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jeudi 17 octobre 2019

La crise économique nourrit la censure


A la veille de la visite du Président de la République, la section régionale 974 du SNJ réaffirme sa participation à l'intersyndicale CFDT, CFTC, CGTR, FO, FSU, Solidaires, UNSA, SAIPER pour dénoncer l'aggravation de la situation sociale à La Réunion. Elle précise que les difficultés économiques que traverse la presse et la précarisation des journalistes se traduisent par une atteinte inédite au droit des citoyens à une information de qualité, complète, libre, indépendante et pluraliste, tel que rappelé dans la Déclaration des droits de l’homme et la Constitution française.
Les faits de censures et de traficotages d'articles pour les rendre favorables à des élus ou à des groupes économiques puissants se multiplient. Sur les quarante dernières années, c'est la première fois que ces pressions trouvent un accueil aussi favorable auprès des directions des titres de presse. Preuve en est le changement inédit et récent de la ligne éditoriale du Quotidien de La Réunion par une nouvelle direction désormais aux ordres de quelques décideurs influents. 
Au sein de ce jeune journal, les journalistes luttent pour retrouver l'indépendance qui était jusqu'alors la fierté de leur titre.

mercredi 25 septembre 2019

Motion de défiance au Quotidien de La Réunion



Réunis en assemblée générale le mardi 24 septembre à l'appel du SNJ, les journalistes du Quotidien de La Réunion se sont prononcés favorablement à 94,87 % (avec un taux de participation de 69,64%) sur une motion de défiance à l’encontre du directeur de la rédaction.

La question était: Faites-vous toujours confiance à Patrick Planchenault pour incarner la ligne éditoriale du Quotidien en conformité avec les valeurs défendues par ce journal depuis 40 ans ?

Votants : 39 sur 56 inscrits
Non : 37
Oui : 1
Blanc : 1

Ce vote intervient alors qu’un nouvel épisode de censure a frappé une enquête sur la SPL Réunion des Musées régionaux la semaine dernière. A son arrivée en mai dernier, le directeur de la rédaction avait pourtant des missions claires. Il devait notamment, selon les propos tenus en CSE (comité social et économique), « piloter la ligne éditoriale du journal print dans le respect de l’ADN du journal et piloter la construction éditoriale du site d’information www.lequotidien.re », ceci afin « si possible, d’arrêter l’hémorragie des ventes.»

Ces missions n’ont pas été remplies. Aucun projet n’a été présenté pour le développement du web et du print. Au contraire, depuis cinq mois, Patrick Planchenault trahit l’histoire de ce journal et censure letravail des journalistes en cédant aux pressions des annonceurs (groupe Hayot, Région Réunion…), voire en les devançant. Ce qui relève d'un changement de ligne éditoriale inédit. Comme seule explication, il se contente de relayer avec zèle les propos des actionnaires sur les intérêts du groupe.

Dans ces conditions, les journalistes exigent de la direction:
1) L'arrêt immédiat de toute censure et le respect absolu de l’indépendance de la rédaction.
2)  Le respect de la Charte d'éthique professionnelle des journalistes (1918-38-2011) et la Déclaration de Munich (1971) garantissant une étanchéité totale entre les intérêts commerciaux du groupe et la mission d’information de la rédaction.
3) L'ouverture de véritables négociations sur la transformation de la rédaction vers le numérique avec les organisations syndicales représentatives de journalistes si la direction décide vraiment d’emprunter ce chemin
4)  Le départ de Patrick Planchenault.

mercredi 11 septembre 2019

Le Quotidien, c'est de la charcuterie !

Madame Anastasie (la Censure) par André Gill (BNF, domaine public).

