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mardi 19 septembre 2017

Non aux ordonnances Macron!

Le SNJ était déjà dans la rue le 12 septembre dernier. (Photo DR)

Grosses ou petites entreprises, peu importe. Les patrons de presse ont déjà pris de détestables habitudes: empêcher les journalistes d'êtres salariés, les faire travailler jusqu'au burn-out, baisser volontairement leurs cotisations (et leurs futures retraites), les obliger à utiliser des voitures personnelles sans indemnisation décente... Les ordonnances Macron leur permettront d'amplifier le chantage à l'emploi ("si vous ne renoncez pas à vos RTT l'entreprise devra fermer"). Lorsque ces ordonnances seront appliquées, chaque entreprise pourra imposer une augmentation du temps de travail, la suppression de certaines primes... Le contrat de travail ne vaudra plus rien.
Voulez-vous subir cela?
Le SNJ refuse ce retour au XIXe siècle et vous encourage à participer à la journée nationale d'action de ce jeudi 21 septembre à La Réunion, avec nos camarades de l'union syndicale Solidaires. Rendez-vous à partir de 9h30 au Petit Marché à Saint-Denis, pour défiler jusqu'à la préfecture. Le SNJ appelle tous les journalistes à faire grève.



mardi 26 avril 2016

La loi Travail ne doit pas être votée!

Tous en grève et en manifestation jeudi matin


Chez les journalistes, on expérimente déjà ce que va provoquer la "loi Travail" ou "loi El Khomri" si elle est votée. En ce mois d'avril 2016, deux entreprises de presse réunionnaise suppriment des postes et tentent de remplacer des journalistes salariés par des jeunes, qui ne seront plus salariés mais "payés sur facture", c'est-à-dire auto-entrepreneurs forcés. Sans droit aux remboursements de santé, encore moins aux prestations de chômage ou au moindre congé de maternité. Voilà le "progrès" que nous annonce la loi "El Khomri" qui fait rêver à des emplois en facilitant les licenciements.
Le SNJ s'indigne évidemment de cette scandaleuse manipulation, et invite tous les journalistes (et tous les autres citoyens) à manifester ce jeudi 28 avril à partir de 9 heures. Rendez-vous devant la préfecture à Saint-Denis, ou devant le jardin de la plage à Saint-Pierre (défilé jusqu'à la mairie). Nous invitons également tous les journalistes à faire grève ce jeudi (http://www.solidaires.org/-Retrait-de-la-loi-Travail-)... sauf bien sûr ceux et celles dont la situation précaire ne le permet pas.

Le SNJ-Réunion océan Indien vous propose également d'écrire à nos députés, censés défendre nos droits et nous représenter. Voici une lettre-type que vous pouvez leur envoyer; les adresses figurent ci-dessous.

Madame la Députée, Monsieur le Député,
J’ai lu le projet de loi dite « El Khomri » qui modifiera le Code du travail. Les rédacteurs de ce texte savent-ils ce que c’est que de travailler dans une entreprise ? De se retrouver au chômage ? Comment peuvent-ils imaginer une seconde qu’en facilitant les licenciements, vous allez améliorer l’emploi en France ? N’avez-vous pas compris que si un employeur licencie une personne, il la remplacera au mieux par un salarié, ou par deux payés moitié moins ? Je ne comprendrai pas votre aveuglement si vous votez ce texte, et je m’en souviendrai lors des prochaines élections.
Cordialement,

A noter dès maintenant sur vos agendas: venez défiler le 1er mai à Saint-Denis pour soutenir les salariés du Journal de l'île de La Réunion, actuellement en redressement judiciaire.

jeudi 7 avril 2016

Mobilisation samedi contre la loi licenciements


Le SNJ appelle les journalistes à participer aux manifestations du 9 avril pour le retrait total du projet de loi El Khomri, nocif pour le droit du travail et les salariés.
Les quelques « mesurettes » concédées sous la pression des premières manifestations n’ont pas changé l’esprit du texte, qui continue à remettre en cause la hiérarchie des normes dans la négociation collective, ce qui revient à donner les moyens aux employeurs de détricoter progressivement le Code du travail. Possibilité de licencier sans démontrer les difficultés économiques, possibilité de contourner les syndicats en organisant des référendums, possibilité par accord d'imposer aux salariés une baisse de leur salaire et une augmentation de leur temps de travail, la liste est longue des reculs sociaux dont le gouvernement entend faire cadeau à nos chers patrons !

