samedi 10 janvier 2015

Hommage en noir et blanc ce dimanche midi


Voir les photos de cette journée sur notre page spéciale.


En noir, en blanc, en noir et blanc, avec des fleurs ou des crayons, 
venez rendre un hommage silencieux aux victimes des attentats contre le journal Charlie Hebdo, à celle de Montrouge et celles de la Porte de Vincennes.  
Rendez-vous à partir de ce dimanche 11 janvier à midi sur le Parvis des Droits de l’Homme à Saint-Denis et place du Pilon à Saint-Pierre. 
Si vous ne pouvez-vous déplacer à Saint-Denis : déposez des fleurs ou des crayons près des monuments rappelant les combats pour la Liberté : monuments aux morts, monuments commémorant l’abolition de l’esclavage, lieux rappelant la révolte d'esclaves de 1811, la Résistance, la France Libre…

Voici la tribune que nous avons proposée à la presse réunionnaise:


Nous sommes Charlie,
Nous sommes la République !


Le 7 janvier 2015, l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a été la cible d’une attaque meurtrière, coûtant la vie à douze personnes: journalistes et policiers, agent d’entretien et économiste, correcteur  et médecin, militant associatif de passage. A côté de ces morts, plusieurs blessés sont à déplorer, sans oublier les survivants de ce massacre qui ont vu leurs amis se faire abattre froidement.
Derrière les décès d’Elsa, Franck, Frédéric, Ahmed, Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Bernard, Honoré, Mustapha et Michel, c’est toute la France qui est touchée. Cet acte de guerre dirigé contre la presse signifie que des individus fanatisés veulent s’arroger le droit d’interdire la parole libre. Cet insupportable acte de barbarie signifie aussi le refus de la démocratie. Dans une démocratie, on s’engueule parfois, on se moque les uns des autres aussi, on dialogue souvent, mais on ne se tue pas pour des idées.
Spontanément, et par delà les différentes appartenances politiques, les citoyennes et les citoyens de France ont montré leur attachement au vivre ensemble. Jeudi, la Réunion a répondu présent à cet appel. Personne n’est libre, si la parole est interdite. Il n’y a plus d’égalité, si les uns ou les autres s’arrogent le droit de décider de la vie des autres. Il n’y a plus de fraternité et donc plus de République si la liberté et l'égalité sont bafouées.
Pourtant, certains entendent profiter de la situation pour diviser le pays. Ici, ce sont des attaques contre des mosquées, là des actes racistes. La France s’est construite avec des citoyens qui croyaient au ciel et avec d’autres qui n’y croyaient pas.  Beaucoup sont morts pour qu’un jour Charlie Hebdo ait le droit de dessiner des caricatures et d’informer.
Il faut prolonger ce moment d’unité pour signifier notre double attachement à la liberté de la presse et à une France qui n’exclut pas. Nous, citoyens vivant à La Réunion, savons mieux que quiconque l’importance du vivre ensemble. Nous, citoyens vivant à La Réunion, sommes attachés à une presse sans complaisance pour remporter les combats de liberté, d’égalité et de fraternité. Ne laissons rien ni personne nous diviser. Nous sommes Charlie.

Ce texte a été signé par:
SNJ Réunion, Unef, Unité SGP Police 974, Sud Education, Se Unsa, Parti socialiste, Unsa, FSU, Saiper-Pas 974, Céméa, AID, Ufal, Snes FSU, Snalc-FGAF, Solidaires, Parti de Gauche, Debout la France, MRC Réunion, Sgen CFDT, Europe Ecologie Les Verts, Les Alternatifs 974/Espoir, Ensemble !, SDUCLIAS-FSU, Jeunes populaires (UMP), Ligue des Droits de l’Homme, CGTR, UDI, Huguette Bello députée, Nassimah Dindar présidente du Conseil général, Monique Orphé députée, Attac Réunion, Artic Réunion, PCR, CFE-CGC, Amis du Monde diplomatique, Debout La Réunion, Parti radical de gauche, CFDT-UIR 974, Didier Robert (sénateur, président de région Réunion), Amnesty International La Réunion Nord. 


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