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mardi 18 février 2020

Journaliste maltraitée : Free Dom définitivement condamnée



C’est définitif : la Cour de cassation a confirmé la condamnation de Radio Free Dom. Souvenons-nous : la radio à la colombe, forte de sa popularité, faisait peu de cas des conditions de travail de ses journalistes. L’une de nos consoeurs a osé se rebeller et a été licenciée en janvier 2016 pour des motifs loufoques. Devant la cour d’appel de Saint-Denis, elle a obtenu en février 2018 une indemnisationglobale de 50 000 €.
Mauvaise perdante, Radio Free Dom a formé un pourvoi en cassation, espérant obtenir l’annulation de la décision de la cour d’appel. En vain. Dans une décision du 12 février 2020, les juges parisiens ont confirmé les condamnations à payer les heures supplémentaires (eh oui, ça existe aussi pour les journalistes !), le 13e mois, l’indemnité de licenciement, des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi que 1000 € pour non-application de la convention collective des journalistes… De plus, la Cour de cassation condamne Free Dom à payer à notre consoeur la somme de 3 000 euros au titre de l’article 700 (frais de procédure).
Mieux encore ! La Cour de cassation casse partiellement la décision de la cour d’appel de Saint-Denis, lorsque celle-ci refusait de reconnaître le harcèlement moral dont notre consoeur a été victime. Ce point doit donc être rejugé par la cour d’appel de Saint-Denis autrement composée. Le SNJ reste naturellement aux côtés de notre consoeur pour faire valoir ses droits.


dimanche 6 mai 2018

1er Mai travaillé: payé double et récupéré



La fête du Travail, le 1er mai, a une place particulière dans le calendrier: c'est un  jour férié et chômé.

Ce qui entraîne une conséquence sur nos bulletins de salaires du mois de mai. Pour les journalistes, l'application des textes se résume ainsi:
1. La Convention collective nationale des journalistes inclut le 1er mai dans les jours fériés dont le travail prête à rémunération.
2. Le Code du travail établit une distinction, à propos du travail du 1er mai, pour les établissements qui, en raison de leur activité, ne peuvent interrompre le travail. Pour ces établissements, dont la presse fait partie, les salariés ont droit, en plus de leur salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au montant de ce salaire.
3. L'indemnité spéciale s'ajoute au repos compensateur prévu par la Convention collective.
4. Le travail du 30 avril ne peut être considéré comme une anticipation du travail du lendemain.
Conclusion: les journalistes qui ont travaillé le 1er mai ont droit à la récupération de ce jour ET A SON DOUBLE PAIEMENT (*).

(*) Merci à François Boissarie, comité national du SNJ.