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mercredi 28 août 2019

Grève au Quotidien de La Réunion


A l'appel du SNJ, la rédaction du Quotidien de La Réunion a décidé, à une très large majorité, de se mettre en grève ce jour, mardi 27 août. Les journalistes ont ainsi voulu protester contre la décision de la direction de ne pas publier deux articles en l'espace de 72 heures. 
Le premier avait trait à la demande d'une subvention de 160 000 euros adressée par Zinfos974 à la Région. Le second était une interview du président de l'Observatoire des prix, portant notamment sur le rachat de Vindémia par le Groupe Bernard Hayot. Deux sujets d'intérêt général et qui méritent d'être portés à la connaissance de nos lecteurs.
Dans les deux cas, la direction a mis en avant des impératifs « économiques » au détriment de l'intérêt éditorial. 
Le SNJ et les journalistes solidaires du mouvement dénoncent avec la plus grande fermeté cette atteinte aux valeurs éthiques de la profession, défendues par Le Quotidien depuis sa création en 1976, et rappellent leur attachement à l'indépendance de la rédaction.

Fait à Saint-Denis le 27 août 2019.

mardi 14 novembre 2017

Ordonnances Macron: il faut dire non!

Le SNJ 974 était dans la rue ce jeudi matin pour contester les ordonnances Macron.
"Si tu veux garder ton boulot, renonce à ton 13e mois ou à ta prime d'ancienneté". Voilà ce qui attend les journalistes si les ordonnances Macron sont appliquées: chaque employeur pourra utiliser le prétexte de difficultés économiques pour imposer ce chantage. Car la Convention collective nationale du travail des journalistes garantit actuellement ces droits à tous les journalistes. Avec les ordonnances Macron, les patrons pourront la contourner en faisant signer un accord d'entreprise moins-disant, y compris grâce à un référendum. Vu les chantages déjà exercés sur les salariés de manière plus ou moins subtile (au SNJ, nous avons de nombreux témoignages), chaque journaliste de La Réunion peut désormais craindre pour ses revenus et ceux de sa famille. Quand on sait que beaucoup de journalistes gagnent moins de 1800 euros net par mois, cette perspective ne peut que nous inquiéter.
C'est pourquoi, avec l'union syndicale Solidaires, nous appelons à participer à la grève et aux manifestations de ce jeudi 16 novembre 2017. Rendez-vous à partir de 9 heures au Petit Marché à Saint-Denis. Voir également l'appel national de Solidaires.


jeudi 9 juin 2016

Non à la dangereuse loi Travail! Manifestons tous mardi!


Ne nous laissons pas berner pas des discours pseudo-conciliants du gouvernement. La loi Travail (ou loi El Khomri) n'a rien perdu de son venin. Même après quelques adoucissements obtenus par la négociation, cette loi garde son objectif: favoriser les licenciements sous prétexte d'améliorer l'emploi.
Or les journalistes sont aussi menacés que les autres professions:
- La négociation d'entreprise pourra primer sur le contrat de travail. Autrement dit, dans les entreprises en difficulté (c'est-à-dire dans presque toute la presse) l'employeur pourra décider de supprimer des primes ou modifier la fonction des journalistes sans leur accord. Les mécontents seront licenciés.
- Pour qu'un accord d'entreprise (prévoyant par exemple les droits d'auteur ou des primes) soit valable, il devra être signé par des syndicats représentant 50% des salariés, ce qui est rare dans nos entreprises. Eh oui, car beaucoup de salariés ont peur de se faire remarquer simplement en votant!
- Faute d'accord avec les syndicats représentant 50% des salariés, avec cette loi, le patron pourra organiser un référendum à la demande des syndicats moins représentatifs (30%). Imaginez par exemple que l'employeur veuille un accord pour baisser tous les salaires (malgré le refus d'éventuels syndicats majoritaires). La question pourra être "Préférez-vous baisser votre salaire ou garder votre emploi?". Vous devinez la réponse... Et tout le monde verra son salaire baisser.
- Les heures supplémentaires seront moins payées. Ne croyez surtout pas que les journalistes ne sont pas concernés. Car même si nous effectuons beaucoup d'heures sup' non rémunérées, notre convention collective dit que nous pouvons les récupérer afin de ne pas dépasser le temps légal de travail. Grâce à cette disposition, certains journalistes ont obtenu au tribunal le paiement de leurs heures supplémentaires. Eh oui!
- Si nos employeurs peuvent nous licencier plus facilement, ils n'embaucheront pas plus de journalistes. Ils recruteront à notre place des stagiaires, des auto-entrepreneurs... bref des jeunes (ou moins jeunes) motivés, bosseurs... qui feront le travail d'un journaliste sans en avoir le salaire.

Alors n'hésitez pas: venez manifester mardi 14 juin à partir de 9 heures à Saint-Denis. Rendez-vous au Petit-Marché pour un défilé jusqu'à la préfecture. Le SNJ y sera avec l'union syndicale Solidaires.

Et n'hésitez pas à faire grève! Ne vous laissez pas culpabiliser par ceux qui clament qu'"il faut savoir arrêter une grève". Il faut avant tout savoir annuler les dangereux projets de loi!


