été déclarés aux organismes sociaux puisqu'ils l'étaient à l'Agessa. Il a argué de sa bonne foi "on a régularisé quand on a eu un doute" (après le contrôle de l'IT)... 
Les salariés rappellent que cette "régularisation" a été suivie, 11 jours plus tard, par l'annonce d'un plan de départs massifs touchant exclusivement la rédaction d'Evene. Le jugement est attendu pour le 17 décembre. Le Conseil des Prud'hommes de Paris statuera aussi sur ce dossier en mars 2013.

Le SNJ 974, avec le pôle Pigistes du SNJ