Affichage des articles dont le libellé est droit du travail. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est droit du travail. Afficher tous les articles

mardi 18 février 2020

Journaliste maltraitée : Free Dom définitivement condamnée



C’est définitif : la Cour de cassation a confirmé la condamnation de Radio Free Dom. Souvenons-nous : la radio à la colombe, forte de sa popularité, faisait peu de cas des conditions de travail de ses journalistes. L’une de nos consoeurs a osé se rebeller et a été licenciée en janvier 2016 pour des motifs loufoques. Devant la cour d’appel de Saint-Denis, elle a obtenu en février 2018 une indemnisationglobale de 50 000 €.
Mauvaise perdante, Radio Free Dom a formé un pourvoi en cassation, espérant obtenir l’annulation de la décision de la cour d’appel. En vain. Dans une décision du 12 février 2020, les juges parisiens ont confirmé les condamnations à payer les heures supplémentaires (eh oui, ça existe aussi pour les journalistes !), le 13e mois, l’indemnité de licenciement, des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi que 1000 € pour non-application de la convention collective des journalistes… De plus, la Cour de cassation condamne Free Dom à payer à notre consoeur la somme de 3 000 euros au titre de l’article 700 (frais de procédure).
Mieux encore ! La Cour de cassation casse partiellement la décision de la cour d’appel de Saint-Denis, lorsque celle-ci refusait de reconnaître le harcèlement moral dont notre consoeur a été victime. Ce point doit donc être rejugé par la cour d’appel de Saint-Denis autrement composée. Le SNJ reste naturellement aux côtés de notre consoeur pour faire valoir ses droits.


lundi 21 novembre 2016

Condamné à payer près de 40 000 euros pour avoir licencié une pigiste


La résistance paie! C'est ce que vient de constater une journaliste pigiste qui avait contesté en 2014 son licenciement d'un média réunionnais. Plus précisément, elle a réussi à faire requalifier, par le tribunal des Prud'hommes, la fin de ses piges en "licenciement sans cause réelle et sérieuse". Comme d'habitude, l'employeur avait prétendu qu'il n'avait pas l'obligation de fournir du travail régulier à une pigiste, ou encore que c'est elle qui avait voulu démissionner. On connaît bien le refrain.
A la grande satisfaction de son avocat et du SNJ qui a soutenu cette consoeur dès le premier jour, le conseil des Prud'hommes a appliqué le droit. Dans un jugement daté du 17 novembre 2016, le tribunal condamne l'employeur à payer diverses sommes (rappel de salaires, indemnité de congés payés, dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, indemnité compensatrice de préavis, indemnité de licenciement...) pour un montant total de 39 957 euros. Soit près de 40 000 euros pour ne pas avoir respecté le droit du Travail et la Convention collective nationale du travail des journalistes. Voilà qui donne envie de combattre toutes les infractions au droit du Travail!
Comme il s'agit d'un jugement de première instance, l'employeur peut faire appel de cette décision.

Avis à ceux et celles qui estiment la carte de presse inutile. Dans l'affaire ci-dessus, l'avocat de l'employeur a tenté de faire croire que notre consoeur n'était pas journaliste (et n'avait donc pas droit aux indemnisations demandées) parce qu'elle "n'avait pas de carte de presse". Notre consoeur a montré sa carte au tribunal, ce qui a annulé d'office une partie des arguments adverses. Moralité: demandez toujours votre carte de presse, car sinon, d'autres se chargeront de vous le faire regretter!

Pour toute question sur les piges, rejoignez le groupe Facebook "Infos pigistes SNJ".

vendredi 1 avril 2016

Contre le projet El Khomri: le SNJ était dans la rue

La manifestation à Saint-Pierre (photos Véronique Tournier)
Au milieu des 5000 à 6000 manifestants à La Réunion, le SNJ semblait tout petit jeudi matin lors de la mobilisation contre la loi El Khomri (ou plus exactement la loi Valls-Macron-Gattaz). A Saint-Pierre nous étions une dizaine de militants derrière le beau drapeau vert (couleur de l'espoir). Et à Saint-Denis nous n'avons compté que deux petits drapeaux pour deux manifestantes... mais beaucoup de sympathisants parmi les nombreux confrères qui ont (bien) couvert l'évènement. Nous étions bien entendu au milieu de nos camarades de l'union syndicale Solidaires.
Il ne faut pas oublier les grévistes (une demi-douzaine au Quotidien, plusieurs à Réunion 1ère, une au Journal de l'île de La Réunion...) qui montrent que les journalistes savent se mobiliser. Car ne l'oublions pas: ce projet de loi ne fera qu'aggraver la précarité, déjà scandaleuse chez les journalistes. Désormais, si cette loi est votée, dans toutes les professions l'employeur pourra organiser un référendum avec une question de ce genre: "Préférez-vous qu'on ferme l'entreprise ou qu'on baisse vos salaires pour sauver vos emplois?" Cochez la bonne réponse... Et restez vigilants pour les prochaines manifs!