Après avoir désossé et expédié en chambre froide deux articles il y a quinze jours au motif d'un « temps économique préoccupant », le directeur de la rédaction du Quotidien (ou devrait-on plutôt dire son maître charcutier ?) vient de récidiver. Sans en informer au préalable leurs auteurs, contrairement à la fois précédente, Patrick Planchenault a tranché plusieurs morceaux dans deux papiers ayant pour point commun de traiter du rachat de Vindémia par le groupe Bernard Hayot. A ce rythme, cet as de la découpe va finir Meilleur Ouvrier de France.
Publié samedi, le premier de ces articles était consacré à l'appel lancé aux acteurs économiques réunionnais par Jean-Hugues Ratenon. Le député y reprenait les estimations de parts de marché en chiffre d'affaires de GBH après la transaction (40,2% selon l'expert Christophe Girardier), ce qui le placerait en position dominante. Cette information a sauté dans la version finale, contrairement à la position de Stéphane Hayot raisonnant en surfaces de vente. L'article est du coup incompréhensible pour les lecteurs.
Deuxième cas de censure : l'interview de François Caillé publiée ce lundi. Le PDG du groupe Caillé y explique que le rachat de Vindémia par GBH est « une catastrophe pour La Réunion et qu'il ne faut pas l'autoriser ». Là encore, ce message adressé à l'Autorité de la concurrence ne figure pas dans la version finale du papier alors que la phrase est pourtant essentielle à la compréhension de la stratégie de François Caillé, qui porte un projet de reprise des actifs réunionnais de Vindémia avec Leclerc et U.
Ces derniers développements démontrent clairement que la direction se soumet au groupe Hayot afin de préserver les intérêts d'une autre société détenue par les actionnaires du Quotidien, qui imprime les dépliants publicitaires de GBH. 
L'indépendance de la rédaction et la crédibilité du journal, qui fait sa force depuis sa création en 1976, ont été piétinées pour des raisons purement commerciales. Après la journée de grève du 27 août, suivie par la quasi-totalité de la rédaction et ayant donné lieu à la parution d'un journal très dégradé le lendemain, le SNJ dénonce une nouvelle fois avec la plus grande fermeté, les méthodes de travail ainsi que les décisions prises par le directeur de la rédaction. Et se réserve la possibilité de mener tout type d'action si cette ligne de conduite venait à perdurer.
Fait à Saint-Denis, le 9 septembre 2019.


mercredi 28 août 2019

Grève au Quotidien de La Réunion


A l'appel du SNJ, la rédaction du Quotidien de La Réunion a décidé, à une très large majorité, de se mettre en grève ce jour, mardi 27 août. Les journalistes ont ainsi voulu protester contre la décision de la direction de ne pas publier deux articles en l'espace de 72 heures. 
Le premier avait trait à la demande d'une subvention de 160 000 euros adressée par Zinfos974 à la Région. Le second était une interview du président de l'Observatoire des prix, portant notamment sur le rachat de Vindémia par le Groupe Bernard Hayot. Deux sujets d'intérêt général et qui méritent d'être portés à la connaissance de nos lecteurs.
Dans les deux cas, la direction a mis en avant des impératifs « économiques » au détriment de l'intérêt éditorial. 
Le SNJ et les journalistes solidaires du mouvement dénoncent avec la plus grande fermeté cette atteinte aux valeurs éthiques de la profession, défendues par Le Quotidien depuis sa création en 1976, et rappellent leur attachement à l'indépendance de la rédaction.

Fait à Saint-Denis le 27 août 2019.

jeudi 18 avril 2019

Revenus: 7650 € à déduire de l’activité de journaliste



Pour éviter de très mauvaises surprises dans les calculs et taux d'imposition, 
nous rappelons que l'allocation fiscale DOIT ETRE DÉDUITE DES REVENUS DU JOURNALISME SUR LA LIGNE 1 AJ. Et le montant de l'allocation DOIT ETRE PORTÉ SUR LA LIGNE 1GA.
Le total permettra au calculateur et à l'éventuel contrôleur de vérifier que le montant des deux lignes correspond aux chiffres indiqués, au bas de la page 4, par les déclarations de l'employeur ou des employeurs.

A savoir pour la déclaration des revenus 2018 chez les journalistes


A comme Accident du travail Les indemnités pour ces accidents ou les maladies professionnelles sont à déclarer pour 50% de leur montant.

A comme Allocation pour frais d’emploi Obtenue, en 1998, en relais de l'ex-abattement de 30%, l’allocation repose sur la faiblesse des salaires et des frais mal ou non remboursés. L’allocation est à déduire, sur la 1ère ligne du formulaire, des seuls revenus imposables tirés de la profession -soit 7650 €- pour une activité, à temps plein ou partiel. Puis la déduction est à reporter sur la ligne abattement apparue sur les formulaires en 2017. (cf infra nouveau seuil de 93.510 euros).

C comme Carte L’allocation n’est pas liée à la carte professionnelle mais à l’exercice de la profession. Ainsi le précise l’instruction du 24 juin 1999 basée sur des décisions du Conseil d’Etat. Cette garantie n’empêche pas le précieux sésame de constituer un atout en cas de
contrôle, sachant que le fisc sait alterner réclamation et contestation.