Qui peut croire à l’idée que faciliter les licenciements collectifs ou individuels, facilitera les embauches ? Ce sera au contraire une extension à tous les salariés d'une situation déjà trop connue chez les journalistes. On licencie un(e) journaliste permanent(e) pour le/la remplacer par un(e) ou deux pigistes. Puis on fait du chantage: si tu veux garder ton boulot, inscris-toi comme indépendant ou comme auto-entrepreneur. Avec des revenus si bas qu'il est impossible de payer ses cotisations maladie et retraite, sans parler du congé de maternité. Et le tour est joué! Désormais tous les salariés seront soumis aux mêmes chantages.

Cette loi Travail est une loi licenciements !

Rendez-vous samedi 9 avril à partir de 9 heures devant la préfecture à Saint-Denis, et à partir de 14 heures sur le front de mer de Saint-Pierre. Le SNJ, membre de l'Union syndicale Solidaires, appelle tous les journalistes à y participer.



dimanche 20 mars 2016

Tous en grève jeudi 31 mars contre le projet El Khomri !

Manifestation à Saint-Denis (RDV 9 h au Petit-Marché)
Manifestation à Saint-Pierre (RDV 9h mairie)


Le 31 mars 2016, les organisations syndicales FO, CGTR, FSU, Solidaires et UNEF de La Réunion exigent le retrait de la loi EL KHOMRI et appellent à la mobilisation de tous les salariés du  public et du privé, chômeurs, retraités, étudiants et lycéens.

Après le Pacte de Responsabilité qui exonère le patronat de 41 milliards de cotisations sociales et fiscales et s'accompagne de 50 milliards de baisse des dépenses publiques, le travail du dimanche, la faiblesse des salaires, le gouvernement entend détruire le Code du Travail.

Ce projet de loi prévoit qu’un accord d’entreprise puisse déroger à la Convention Collective et au Code du Travail au détriment des salariés. Il n’y aurait donc plus de garanties ni protections collectives nationales en matière de temps de travail et de rémunération des heures supplémentaires. Chaque entreprise ferait alors sa "loi" et pourrait définir ses propres règles.

La hiérarchie des normes et le principe de faveur, qui constituent le socle des conquêtes sociales arrachées depuis plus d’un siècle, seraient détruits. Les salariés et leurs organisations syndicales seraient livrés, entreprise par entreprise, à l’arbitraire patronal.

La hiérarchie des normes protège les droits des salariés. En effet, elle prévoit que:
·                              une convention collective nationale (CCN) définissant les droits des salariés ne puisse qu’améliorer le Code du Travail ;
·                              un accord de branche ne puisse qu’améliorer la CCN ;
·                              un accord d’entreprise ne puisse qu’améliorer l’accord de branche
·                              un contrat de travail ne puisse qu’améliorer un accord d’entreprise.

Quant au principe de faveur, il prévoit que c’est la règle la plus favorable aux salariés qui s’applique lorsque plusieurs textes sont en concurrence.

C’est, entre autre cela que veut mettre à bas le gouvernement !
Celui-ci entend également autoriser voire inciter les licenciements sans motif, donnant carte blanche aux employeurs pour faire la loi chez eux et imposer leurs diktats aux salariés.

Les patrons seraient autorisés à licencier ou à baisser les salaires pour gagner des marchés ou rendre l’entreprise plus "compétitive", même en l’absence de difficultés économiques.

La voix de la majorité syndicale, la démocratie syndicale seraient bafouées par le référendum dans l’entreprise.

Aujourd’hui, le monde du travail et la jeunesse sont en danger.
Ce projet ne créera pas d'emplois, au contraire !

TOUS ENSEMBLE, ORGANISONS LA RIPOSTE
EXIGEONS LE RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI !

QUELLES SERAIENT LES CONSEQUENCES POUR LES SALARIES ?

Ø    Possibilité de 12 h de travail par jour et 60 h par semaine
Ø    Modulation du temps de travail jusqu'à 3 ans, et heures supplémentaires sous payées voire pas payées du tout mais seulement compensées
Ø    Des CDD sur des emplois permanents au lieu des CDI !!!
Ø    Licenciement pour motif personnel et non plus économique si un salarié refuse une baisse de salaire ou une modification de son contrat de travail
Ø    Barème indicatif des indemnités de licenciement
Ø    Fin des accords à durée illimitée (ainsi les droits et garanties acquis par les salariés pourraient constamment être remis en cause)

Ø    Référendum dans les entreprises pour imposer des accords et contourner les syndicats majoritaires qui s’y opposent