Pour en savoir plus:
http://www.snj.fr/article/contre-la-loi-travail-tous-%C3%A0-paris-mardi-14-juin-1537332589
https://solidaires.org/-Retrait-de-la-loi-Travail-
http://www.huffingtonpost.fr/2016/05/10/loi-travail-el-khomri-493-entreprise-emploi-chomage_n_9883342.html
http://snj.fr/article/violences-polici%C3%A8res-les-syndicats-de-journalistes-re%C3%A7us-par-le-ministre-de-l%E2%80%99int%C3%A9rieur-1214459478
http://www.clicanoo.re/526155-loi-el-khomri-l-intersyndicale-en-ordre-de-marche-pour-le-14-juin.html

mardi 26 avril 2016

La loi Travail ne doit pas être votée!

Tous en grève et en manifestation jeudi matin


Chez les journalistes, on expérimente déjà ce que va provoquer la "loi Travail" ou "loi El Khomri" si elle est votée. En ce mois d'avril 2016, deux entreprises de presse réunionnaise suppriment des postes et tentent de remplacer des journalistes salariés par des jeunes, qui ne seront plus salariés mais "payés sur facture", c'est-à-dire auto-entrepreneurs forcés. Sans droit aux remboursements de santé, encore moins aux prestations de chômage ou au moindre congé de maternité. Voilà le "progrès" que nous annonce la loi "El Khomri" qui fait rêver à des emplois en facilitant les licenciements.
Le SNJ s'indigne évidemment de cette scandaleuse manipulation, et invite tous les journalistes (et tous les autres citoyens) à manifester ce jeudi 28 avril à partir de 9 heures. Rendez-vous devant la préfecture à Saint-Denis, ou devant le jardin de la plage à Saint-Pierre (défilé jusqu'à la mairie). Nous invitons également tous les journalistes à faire grève ce jeudi (http://www.solidaires.org/-Retrait-de-la-loi-Travail-)... sauf bien sûr ceux et celles dont la situation précaire ne le permet pas.

Le SNJ-Réunion océan Indien vous propose également d'écrire à nos députés, censés défendre nos droits et nous représenter. Voici une lettre-type que vous pouvez leur envoyer; les adresses figurent ci-dessous.

Madame la Députée, Monsieur le Député,
J’ai lu le projet de loi dite « El Khomri » qui modifiera le Code du travail. Les rédacteurs de ce texte savent-ils ce que c’est que de travailler dans une entreprise ? De se retrouver au chômage ? Comment peuvent-ils imaginer une seconde qu’en facilitant les licenciements, vous allez améliorer l’emploi en France ? N’avez-vous pas compris que si un employeur licencie une personne, il la remplacera au mieux par un salarié, ou par deux payés moitié moins ? Je ne comprendrai pas votre aveuglement si vous votez ce texte, et je m’en souviendrai lors des prochaines élections.
Cordialement,

A noter dès maintenant sur vos agendas: venez défiler le 1er mai à Saint-Denis pour soutenir les salariés du Journal de l'île de La Réunion, actuellement en redressement judiciaire.

vendredi 1 avril 2016

Contre le projet El Khomri: le SNJ était dans la rue

La manifestation à Saint-Pierre (photos Véronique Tournier)
Au milieu des 5000 à 6000 manifestants à La Réunion, le SNJ semblait tout petit jeudi matin lors de la mobilisation contre la loi El Khomri (ou plus exactement la loi Valls-Macron-Gattaz). A Saint-Pierre nous étions une dizaine de militants derrière le beau drapeau vert (couleur de l'espoir). Et à Saint-Denis nous n'avons compté que deux petits drapeaux pour deux manifestantes... mais beaucoup de sympathisants parmi les nombreux confrères qui ont (bien) couvert l'évènement. Nous étions bien entendu au milieu de nos camarades de l'union syndicale Solidaires.
Il ne faut pas oublier les grévistes (une demi-douzaine au Quotidien, plusieurs à Réunion 1ère, une au Journal de l'île de La Réunion...) qui montrent que les journalistes savent se mobiliser. Car ne l'oublions pas: ce projet de loi ne fera qu'aggraver la précarité, déjà scandaleuse chez les journalistes. Désormais, si cette loi est votée, dans toutes les professions l'employeur pourra organiser un référendum avec une question de ce genre: "Préférez-vous qu'on ferme l'entreprise ou qu'on baisse vos salaires pour sauver vos emplois?" Cochez la bonne réponse... Et restez vigilants pour les prochaines manifs!






samedi 10 mai 2014

Journalistes en difficulté, ne restez pas seuls!


Soutenus par le SNJ, les journalistes du Courrier picard ont gagné (voir http://cp-en-greve.tumblr.com/post/85228572898/9-mai-olivier-reintegre). Même si cette grève s'est passée à 10.000 km de La Réunion, elle doit rester dans nos mémoires. D'abord parce que parmi les grévistes se trouve un ancien du Quotidien de La Réunion. Et surtout parce que cet événement prouve de manière éclatante que la solidarité des journalistes, même dans une période de crise économique, peut faire reculer une direction sûre de son pouvoir (en l'occurrence le groupe belge Rossel, propriétaire de la Voix du Nord).
Il faut qu'on s'en souvienne à La Réunion, dans les médias où des journalistes se trouvent en difficulté et se sentent bien seuls... souvent dans des entreprises à taille familiale, où on n'ose pas contester l'employeur. Les intéressés ne doivent pas non plus hésiter à contacter le SNJ, car bien souvent leur cas n'est pas isolé.
L'exemple de nos confrères du Courrier picard nous montre qu'il n'y a pas de fatalité!

Le bureau du SNJ 974