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mardi 26 avril 2016

La loi Travail ne doit pas être votée!

Tous en grève et en manifestation jeudi matin


Chez les journalistes, on expérimente déjà ce que va provoquer la "loi Travail" ou "loi El Khomri" si elle est votée. En ce mois d'avril 2016, deux entreprises de presse réunionnaise suppriment des postes et tentent de remplacer des journalistes salariés par des jeunes, qui ne seront plus salariés mais "payés sur facture", c'est-à-dire auto-entrepreneurs forcés. Sans droit aux remboursements de santé, encore moins aux prestations de chômage ou au moindre congé de maternité. Voilà le "progrès" que nous annonce la loi "El Khomri" qui fait rêver à des emplois en facilitant les licenciements.
Le SNJ s'indigne évidemment de cette scandaleuse manipulation, et invite tous les journalistes (et tous les autres citoyens) à manifester ce jeudi 28 avril à partir de 9 heures. Rendez-vous devant la préfecture à Saint-Denis, ou devant le jardin de la plage à Saint-Pierre (défilé jusqu'à la mairie). Nous invitons également tous les journalistes à faire grève ce jeudi (http://www.solidaires.org/-Retrait-de-la-loi-Travail-)... sauf bien sûr ceux et celles dont la situation précaire ne le permet pas.

Le SNJ-Réunion océan Indien vous propose également d'écrire à nos députés, censés défendre nos droits et nous représenter. Voici une lettre-type que vous pouvez leur envoyer; les adresses figurent ci-dessous.

Madame la Députée, Monsieur le Député,
J’ai lu le projet de loi dite « El Khomri » qui modifiera le Code du travail. Les rédacteurs de ce texte savent-ils ce que c’est que de travailler dans une entreprise ? De se retrouver au chômage ? Comment peuvent-ils imaginer une seconde qu’en facilitant les licenciements, vous allez améliorer l’emploi en France ? N’avez-vous pas compris que si un employeur licencie une personne, il la remplacera au mieux par un salarié, ou par deux payés moitié moins ? Je ne comprendrai pas votre aveuglement si vous votez ce texte, et je m’en souviendrai lors des prochaines élections.
Cordialement,

A noter dès maintenant sur vos agendas: venez défiler le 1er mai à Saint-Denis pour soutenir les salariés du Journal de l'île de La Réunion, actuellement en redressement judiciaire.

vendredi 1 avril 2016

Contre le projet El Khomri: le SNJ était dans la rue

La manifestation à Saint-Pierre (photos Véronique Tournier)
Au milieu des 5000 à 6000 manifestants à La Réunion, le SNJ semblait tout petit jeudi matin lors de la mobilisation contre la loi El Khomri (ou plus exactement la loi Valls-Macron-Gattaz). A Saint-Pierre nous étions une dizaine de militants derrière le beau drapeau vert (couleur de l'espoir). Et à Saint-Denis nous n'avons compté que deux petits drapeaux pour deux manifestantes... mais beaucoup de sympathisants parmi les nombreux confrères qui ont (bien) couvert l'évènement. Nous étions bien entendu au milieu de nos camarades de l'union syndicale Solidaires.
Il ne faut pas oublier les grévistes (une demi-douzaine au Quotidien, plusieurs à Réunion 1ère, une au Journal de l'île de La Réunion...) qui montrent que les journalistes savent se mobiliser. Car ne l'oublions pas: ce projet de loi ne fera qu'aggraver la précarité, déjà scandaleuse chez les journalistes. Désormais, si cette loi est votée, dans toutes les professions l'employeur pourra organiser un référendum avec une question de ce genre: "Préférez-vous qu'on ferme l'entreprise ou qu'on baisse vos salaires pour sauver vos emplois?" Cochez la bonne réponse... Et restez vigilants pour les prochaines manifs!






