Les résultats du 2e tour des élections à la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels sont tombés: le Syndicat national des journalistes reste largement majoritaire dans notre profession avec 47,9% des voix. Y compris en outre-mer, où nos confrères Flavien Rosso (Le Quotidien de La Réunion) et Olivier Lancier (Guadeloupe 1ère) ont recueilli 55% des suffrages.
Nous regrettons cependant le taux d'abstention, en hausse constante depuis les derniers scrutins, qui a obligé la CCIJP à organiser un second tour. Et celui-ci a vu la participation baisser encore, notamment en raison de problèmes techniques sur le site de vote électronique, seul moyen de voter pour les journalistes d'outre-mer.
Le SNJ remercie les 81 journalistes qui ont voté au second tour (vous étiez 99 au premier tour) pour nos candidats, qui poursuivront leur mission avec le même sérieux et le même engagement que pendant leur précédent mandat.
Le SNJ invite tous les confrères et consoeurs à se battre dans leurs entreprises respectives pour que notre convention collective soit respectée et pour que tous les journalistes puissent enfin obtenir leur carte de presse. Les employeurs ont besoin de vos compétences, vous avez besoin de votre carte!
vendredi 12 juin 2015
dimanche 31 mai 2015
Carte de presse 2e tour: votez SNJ!
Un score de 58% en Outre-mer, et 49% au niveau national, c'est bien pour le SNJ. Mais malheureusement, le nombre de votants n'a pas été suffisant au premier tour des élection à la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels: le taux de participation n'a été que de 35% au niveau national, et seulement 24% en Outre-mer. La suite est logique: tous les journalistes titulaires d'une carte de presse sont invités à voter pour le deuxième tour à partir de ce 1er juin. IL NE FAUT PAS TARDER, car le scrutin se terminera le 11 juin.
Pour le premier tour en Outre-mer, tous les votants (171) ont choisi le vote électronique. On comprend pourquoi: ceux qui avaient choisi le vote par courrier postal ont reçu leur matériel de vote... après le scrutin!
Il est important de faire encore mieux qu'au premier tour, où le SNJ a recueilli en outre-mer 99 voix sur 705 électeurs inscrits (dont 228 inscrits à La Réunion). Nous vous encourageons évidemment à voter pour notre confrère Flavien Rosso, journaliste au Quotidien de La Réunion et déjà correspondant régional de la CCIJP. Voter pour le SNJ, c'est voter pour l'expertise et l'efficacité!
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| Flavien Rosso, candidat SNJ. |
Vous avez normalement dû recevoir une grande enveloppe blanche avec le matériel de vote: les professions de foi et le mode d'emploi. Le vote commence ce lundi 1er juin à partir de 19 heures (heure Réunion) sur le site de la CCIJP. Votre clé de vote est la même qu'au premier tour. En cas de perte du code confidentiel, rendez-vous sur http://ccijp.net/ et suivez les instructions.
Attention: le vote se terminera le 11 juin à 15 heures (heure Réunion).
samedi 16 mai 2015
Déclarez vos revenus... avec l'allocation pour frais d'emploi
N'oubliez pas les dates butoirs pour déclarez vos revenus: ce mardi 19 mai pour celles et ceux qui font leurs déclarations sur papier. Pour ceux et celles qui préfèrent la voie numérique, c'est moins urgent... mais n'attendez pas le dernier moment (9 juin).
Dans tous les cas, n'oubliez pas que les revenus du journalisme bénéficient TOUS de l'allocation pour frais d'emploi, d'un montant de 7650 €. Il suffit d'écrire quelques lignes au bas de la page 2 (déclaration papier) ou sur votre télé-déclaration. Cet avantage fiscal est destiné à compenser (imparfaitement) la faiblesse des salaires dans notre profession. Voir le mode d'emploi sur le site du Syndicat national des journalistes.
Et n'oubliez pas que les cotisations syndicales donnent droit à une réduction d'impôt. Si vous avez payé en 2014 une cotisation au SNJ, votre impôt sera légèrement diminué. Et si vous n'êtes pas imposable, le fisc vous remboursera une partie de la cotisation.
vendredi 24 avril 2015
Carte de presse: votez SNJ!
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| Flavien Rosso, candidat SNJ. |
Nous vous incitons bien sûr à voter pour les candidats du SNJ, qui ont à coeur de défendre le statut des journalistes symbolisé par cette petite "carte de presse". Découvrez le bilan du premier mandat de notre candidat Flavien Rosso sur la page spéciale de notre blog: http://snjreunion.blogspot.com/p/commission-de-la-carte-votez-snj-et.html. Il est important de voter massivement dès ce premier tour, afin d'obtenir le quorum nécessaire et d'éviter un deuxième tour, toujours chronophage.