C comme Cotisation syndicale La réduction d’impôt sur les cotisations reste fixée à 66% de leur montant. Pour les non-imposables, un crédit équivalent à 66% de la cotisation syndicale a été instauré depuis 2012. Le montant déductible est restitué à l’adhérent par le fisc.

D comme Déclaration de ressources à la CAF L’allocation est déductible des revenus professionnels par la Caisse d'allocations familiales. La CAF l’a confirmé au SNJ, dans une lettre du 8 décembre 2006, s’appuyant sur l’article R 532-3 du Code de la Sécurité sociale.

D comme Délais des Télé-déclarations Les télé-déclarations sont obligatoires sauf pour les personnes ne maîtrisant pas l’outil ou les zones non équipées. Clôture pour les départements 1 à 19 et non résidents : 21 mai; de 20 à 49 : 28 mai; de 50 à 976 : 4 juin. Envois postaux clôture le 16 mai. La déclaration annuelle persistera notamment pour les déductions.

E comme Emploi C’est la base de l’allocation avec les frais réintégrés (cf infra). Le dispositif est limité, en effet, à l’exercice du journalisme.

F comme Frais réels Trois conditions :  avoir des frais importants  en garder trace  n’en déduire ni l’allocation, ni les 10% (automatiques).
Frais réintégrés C’est l’autre mot clé. Ce qui explique -sans les justifier- des redressements. A partir de l’instruction de réintégration (cf snj.fr rémunération), l’employeur doit indiquer la quote-part des frais à déclarer. Les ajouter aux revenus avant de déduire l’allocation.

M comme Maladie & Maternité Les indemnités maladie ou maternité sont appréciées différemment. Les premières (en cas de maladie grave) ne sont pas imposables alors que les secondes (pour maternité) le sont !

P comme Proratisation Dans six décisions (T.A Versailles 8/12/2005, Paris 15/5/2009, Melun 15/12/2009, Montreuil 7/6/2013, Orléans 13/2/2014, Rennes 3/9/2015) ces juridictions ont estimé qu’aucune disposition ne prévoit que le montant (des salaires perçus) puisse faire l’objet d’une réduction à proportion du temps écoulé lorsque le journaliste n’a pas exercé son activité durant toute l’année d’imposition. Nous consulter en cas de maladie, chômage, ressources hors presse. droits d’auteur, ce mode de paiement étant souvent abusif.

R comme Redressements (cf snj.fr journalisme et rémunération) Les principaux contentieux qui nous sont soumis portent sur la proratisation (voir supra) Certaines fonctions prétendues < techniques > sont parfois dans le collimateur. Nous consulter sur les jurisprudences existantes.

R comme Renseignements La ligne abattement rend facultative la justification de la déduction. Sauf situation particulière (cf par ailleurs) Inscrivez, si vous le souhaitez, au bas de la page 2 ou dans l’espace dédié des télé-déclarations "Le journalisme ayant constitué en 2018 mon activité, j’ai déduit 7650 € des salaires, tirés de ma profession, au titre de
l’allocation pour frais d’emploi des journalistes.

R comme Retraite Si les pensions ne sont pas un revenu d’emploi, il en est autrement pour les compléments tirés du métier. Nous consulter.


Pour l'année prochaine:
Par une disposition introduite en décembre 2018 dans la loi de finances pour 2019, la déduction sera réservée, à compter des revenus de 2019, déclarables en 2020, aux journalistes dont le revenu brut annuel n’excédera pas 93.510 €, soit un montant de 5600 € net mensuel.


Pour toute précision: permanence fiscalité, fboissarie@snj.fr  







mardi 2 avril 2019

Le SNJ propose des offres d'emploi à ses adhérents


Premier syndicat de la profession, le SNJ vous propose un nouveau service: des offres d'emploi. Pour y avoir accès, il suffit de payer votre cotisation (voir notre page d'adhésion) et de rejoindre le groupe Facebook "SNJ offres de boulot".
Comme nous ne vivons pas dans un monde de Bisounours, nous savons qu'il est parfois difficile de faire respecter nos droits les plus élémentaires (être payé pour travailler, par exemple).
Aux Assises internationales du journalisme de Tours, en ce mois de mars, les représentants du SNJ ont participé à plusieurs ateliers et débats. Nous avons noté que Jean-Christophe Boulanger, président du Spiil (syndicat des entreprises de presse en ligne), y a été interpellé par une journaliste car l'une de ces entreprises paie ses journalistes sans les salarier (Agessa, auto-entrepreneur...). J.-C. Boulanger a invité la consoeur à lui donner le nom de l'entreprise (adhérente au Spiil) afin qu'il rappelle les règles de droit à son propriétaire. Si vous constatez des dérives dans une des entreprises du Spiil, contactez le SNJ afin que nous envoyions un courriel au président.