dimanche 26 janvier 2014

Moins de demandes de cartes de presse en 2013


La Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels vient de révéler ses statistiques pour l'année 2013. 
Premier constat: la baisse nationale du nombre de cartes de presse. 36 823 cartes ont été délivrées l'année dernière contre 37 012 en 2012. Soit presque deux cents de moins.  Une constance dans la diminution donc, puisque, malgré un rebond en 2012, le nombre "d'encartés" baisse régulièrement depuis cinq ans, après le pic enregistré en 2009 avec 37 309 cartes.
Cette diminution se constate tout particulièrement sur les premières demandes. La commission a octroyé 1 716 premières cartes en 2013, contre 1 993 en 2012 et 2162 en 2006, il y a à peine sept ans.
C'est un indice fort de la situation de la profession, d'autant qu'il se conjugue avec une précarisation de plus en plus importante. Le nombre de pigistes, CDD (contrats à durée déterminée) et chômeurs représente 25% de la totalité des cartes, mais surtout 66% des premières demandes, contre 61,5% l'année dernière.
Ces statistiques confirment également la féminisation de la profession puisque 46% des journalistes sont désormais des femmes, contre 45,75% l'an passé.
Il est encore trop tôt pour connaître le détail du nombre de cartes région par région. On saura autour du mois de juin si le nombre total de cartes a progressé ou diminué à La Réunion, où il était de 231 en 2012.

A La Réunion, ce que l'on peut déjà dire, c'est qu'il y a eu, comme au niveau national, moins de premières demandes, avec 14 dossiers contre 17 en 2012, avec une égalité totale entre hommes et femmes (7 chacun). Onze nouvelles cartes ont été attribuées (contre quinze l'année précédente), une a été refusée et deux dossiers sont toujours en examen.

Le bureau du SNJ 974

jeudi 11 juillet 2013

231 journalistes cartés à La Réunion


L’île de La Réunion compte officiellement 231 journalistes titulaires d’une carte de presse, selon les statistiques 2012 de la CCIJP (Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels). Ce chiffre confirme le tassement du nombre de journalistes cartés, après une forte progression dans la première décennie 2000 : 160 en 2002, 206 en 2008, 227 en 2010, 228 cartes en 2011.
Deux autres données ressortent à la lecture de ces statistiques à la Réunion. Les mêmes que dans le reste du pays. D'abord, la féminisation  de la profession. En 2008, 50 cartes avaient été attribuées à des  femmes, soit 24,27% du total, contre 86 en 2012, soit une proportion de 37,23%. Enfin, autre notion importante, et inquiétante: la précarisation du métier. En 2002, les pigistes ou CDD représentaient 5,62% des cartes délivrées, ils sont désormais 14%.
Les journalistes « cartés » se répartissaient ainsi en 2012:
- 128 en presse écrite dont 59 au JIR, 53 au Quotidien, 5 à Témoignages et 11 en presse magazine.
- 99 dans l'audiovisuel dont 76 à Réunion 1ère (pigistes compris), 19 à Antenne Réunion, 3 à Freedom et 1 à Festival. 
- 2 autres pigistes. 
- 2 non localisés. 

Le SNJ rappelle que la carte de presse est un outil pour faire reconnaître son statut et se voir appliquer les droits de la profession. Il est donc indispensable de la demander dès l’obtention des trois premières fiches de paie.

Le bureau du SNJ





samedi 25 mai 2013

A Réunion 1ère, votez le 4 juin pour le SNJ !


Suzette Emma
Jean-Claude Toihir
Thierry Chapuis
      
Les élections professionnelles de Réunion 1ère auront lieu le 4 juin. Le Syndicat national des journalistes présente des candidats au comité d'entreprise (CE) et chez les délégués du personnel (DP). Car le SNJ, premier syndicat de journalistes en France, est le mieux placé pour défendre le statut et le droit d'informer, au moment où le service public audiovisuel vit un tournant technologique.

Le SNJ s’est assez engagé pour le développement multimédia pour ne pas être accusé aujourd’hui d’être "passéiste" ou "rétrograde". Les journalistes rechignent rarement aux surcharges de travail quand l’actualité l’exige. Mais ils ne veulent pas faire de l’abattage d’infos multi-supports, sans choix ni réflexion, "à effectifs constants" avec la précarité comme seul stimulant. 
Les élus SNJ se battent pour un meilleur service public et contre le mélange des genres: divertissement, communication, commerce, etc. Ils plaident pour l’attribution de la carte aux journalistes des nouveaux médias : Internet, mobiles, etc.  