N'attendez pas pour voter! Le site web est accessible à ceux qui ont choisi le vote numérique. Les autres doivent renvoyer les documents par la Poste. N'attendez pas le dernier moment!
jeudi 16 avril 2015
Une section SNJ à Antenne Réunion
La famille SNJ est heureuse de vous annoncer la naissance de
son petit dernier : la section du Syndicat national des journalistes à
Antenne Réunion, télévision locale privée. Cet heureux évènement intervient peu de temps après la tenue
d’élections professionnelles dans l’entreprise, caractérisées par une très
bonne participation. Après ce signe encourageant, plusieurs journalistes ont
décidé d’adhérer au SNJ, syndicat majoritaire dans la profession.
Au sein d’Antenne Réunion, le SNJ continuera à remplir sa
mission : défendre les droits des journalistes, notamment en matière de
conditions de travail et de respect des règles déontologiques. Pour tous renseignements, s’adresser à la RSS (représentante
de section syndicale) Eva Sanchez, tél. n° 06 92 65 10 88.
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| Eva Sanchez. |
mercredi 1 avril 2015
Comité national: difficile après-Charlie
Le SNJ, premier syndicat de la profession, a tenu vendredi 27 et samedi 28 mars son comité national à Paris. Voici les principaux points abordés par ce qui est le Parlement du Syndicat national des journalistes.
Esprit Charlie, où es-tu ? La profession a été secouée par un tremblement de terre le 7 janvier dernier avec l’attentat contre Charlie Hebdo. Spontanément, et bien au-delà des entreprises de presse, un mouvement pour la défense de la démocratie et de la liberté de la presse s’est levé dans tout le pays. Les initiatives se sont multipliées, dont beaucoup avec le SNJ à leur tête, pour faire perdurer ce qui a été appelé « l’esprit du 11 janvier ».
Mais
aujourd’hui, force est de constater que cette liberté d’expression est en
danger.
Par
les menaces d’État d’abord. Avec le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) qui s’érige en censeur de la
déontologie des journalistes. Mais aussi avec les projets de loi, comme celui
sur « le secret des affaires » dans la loi Macron ou la protection
des sources. Heureusement, ces projets ont été retirés au tout dernier moment,
mais il faut rester vigilant, car c’est à un véritable détricotage de la loi
sur la presse de 1881 que s’attellent les pouvoirs publics.
Autre
menace, la crise économique. Comme il est écrit dans un communiqué, rédigé à la
fin du comité national, « sous l'alibi de
l'austérité imposée, les rédactions et les journalistes se voient donnés un
tour de vis supplémentaire : salaires bloqués, moyens
sacrifiés, tâches accumulées et multipliées, mises en
cause générales des droits des salariés, succession de plans dits "sociaux", développements accélérés des
souffrances au travail. » La profession n’en peut plus
et lors de ce comité, les différents rapports des sections ont montré le ras-le-bol généralisé. Surtout que l’État
ne respecte pas ses promesses, sur les réformes des aides à la presse, la
reconnaissance juridique de l’équipe rédactionnelle et l’instance nationale de
déontologie.
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| Voir ici la vidéo: http://www.ccijp.net/ |
Les élections à la CCIJP. Tous les trois ans, les
titulaires de la carte de presse élisent leur représentants à la Commission de
la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP). Seize
représentants des journalistes sont élus à la commission de première instance
(8 titulaires et 8 suppléants), trois à la commission supérieure (1 titulaire
et 2 suppléants) et trente-huit en région (1 titulaire et 1 suppléant par
région).
Aux
élections de 2012, le SNJ a remporté 51% des voix, une progression de +2% par
rapport à 2009. Cette année, avec des élections prévues du 24 avril au 12 mai,
le but sera de faire aussi bien. Mais surtout d’atteindre le quorum, que l’on
n’a plus atteint depuis quatre scrutins. En 2014, 36 317 cartes ont été
distribuées, il faut donc pour le quorum, un peu plus de 18 000 votants. C’est
dans cette optique que le SNJ, seul syndicat à présenter des candidats à tous
les niveaux de décision, doit faire campagne et mobiliser bien au-delà de ses
adhérents.