mercredi 27 février 2019

Adieu, Philippe, nos pensées vont vers toi

(Photo DR)

 La nouvelle a attristé l’ensemble des journalistes de La Réunion. Notre confrère Philippe Stéphant, 62 ans, a été découvert mort lundi matin. Contrairement à ses habitudes, il était absent à un rendez-vous et n’avait pas prévenu : cela ne ressemblait pas à ce journaliste connu pour sa gentillesse, son sérieux et sa courtoisie.
Philippe était aussi connu (et reconnu) pour sa grande capacité de travail, dans les différents médias où il a travaillé. Notamment à l’Echo austral, où il a œuvré pendant 10 ans, puis au Journal de l’île de La Réunion, où il avait été recruté en 2017. Premier syndicat de la profession, le SNJ exprime ici sa tristesse et adresse ses condoléances à la famille de Philippe et au JIR, qui perd un précieux collègue.

jeudi 3 janvier 2019

Photographes: la pige (légèrement) revalorisée

Autoportrait du photojournaliste Jacques Revon, 1977. (CC)
L'information vient d'être publiée au journal Officiel. Le montant minimal de la "pige" d'un journaliste photographe professionnel passe de 60 € à 61,65 €, pour une photo (ou série de photos sur le même sujet) ayant demandé au moins cinq heures de travail. Voir l'arrêté du 24 décembre 2018 et le décret du 9 mai 2017.
C'est l'occasion pour le SNJ de rappeler qu'il s'agit d'un minimum légal et non d'un maximum.
C'est aussi pour nous l'occasion de rappeler, à tous ceux qui effectuent une mission de journaliste, la nécessité de demander et obtenir leur carte de presse. Celle-ci est une obligation pour l'employeur (voir l'article 6 de notre convention collective), comme le paiement en salaires.
La carte de presse est aussi le moyen le plus simple de prouver que l'on est "journaliste professionnel". Sachez qu'en cas de contentieux devant un tribunal, certains patrons n'hésitent pas à affirmer "M. (Mme) X n'est pas journaliste, car il (elle) n'a pas sa carte de presse", dans le but d'échapper au paiement du 13e mois, ou du salaire pendant un arrêt de travail pour accident ou maladie. Cela peut arriver à tout le monde!
A La Réunion, le correspondant régional de la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels est Flavien Rosso, journaliste au Quotidien de La Réunion.

mardi 1 janvier 2019

Cotisations à la Sécurité sociale : 1 chiffre à retenir, 1 vérification à faire

Un bulletin de paie illégal (et parfaitement authentique). Avez-vous vérifié le vôtre?

Voici quelques repères pour bien commencer l’année 2019.
Si un(e) journaliste perçoit en 2019 moins de 48 124 € sur l’année, soit 3702 € brut x 13 mois, il (elle) doit réfléchir à deux fois avant d’opter pour l’abattement de 30% sur les cotisations de Sécurité sociale.

1.      Pourquoi 48 124 € brut annuels ?
a)      Parce que le plafond annuel de la Sécurité sociale, sur lequel sont calculées les cotisations sociales, est fixé pour 2019 à 40 524 €. Au-delà de cette somme, le montant des cotisations ne changera rien pour nos futures prestations (retraite, congés de maternité, arrêts de travail pour maladie ou accident…).
b)      Parce qu’à cette somme, le(la) journaliste doit ajouter 7600 € au salaire brut, au titre du plafond (à ne pas confondre avec celui de l’allocation fiscale, 7650 €). Si le (la) journaliste ne veut subir aucun préjudice pour sa retraite, il faut donc avoir au moins 48 124 € de salaire brut annuel en 2019.

2.      Que se passera-t-il si, en gagnant moins de 48 124 € par an, on accepte l’abattement de 30% ?
L’abattement faussement appelé « social » de 30% entraîne de lourds préjudices sur nos retraites futures et sur les remboursements de Sécurité sociale. Le SNJ déconseille cet abattement. A fortiori si les retraites complémentaires et le chômage y sont abusivement inclus.