Le SNJ appelle à une véritable réflexion sur la précarité et l’emploi. Cela donnerait enfin une visibilité à de nombreux jeunes ou de moins jeunes journalistes qui enchaînent depuis trop longtemps les petits contrats. Le SNJ insiste pour des règles claires qui évitent de reproduire à l’avenir une telle précarité.

Pour les pigistes, le SNJ a œuvré pour un bon accord avec une importante revalorisation du barème des piges et la reconnaissance de l’ancienneté. Certes aujourd’hui la direction et les services de paie se font tirer l’oreille particulièrement pour l’outremer, mais le SNJ ne laissera pas la situation se dégrader inéluctablement. Le SNJ reste (parfois seul) aux côtés des précaires dans ce combat de tous les jours, un combat de plus en plus difficile. Les élus SNJ soutiennent les journalistes victimes de la précarité. Nous présentons des candidat(e)s concerné(e)s car eux-mêmes en situation de précarité. 


Nous présentons 7 candidats pour chaque instance: 4 titulaires et 3 suppléants.
En CE. Titulaires: Suzette Emma, Sophie Person, Antoine Garnier, Pierre Comorassamy.
              Suppléants: Thierry Chapuis, Jean-Claude Toihir, Danièle Géronimi-Dambreville.
En DP. Titulaires: Jean-Claude Toihir, Danièle Géronimi-Dambreville, Thierry Chapuis, Sophie                  Person. Suppléants: Antoine Garnier, Pierre Comorassamy, Suzette Emma.
Sophie Person

Le SNJ n’est pas un syndicat corporatiste pour le plaisir de l’être. Nous faisons un métier différent.


VOTER SNJ, C’EST DEFENDRE CETTE DIFFERENCE !

mardi 21 février 2012

Un journaliste n'est pas un auto entrepreneur!

Ce communiqué date du mois de novembre dernier, la réalité qu'il décrit est malheureusement toujours d'actualité.  


Comme chaque année, le Syndicat national des journalistes participe à la journée mondiale « Stand up for journalism » organisée par la Fédération internationale des journalistes. Sur ce thème « Debout pour la défense du journalisme », le SNJ 974 rappelle à tous les journalistes et tous leurs employeurs que le statut d’auto-entrepreneur n’est pas compatible avec l’exercice de la profession. Ce statut envisagé pour des collaborateurs rémunérés à la pige prive ces derniers de nombreuses garanties notamment en cas d’accident, de maladie, de rupture de contrat, et leur dénie toute protection face aux pressions sur l’information. Il les prive également de carte de presse.
A La Réunion, de nombreux employeurs effectuent un véritable chantage du type « Je vous emploie comme journaliste, mais vous vous déclarez indépendant (ou auto-entrepreneur) ». En suggérant que les journalistes, souvent jeunes et inexpérimentés, doivent payer eux-mêmes les assurances de santé et de retraite. Dans la pratique, ceux-ci n’ont pas les moyens de s’assurer et il s’agit tout simplement de travail dissimulé, puni par la loi.
Le SNJ 974 s’élève vigoureusement contre ces pratiques et avertit qu’il n’hésitera pas à transmettre aux organismes sociaux et à l’inspection du travail les noms de ces pseudo-employeurs. Le SNJ 974 invite les media -particulièrement ceux du service public- à refuser programmes et collaborations à caractère journalistique réalisés par des sociétés de production faisant travailler des auto-entrepreneurs, au lieu de salarier des journalistes. Il invite tous les journalistes confrontés à ce dilemme à consulter le site www.snj.fr et à se faire connaître à la section SNJ de la Réunion (snjreunion@orange.fr).
Fait à Saint-Denis de La Réunion, le 4 novembre 2011.
La section Réunion du SNJ