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mardi 19 septembre 2017

Non aux ordonnances Macron!

Le SNJ était déjà dans la rue le 12 septembre dernier. (Photo DR)

Grosses ou petites entreprises, peu importe. Les patrons de presse ont déjà pris de détestables habitudes: empêcher les journalistes d'êtres salariés, les faire travailler jusqu'au burn-out, baisser volontairement leurs cotisations (et leurs futures retraites), les obliger à utiliser des voitures personnelles sans indemnisation décente... Les ordonnances Macron leur permettront d'amplifier le chantage à l'emploi ("si vous ne renoncez pas à vos RTT l'entreprise devra fermer"). Lorsque ces ordonnances seront appliquées, chaque entreprise pourra imposer une augmentation du temps de travail, la suppression de certaines primes... Le contrat de travail ne vaudra plus rien.
Voulez-vous subir cela?
Le SNJ refuse ce retour au XIXe siècle et vous encourage à participer à la journée nationale d'action de ce jeudi 21 septembre à La Réunion, avec nos camarades de l'union syndicale Solidaires. Rendez-vous à partir de 9h30 au Petit Marché à Saint-Denis, pour défiler jusqu'à la préfecture. Le SNJ appelle tous les journalistes à faire grève.



jeudi 23 juin 2016

Contre la loi Travail: nous y étions et nous persistons

Le SNJ était ce jeudi matin devant les locaux du Medef (Sainte-Marie) pour redire son opposition à la loi Travail. Contrairement à l'objectif annoncé, cette loi ne va pas favoriser l'emploi, mais faciliter les licenciements. Or nous savons déjà combien il est facile de licencier des journalistes (et tous les autres salariés) sous les prétextes les plus divers et les plus malhonnêtes. Ensuite il est facile de les remplacer par des stagiaires ou des auto-entrepreneurs forcés. Ne lâchons pas l'affaire!

mardi 14 juin 2016

Contre la loi Travail: nous y étions!

Journalistes et collègues de la presse: tous ensemble! (photo DR)
Ce n'est pas parce que nous sommes minoritaires que nous avons tort. Voilà ce que nous nous répétons à chaque fois que nous ne sommes que quelques journalistes à manifester contre la loi Travail. On vous a déjà répété combien cette loi est dangereuse (voir nos précédents posts). Alors pour ce mardi 14 juin, on va juste vous montrer que nous étions contents de défiler dans les rues de Saint-Denis avec nos camarades de la section Solidaires-médias du Quotidien de La Réunion. Nous n'étions qu'une poignée de journalistes du SNJ, mais convaincus que c'est le levain (minoritaire) qui fait lever la pâte (la masse). Alors, on vous dit: à la prochaine, on vous attend!

(Photo Patrick Georget)

(Photo Patrick Georget)

jeudi 9 juin 2016

Non à la dangereuse loi Travail! Manifestons tous mardi!


Ne nous laissons pas berner pas des discours pseudo-conciliants du gouvernement. La loi Travail (ou loi El Khomri) n'a rien perdu de son venin. Même après quelques adoucissements obtenus par la négociation, cette loi garde son objectif: favoriser les licenciements sous prétexte d'améliorer l'emploi.
Or les journalistes sont aussi menacés que les autres professions:
- La négociation d'entreprise pourra primer sur le contrat de travail. Autrement dit, dans les entreprises en difficulté (c'est-à-dire dans presque toute la presse) l'employeur pourra décider de supprimer des primes ou modifier la fonction des journalistes sans leur accord. Les mécontents seront licenciés.
- Pour qu'un accord d'entreprise (prévoyant par exemple les droits d'auteur ou des primes) soit valable, il devra être signé par des syndicats représentant 50% des salariés, ce qui est rare dans nos entreprises. Eh oui, car beaucoup de salariés ont peur de se faire remarquer simplement en votant!
- Faute d'accord avec les syndicats représentant 50% des salariés, avec cette loi, le patron pourra organiser un référendum à la demande des syndicats moins représentatifs (30%). Imaginez par exemple que l'employeur veuille un accord pour baisser tous les salaires (malgré le refus d'éventuels syndicats majoritaires). La question pourra être "Préférez-vous baisser votre salaire ou garder votre emploi?". Vous devinez la réponse... Et tout le monde verra son salaire baisser.
- Les heures supplémentaires seront moins payées. Ne croyez surtout pas que les journalistes ne sont pas concernés. Car même si nous effectuons beaucoup d'heures sup' non rémunérées, notre convention collective dit que nous pouvons les récupérer afin de ne pas dépasser le temps légal de travail. Grâce à cette disposition, certains journalistes ont obtenu au tribunal le paiement de leurs heures supplémentaires. Eh oui!
- Si nos employeurs peuvent nous licencier plus facilement, ils n'embaucheront pas plus de journalistes. Ils recruteront à notre place des stagiaires, des auto-entrepreneurs... bref des jeunes (ou moins jeunes) motivés, bosseurs... qui feront le travail d'un journaliste sans en avoir le salaire.