3.      A quel âge faire attention ?
A tout âge. Dans les carrières traditionnelles, les 25 années les mieux payées sont souvent les dernières, il faut donc s’inquiéter 25 ans avant 62 ans, c’est-à-dire à partir de 37 ans. Mais ce modèle est de moins en moins vrai. A 30 ans, aucun journaliste ne peut savoir s’il aura encore un emploi à 50 ou 60 ans. Il est donc important de cotiser au maximum dès le départ. Il faut être particulièrement vigilant lorsqu’on débute. Ne contribuez pas à affaiblir votre retraite, le gouvernement et les patrons le font déjà assez !

4.      Vérifiez votre bulletin de paie       
Si le chiffre mentionné à la ligne « Total brut » (en haut du bulletin) n’apparaît pas systématiquement à toutes les lignes de la colonne « Base » dans la suite du bulletin, sachez que l’abattement de 30 % est probablement appliqué par l’employeur. Si vous n’avez pas explicitement donné votre accord par écrit, c’est illégal. L’employeur vous racontera que cet abattement augmente votre salaire net. C’est vrai… mais il vous prive de votre « salaire différé », c’est-à-dire de nombreuses prestations dont vous aurez besoin plus tard.

5.      Consultez la permanence « bulletin de paie-fiscalité » du SNJ en cas de difficulté.

ET BONNE ANNEE 2019 A TOUS !


PS: pour en savoir plus sur les abattements ou suppressions de cotisations sociales: https://solidaires.org/video-Augmentation-de-salaires-Attention-a-l-arnaque

vendredi 14 décembre 2018

Non à la surenchère anti-journalistes des deux Robert !

C’est très tendance chez les élus réunionnais : menacer et faire pression sur la presse. Dernière initiative en date : Thierry Robert a appelé lundi le patron du Journal de l’île de La Réunion, Abdul Cadjee. L’ancien député et maire, qui se revendique désormais comme « citoyen Lambda », a menacé l’homme de presse, lui promettant que si le JIR reparlait à nouveau de Thierry Robert, il (A. Cadjee) le regretterait. Pour parfaire le tableau, l’ancien élu a enregistré son monologue et l’a posté sur sa page Facebook.
Le SNJ a compté : il s’agit là de la quatrième attaque de la presse en 8 ans par le même Thierry Robert ou son entourage. Ce n’est pas parce que le SNJ (premier syndicat de la profession) dénonce la collusion entre JIR et Didier Robert que nous pouvons tolérer les agissements du multirécidiviste Thierry Robert. Ce n’est pas parce que nous déplorons les pressions effectuées sur les journalistes par la direction du JIR que nous resterons silencieux face aux menaces d’un ancien député contre cette direction. Ce n’est pas parce que Didier Robert et Thierry Robert se sont lancés dans le stupide concours du plus-méchant-ennemi-des-journalistes que nous pouvons tolérer ces attaques.
Celles-ci sont d’autant plus graves qu’elles encouragent le grand public à mépriser, dénigrer et agresser les journalistes. Ce que certains Gilets jaunes ne se sont pas privés de faire. Alors, Messieurs les élus ou ex-élus, arrêtez cette surenchère ! Le concours du Robert le plus anti-journalistes n’a pas sa place dans une démocratie.
                                                                                                                          La section SNJ 974

mardi 20 novembre 2018

Trois élus SNJ à Antenne Réunion

(Photo DR)
Pour une première, c’est une réussite. Le Syndicat national des journalistes présentait pour la première fois des candidats aux élections professionnelles d’Antenne Réunion. Suite au scrutin de ce lundi 19 novembre, trois de nos confrères SNJ ont été élus au CSE (conseil social et économique) de l’UES (unité économique et sociale). Nicolas Guy est élu titulaire, aux côtés de Virginie Baret et Baradi Siva, suppléants. Dans ce 2e collège qui rassemblait journalistes, cadres et agents de maîtrise, le SNJ a fait le plein des voix de journalistes, ce qui confirme notre place de premier syndicat de la profession et mérite toutes nos félicitations.

Dans le 1er collège (ouvriers et employés), nous félicitons également Yoran Ursulet (élu titulaire) et Abdealy Goulamhoussen, bien placé pour être élu suppléant au second tour, sous l’étiquette « Solidaires-Réunion ». Face à une confédération syndicale beaucoup plus connue, leur score illustre l’excellent travail déjà mené.

mercredi 24 octobre 2018

Cent ans… et toutes ses dents pour défendre les journalistes !