Les dernières évolutions
législatives sur la représentativité des organisations syndicales. La loi du 20 août 2008 a
modifié le paysage syndical. Elle favorise les grandes centrales et limite l'influence des petites ou des syndicats catégoriels, comme le nôtre. Ainsi,
un syndicat catégoriel ne peut appeler seul à un mouvement de grève
dans une entreprise ou signer un accord intercatégoriel. De plus, malgré son
combat datant de nombreuses années, le SNJ a échoué à rendre obligatoire le
collège "journalistes" dans les entreprises de presse. Enfin, les
syndicats comme le nôtre sont aussi frappés au portefeuille. D’où un débat lors
de ce comité pour que le SNJ puisse, à l’avenir, conserver et accroître son
influence. Débat qui se prolongera au Congrès en octobre prochain.
La parité dans nos instances. Selon les dernières
statistiques de l’Insee, la France compte 51,6% de femmes et 48,4% d’hommes.
La profession de journaliste est un peu en décalage avec 54% d’hommes et 46% de
femmes. Le SNJ l’est encore plus dans ses instances de décision. Si la liste
pour les prochaines élections à la CCIJP respecte la parité avec 29 hommes et
28 femmes, le Bureau national du SNJ est constitué de 80% d’hommes pour
seulement 20% de femmes, tandis que le ratio au sen du comité national est de
62% d’hommes et 38% de femmes. Le débat au comité national, samedi matin, a
donc porté sur les moyens à mettre en œuvre pour la parité. Faut-il recommander
ou contraindre ? Finalement, le comité national a décidé de donner un
signal fort de volontarisme. L’idée d’un congrès extraordinaire pour modifier
les statuts, afin d’aller vers cette parité a été adoptée. En octobre prochain,
il sera donc adossé au congrès ordinaire qui se déroulera près de Marseille.
La réforme du bulletin de paye. Dans la droite ligne
du choc de simplification voulu par le président de la République, un projet de
réforme du bulletin de paie est envisagé pour le 1er janvier
prochain. La principale idée de cette réforme est de « raboter »
quelques lignes dans le bulletin, et notamment les cotisations patronales. Le
comité national a rappelé sa plus grande réserve sur ce point. Si les
cotisations n’apparaissent pas sur la feuille de paie, le salarié ne saura pas
si son employeur les paie réellement. Ce qui peut être fort préjudiciable en
cas de chômage ou lors du départ à la retraite.
Certes,
la loi pourrait contenir une obligation pour l’employeur de délivrer un
récapitulatif annuel des cotisations qu’il a versées. Or, dans un groupe de
presse français, où certaines cotisations patronales n’apparaissent déjà pas
sur les feuilles de paie, cette obligation qui existe dans le code du travail n’est
pas respectée. Il y a donc le risque qu’elle ne le soit pas non plus dans
l’avenir. Pour toutes les autres entreprises de presse.
Le
SNJ demande donc qu’une véritable concertation sur cette réforme soit ouverte
et que ce point crucial soit abordé.
Compte rendu: Flavien Rosso
lundi 9 février 2015
« Je suis Charlie », c’est tout le temps
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| Saint-Pierre, 11 janvier 2015. |
Un mois après l’exceptionnelle mobilisation pour la défense
de la liberté d’expression et de la presse, suite aux attentats de janvier
2015, il ne faut pas s’endormir. Nous avons proclamé partout « Je suis Charlie »
pour exprimer notre soutien sans faille aux journalistes assassinés et à tous
ceux qui sont encore menacés (*).
Un mois après les quatre rassemblements réunionnais, où nous
avons vu quasiment tous les élus politiques nous rejoindre (quelle belle unanimité !),
il serait temps que les responsables politiques et les élus se posent la
question de la liberté de la presse sur leur propre territoire, et qu’ils
balaient devant leur porte.
Le SNJ n’a pas la mémoire courte. On se souvient des
journalistes interdits de couvrir le conseil municipal dans certaines
mairies ; de tracts orduriers et diffamatoires mettant en cause un
journaliste ; de journalistes menacés ou frappés lors de reportages. Sans
oublier la double agression du 15 septembre 2012, lorsqu’un journaliste a été
roué de coups lors d’une conférence de presse, par des proches d’un
député-maire. Lequel ne s’est pas gêné pour parader dans les rassemblements de
janvier 2015… Le SNJ a d’ailleurs appris avec satisfaction que la Justice
allait rouvrir ce dossier, honteusement classé. Le SNJ se constitue partie
civile pour cette affaire.
Le
bureau du SNJ 974
(*) Cela n’oblige d’ailleurs personne à lire des journaux
dont le contenu lui déplaît : la liberté d’expression est un droit et
non un devoir.
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