Alors n'hésitez pas: venez manifester mardi 14 juin à partir de 9 heures à Saint-Denis. Rendez-vous au Petit-Marché pour un défilé jusqu'à la préfecture. Le SNJ y sera avec l'union syndicale Solidaires.

Et n'hésitez pas à faire grève! Ne vous laissez pas culpabiliser par ceux qui clament qu'"il faut savoir arrêter une grève". Il faut avant tout savoir annuler les dangereux projets de loi!


Pour en savoir plus:
- http://www.snj.fr/article/contre-la-loi-travail-tous-%C3%A0-paris-mardi-14-juin-1537332589
- https://solidaires.org/-Retrait-de-la-loi-Travail-
- http://www.huffingtonpost.fr/2016/05/10/loi-travail-el-khomri-493-entreprise-emploi-chomage_n_9883342.html
- http://snj.fr/article/violences-polici%C3%A8res-les-syndicats-de-journalistes-re%C3%A7us-par-le-ministre-de-l%E2%80%99int%C3%A9rieur-1214459478
- http://www.clicanoo.re/526155-loi-el-khomri-l-intersyndicale-en-ordre-de-marche-pour-le-14-juin.html

jeudi 28 avril 2016

D'une manif à l'autre: rendez-vous dimanche 1er mai!

Le SNJ avec les camarades de l'union syndicale Solidaires.
Les manifestations de ce jeudi 28 avril étaient peu fournies, mais le SNJ ne se décourage pas. Notre conviction est faite: la loi Travail ne peut qu'aggraver la situation de l'emploi, contrairement à ce que prétend la propagande gouvernementale. Nos employeurs meurent d'envie de supprimer nos RTT, baisser nos salaires... tout en exigeant toujours plus de compétences de la part des jeunes journalistes.
Nous ne devons pas laisser passer ça!

Nous invitons tous les journalistes et tous les autres citoyens à manifester dimanche matin 1er mai avec nous, derrière la banderole "Soutien aux salariés du JIR". Rendez-vous à partir de 9 heures au jardin de l'Etat (Saint-Denis).




Le SNJ-Réunion océan Indien vous propose toujours d'écrire à nos députés, censés défendre nos droits et nous représenter. Voici une lettre-type que vous pouvez leur envoyer; les adresses figurent ci-dessous.

Madame la Députée, Monsieur le Député,
J’ai lu le projet de loi dite « El Khomri » qui modifiera le Code du travail. Les rédacteurs de ce texte savent-ils ce que c’est que de travailler dans une entreprise ? De se retrouver au chômage ? Comment peuvent-ils imaginer une seconde qu’en facilitant les licenciements, vous allez améliorer l’emploi en France ? N’avez-vous pas compris que si un employeur licencie une personne, il la remplacera au mieux par un salarié, ou par deux payés moitié moins ? Je ne comprendrai pas votre aveuglement si vous votez ce texte, et je m’en souviendrai lors des prochaines élections.
Cordialement,



mardi 26 avril 2016

La loi Travail ne doit pas être votée!

Tous en grève et en manifestation jeudi matin


Chez les journalistes, on expérimente déjà ce que va provoquer la "loi Travail" ou "loi El Khomri" si elle est votée. En ce mois d'avril 2016, deux entreprises de presse réunionnaise suppriment des postes et tentent de remplacer des journalistes salariés par des jeunes, qui ne seront plus salariés mais "payés sur facture", c'est-à-dire auto-entrepreneurs forcés. Sans droit aux remboursements de santé, encore moins aux prestations de chômage ou au moindre congé de maternité. Voilà le "progrès" que nous annonce la loi "El Khomri" qui fait rêver à des emplois en facilitant les licenciements.
Le SNJ s'indigne évidemment de cette scandaleuse manipulation, et invite tous les journalistes (et tous les autres citoyens) à manifester ce jeudi 28 avril à partir de 9 heures. Rendez-vous devant la préfecture à Saint-Denis, ou devant le jardin de la plage à Saint-Pierre (défilé jusqu'à la mairie). Nous invitons également tous les journalistes à faire grève ce jeudi (http://www.solidaires.org/-Retrait-de-la-loi-Travail-)... sauf bien sûr ceux et celles dont la situation précaire ne le permet pas.