(Photos DR)
Sous les dorures de l’hôtel de ville de Paris, le centenaire du SNJ avait de l’éclat. Pas seulement à cause de la magnifique décoration de ces murs du patrimoine national, mis à notre disposition par la mairie de Paris. Mais surtout grâce à la richesse des débats auxquels ont participé 220 journalistes et de nombreux invités, du 17 au 19 octobre 2018. La section Réunion-océan Indien y était représentée par Yannick Bernardeau et Véronique Hummel, qui ont particulièrement apprécié –ainsi que de nombreux passants- l’exposition « 100 ans de combats pour la liberté de la presse » sur les grilles de l’Hôtel de ville.

La délégation de La Réunion-océan Indien devant l'exposition "100 ans de combats pour la liberté de la presse" devant l'Hôtel de ville de Paris. 

Voici un résumé de ce congrès :

-          Participation à la manifestation des salariés de Mondadori, dont les emplois sont menacés. Devant les grilles du ministère de la Culture, nos drapeaux y ont-ils alerté le ministre ?

Le ministre Franck Riester s'engage à défendre les journalistes.

-          Visite surprise du ministre de la Culture Franck Riester, qui a assuré les journalistes de son soutien. Le discours très offensif du premier secrétaire général du SNJ, Vincent Lanier, a été beaucoup plus applaudi que celui du ministre.
-          Déontologie : le SNJ est favorable à la création d’une instance d’auto-régulation de la profession, à condition qu’elle soit indépendante de tous les pouvoirs.


-          L’indépendance des journalistes est en danger, autant qu’en 1918 lorsque le SNJ s’est créé pour lutter contre le « bourrage de crâne ». Voir notamment l’interview de Véronique Hummel par les étudiants qui ont couvert le congrès : http://100ansdejournalisme.fr/2018/10/19/au-journal-de-lile-de-la-reunion-lindependance-en-danger/#comment-22
-          Le « web first » s’impose de plus en plus dans la presse. S’il semble contre-productif de refuser l’évolution technologique, le SNJ veut défendre les droits et la santé des journalistes dans une organisation qui ressemble de plus en plus aux « 3x8 » du début du XXe siècle… si nous n’intervenons pas.

Manifestation avec les confrères de Mondadori devant le Louvre et le ministère de la Culture.

Exposition "100 ans de combats pour la liberté de la presse", une femme reporter de guerre dès 2013. (Ici avec Georges Bourdon, pilier du SNJ)



jeudi 20 septembre 2018

Expo "100 ans de combats pour la liberté de la presse"


Beaucoup d'entre nous avons l'occasion de passer par Paris. Alors, n'hésitez pas à faire un détour ici! Dans le cadre de son centenaire, le SNJ présente l'exposition « 100 ans de combats pour la liberté de la presse », du 18 septembre au 21 octobre 2018, à l'Hôtel de Ville de Paris.
Une exposition pour rappeler, en 25 panneaux, les combats des journalistes, depuis cent ans, pour une information de qualité.
100 ans, c’est l’âge du SNJ, né Syndicat des Journalistes le 10 mars 1918, à huit mois de l’armistice, en réaction aux censures, aux pressions, à la propagande, les « fake news» de l’époque.
Premier acte public des fondateurs du syndicat : la rédaction et l'adoption de la Charte des devoirs professionnels des journalistes.
Le SNJ, qui été le principal artisan de la construction de la profession, a été de tous les combats des journalistes.
En 2018, compte tenu des graves dégradations des libertés et des pressions financières de plus en plus pesante, il reste beaucoup à faire pour que la première phrase de la Charte s’impose partout : « Le droit du public à une information de qualité, complète, libre, indépendante et pluraliste, rappelé dans la Déclaration des droits de l’homme et la Constitution française, guide le journaliste dans l’exercice de sa mission. Cette responsabilité vis-à-vis du citoyen prime sur toute autre ».
L’exposition est publique puisque les panneaux sont encastrés, jusqu’au 21 octobre 2018, sur les grilles de l’Hôtel de Ville de Paris (rue de Rivoli et parvis de la mairie).

mardi 7 août 2018

Le SNJ soutient Faïza, notre consoeur comorienne


Les journalistes comoriens ont manifesté publiquement leur soutien lundi 06 août (Photo DR).


Cela se passe dans l’océan Indien, tout près de chez nous. Faïza Soulé Youssouf, journaliste comorienne, a été publiquement mise en cause par le ministre de l’Intérieur de la république des Comores. Selon lui, Mme Youssouf aurait porté atteinte à l’image des Comores à l’extérieur. C’est une manière à peine voilée de lui reprocher les articles qu’elle a publiés sur le récent référendum, notamment dans le prestigieux quotidien français Le Monde. Ce reproche vise aussi sa réactivité professionnelle, lorsqu’elle a diffusé en direct le violent saccage d’un bureau de vote. Un gendarme a eu la main tranchée par une machette, ce qui prouve la violence de cet épisode et l’importance de diffuser ces informations.
Encore une fois, aux Comores comme en France ou ailleurs, les gouvernants préfèrent s’en prendre aux journalistes lorsqu’une information leur déplaît. Nos confrères comoriens de la presse privée ne se sont pas laissés intimider et ont publiquement manifesté leur soutien à Faiza lundi 06 août. Les journalistes des radios ont annoncé un arrêt de travail d’une semaine. Le Syndicat national des journalistes, premier syndicat de la profession en France, apporte son complet soutien à Faïza et à tous les journalistes comoriens. Y compris au journaliste de radio qui a été précédemment giflé en public par le même ministre.

Le communiqué des journalistes du quotidien Al-Watwan.


Faïza Soulé Youssouf. (Photo DR)


vendredi 3 août 2018

"Tumeur changeante", le témoignage d'un confrère


Le sujet n'est pas facile à évoquer, et il nous concerne tous. Notre confrère Dominique Maraval, qui a travaillé 25 ans à Réunion 1ère (au temps où cela s'appelait encore RFO), vient de publier Tumeur changeante. Il y livre son témoignage d'époux qui a accompagné "Sylvie" dans sa longue maladie. "On s'est sentis seuls" note sobrement Dominique, qui a gardé son humour caustique pour raconter une histoire forcément bouleversante. Lorsque la médecine, la religion et les amis ne répondent plus à nos attentes, il reste la force intérieure et l'autodérision qu'il qualifie lui-même de "maravalesque". C'est ce que raconte Dominique, désormais journaliste retraité après avoir longtemps porté l'étiquette du SNJ.
Pour voir le livre: http://livreactualite.fr/livre/Tumeur-changeante_84.html.

mercredi 25 juillet 2018

On se calme !



L’affaire Benalla-Macron monterait-elle à la tête de nos élus ? Notre confrère Stéphane Fontaine s’est, bien malgré lui, retrouvé la cible des internautes, lorsque le député Jean-Hugues Ratenon (La France insoumise) l’a publiquement mis en cause dans un post titré « coup de gueule » sur Facebook. Il l’accusait dimanche de « comportement tendencieux » (sic), de ne pas l’avoir contacté pour rédiger son article, et comparait ce « scandale » à celui de l’affaire Benalla.
La réalité est bien différente : notre confrère avait réellement contacté M. Ratenon pour lui demander son avis sur l’affaire Benalla, mais l’élu était malheureusement injoignable, son GSM réunionnais étant hors service. Ce qui n’était qu’un banal malentendu est donc devenu une polémique publique. Alerté par des amis internautes, notre confrère a dû chercher un autre numéro de téléphone pour contacter le député, qui a finalement supprimé le post. Reconnaissant implicitement son erreur, mais sans s’excuser. C’est M. Ratenon qui se montre tendancieux, alors qu’il en fait le reproche au journaliste !
Premier syndicat de la profession, le Syndicat national des journalistes s’étonne de cette réaction épidermique et injustifiée d’un député de la République, à propos d’un journaliste qui a fait son travail. Si nos élus sont surmenés, ce n’est pas une raison pour se défouler sur les journalistes. S’il vous plaît, on se calme !

dimanche 1 juillet 2018

Merci à nos électeurs et nos électrices !


  
C’est une belle reconnaissante de l’inlassable travail du SNJ. Le Syndicat national des journalistes a obtenu plus de la moitié (53%) des suffrages lors des élections 2018 pour la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. Dans la circonscription « outre-mer », ce score atteint 68%. Un bémol: nous sommes conscients que le taux de participation est encore plus faible en outre-mer (25%) qu’au niveau national (37,5%). Ce qui s’explique probablement par la grande dispersion des 676 électeurs sur une dizaine de territoires répartis à la surface du Globe. En même temps, le chiffre de 68% confirme notre image de syndicat présent et actif auprès de tous, même auprès des journalistes non cartés.
Alors, du fond du cœur, nous vous disons à tous et à toutes « merci » pour votre confiance. Et n’hésitez pas à adhérer au SNJ pour conforter notre action et notre efficacité collective.