Le SNJ-Réunion océan Indien vous propose également d'écrire à nos députés, censés défendre nos droits et nous représenter. Voici une lettre-type que vous pouvez leur envoyer; les adresses figurent ci-dessous.

Madame la Députée, Monsieur le Député,
J’ai lu le projet de loi dite « El Khomri » qui modifiera le Code du travail. Les rédacteurs de ce texte savent-ils ce que c’est que de travailler dans une entreprise ? De se retrouver au chômage ? Comment peuvent-ils imaginer une seconde qu’en facilitant les licenciements, vous allez améliorer l’emploi en France ? N’avez-vous pas compris que si un employeur licencie une personne, il la remplacera au mieux par un salarié, ou par deux payés moitié moins ? Je ne comprendrai pas votre aveuglement si vous votez ce texte, et je m’en souviendrai lors des prochaines élections.
Cordialement,

A noter dès maintenant sur vos agendas: venez défiler le 1er mai à Saint-Denis pour soutenir les salariés du Journal de l'île de La Réunion, actuellement en redressement judiciaire.

dimanche 10 avril 2016

Tous contre le projet de loi Travail!

Samedi matin, au rassemblement devant la préfecture de Saint-Denis. (Photo DR)
Le Syndicat national des journalistes a participé samedi aux manifestations contre le projet de loi Travail (projet El Khomri). A Saint-Denis, nous avons pris la parole sur deux thèmes:
1. Le monde des médias est le laboratoire d'expérimentation de ce projet de loi qui prétend améliorer l'emploi en favorisant les licenciements. Chez les journalistes nous savons déjà comment un employeur peut remplacer une personne par deux personnes deux fois moins payées. Et nous savons aussi que ces personnes (salariés à temps partiel, pigistes, intermittents...) peuvent ensuite être remplacées par d'autres personnes qui subiront le chantage suivant: "Si tu veux du boulot, tu t'inscris en indépendant ou comme auto-entrepreneur, et tu fais des factures". Adieu les cotisations sociales, le droit au congé de maternité, à la retraite, aux allocations de chômage... Lire également notre site national.
2. La presse est en danger, il faut la soutenir. C'est actuellement le Journal de l'île de La Réunion qui est en redressement judiciaire, mais les difficultés touchent tous les médias. Nous comptons sur l'ensemble du mouvement syndical pour nous soutenir. Première consigne: si vous aimez la presse écrite, achetez-la pour la faire vivre!

Le SNJ appelle tous les journalistes à participer à toutes les actions contre le projet de loi Travail. 

jeudi 7 avril 2016

Mobilisation samedi contre la loi licenciements


Le SNJ appelle les journalistes à participer aux manifestations du 9 avril pour le retrait total du projet de loi El Khomri, nocif pour le droit du travail et les salariés.
Les quelques « mesurettes » concédées sous la pression des premières manifestations n’ont pas changé l’esprit du texte, qui continue à remettre en cause la hiérarchie des normes dans la négociation collective, ce qui revient à donner les moyens aux employeurs de détricoter progressivement le Code du travail. Possibilité de licencier sans démontrer les difficultés économiques, possibilité de contourner les syndicats en organisant des référendums, possibilité par accord d'imposer aux salariés une baisse de leur salaire et une augmentation de leur temps de travail, la liste est longue des reculs sociaux dont le gouvernement entend faire cadeau à nos chers patrons !

Qui peut croire à l’idée que faciliter les licenciements collectifs ou individuels, facilitera les embauches ? Ce sera au contraire une extension à tous les salariés d'une situation déjà trop connue chez les journalistes. On licencie un(e) journaliste permanent(e) pour le/la remplacer par un(e) ou deux pigistes. Puis on fait du chantage: si tu veux garder ton boulot, inscris-toi comme indépendant ou comme auto-entrepreneur. Avec des revenus si bas qu'il est impossible de payer ses cotisations maladie et retraite, sans parler du congé de maternité. Et le tour est joué! Désormais tous les salariés seront soumis aux mêmes chantages.

Cette loi Travail est une loi licenciements !

Rendez-vous samedi 9 avril à partir de 9 heures devant la préfecture à Saint-Denis, et à partir de 14 heures sur le front de mer de Saint-Pierre. Le SNJ, membre de l'Union syndicale Solidaires, appelle tous les journalistes à y participer.