                                                                                  Flavien Rosso (correspondant régional)
                                                                                  Avec la section Réunion-océan Indien

Voir également les résultats nationaux.
           

samedi 2 juin 2018

Elections à la carte : on remet ça !


C'est reparti pour un (second) tour ! Vous avez dû recevoir ces derniers jours vos clés de vote électronique, et les professions de foi, dans le cadre des élections à la Commission de la carte (CCIJP). Attention, la durée du scrutin est raccourcie par rapport au premier tour. Le vote électronique a ouvert jeudi 31 mai pour se clore le jeudi 14 juin à 13 heures (15 heures à La Réunion). Ne tardez pas à voter, et à faire voter vos consoeurs et confrères autour de vous.

Pour le SNJ, qui avait recueilli 53,94% des suffrages (6534 bulletins) au premier tour, il s'agit de confirmer la bonne dynamique, ternie par une participation toujours insuffisante (36,25%). Les "compteurs" sont remis à zéro. Ce deuxième tour de scrutin doit être l'affaire de tous, pour faire progresser le poids du SNJ au sein de la profession. Car vous le savez déjà: le SNJ est le plus efficace pour défendre les journalistes!

Comme vous le savez, le SNJ célèbre cette année ses 100 ans d'existence. Les thèmes de campagne du SNJ sont résumés dans les "dix engagements" de notre profession de foi. Respect d'une déontologie commune à la profession et de notre charte d'éthique, défense de la liberté d'informer, protection des sources et des lanceurs d'alerte, défense des droits d'auteur, des droits des journalistes pigistes, sont nos fondamentaux. Nos candidats qui représentent toute la diversité de la profession et des formes de presse sont nos meilleurs ambassadeurs (téléchargez l'affiche). Le bilan des représentants du SNJ au sein de la Commission de la carte, dont le travail et l'expertise sont unanimement reconnus, est un atout de plus.

Suivez la campagne sur la Page Facebook Votez SNJ. Votez et faites voter SNJ !

vendredi 25 mai 2018

Radio Free Dom condamnée à payer 50 000 € à une journaliste



C’est une excellente nouvelle pour la profession. La direction de Radio Free Dom a été condamnée à payer 50 000 euros à une journaliste qu’elle avait licenciée en janvier 2016. L’arrêt de la cour d’appel de Saint-Denis, rendu le 12 février 2018, est un véritable catalogue des mauvais traitements infligés par cet employeur, qui n’est malheureusement pas le seul à se comporter ainsi à La Réunion.

La radio à la colombe est ainsi condamnée à verser 6738 € « au titre des heures supplémentaires ». Eh oui, les journalistes ont aussi un temps de travail légal ! Ils peuvent exiger le paiement de leurs heures supplémentaires : c’est bon à savoir, à Free Dom comme ailleurs, où les journalistes sont souvent taillables et corvéables à merci. La radio a également dû payer 15 000 € « à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse », 9964 € à titre d’indemnité de licenciement, 7033 € au titre du 13e mois qui n’avait pas été payé pendant plusieurs années, 1000 € pour non-application de la convention collective des journalistes… La liste est longue.
Peu encline à reconnaître ses torts, Radio Free Dom se pourvoit en cassation. Soit. Le Syndicat national des journalistes, premier syndicat de la profession, continuera à soutenir la journaliste pendant toute la procédure. Pour l’instant, nous sommes heureux d’avoir reçu la somme de 1000 €, que Radio Free Dom a été condamnée à nous verser à titre de dommages et intérêts « pour non application de la convention collective des journalistes ». Nous ne lâcherons rien !
                                                                                              Fait à Saint-Denis, le 25 mai 2018

dimanche 20 mai 2018

Nous voulons des services publics de qualité!


Même si le SNJ ne syndique pas de fonctionnaires, nous sommes très attentifs à la qualité du service public. Parce que nous avons tous besoin de services publics efficaces, avec des agents décemment rémunérés. La France ne doit pas ressembler à tous ces pays où les fonctionnaires sous-payés ne survivent que par la corruption.
De plus, nous avons un service public d'information à défendre: il doit être de qualité, avec des journalistes bien traités. Trop de journalistes sont encore précarisés...
Le SNJ appelle tous les journalistes à manifester leur soutien aux fonctionnaires ce mardi 22 mai à Saint-Denis, au côté de nos camarades de l'union syndicale Solidaires Réunion.