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mardi 14 novembre 2017

Ordonnances Macron: il faut dire non!

Le SNJ 974 était dans la rue ce jeudi matin pour contester les ordonnances Macron.
"Si tu veux garder ton boulot, renonce à ton 13e mois ou à ta prime d'ancienneté". Voilà ce qui attend les journalistes si les ordonnances Macron sont appliquées: chaque employeur pourra utiliser le prétexte de difficultés économiques pour imposer ce chantage. Car la Convention collective nationale du travail des journalistes garantit actuellement ces droits à tous les journalistes. Avec les ordonnances Macron, les patrons pourront la contourner en faisant signer un accord d'entreprise moins-disant, y compris grâce à un référendum. Vu les chantages déjà exercés sur les salariés de manière plus ou moins subtile (au SNJ, nous avons de nombreux témoignages), chaque journaliste de La Réunion peut désormais craindre pour ses revenus et ceux de sa famille. Quand on sait que beaucoup de journalistes gagnent moins de 1800 euros net par mois, cette perspective ne peut que nous inquiéter.
C'est pourquoi, avec l'union syndicale Solidaires, nous appelons à participer à la grève et aux manifestations de ce jeudi 16 novembre 2017. Rendez-vous à partir de 9 heures au Petit Marché à Saint-Denis. Voir également l'appel national de Solidaires.


mardi 14 juin 2016

Contre la loi Travail: nous y étions!

Journalistes et collègues de la presse: tous ensemble! (photo DR)
Ce n'est pas parce que nous sommes minoritaires que nous avons tort. Voilà ce que nous nous répétons à chaque fois que nous ne sommes que quelques journalistes à manifester contre la loi Travail. On vous a déjà répété combien cette loi est dangereuse (voir nos précédents posts). Alors pour ce mardi 14 juin, on va juste vous montrer que nous étions contents de défiler dans les rues de Saint-Denis avec nos camarades de la section Solidaires-médias du Quotidien de La Réunion. Nous n'étions qu'une poignée de journalistes du SNJ, mais convaincus que c'est le levain (minoritaire) qui fait lever la pâte (la masse). Alors, on vous dit: à la prochaine, on vous attend!

(Photo Patrick Georget)

(Photo Patrick Georget)

jeudi 9 juin 2016

Non à la dangereuse loi Travail! Manifestons tous mardi!


Ne nous laissons pas berner pas des discours pseudo-conciliants du gouvernement. La loi Travail (ou loi El Khomri) n'a rien perdu de son venin. Même après quelques adoucissements obtenus par la négociation, cette loi garde son objectif: favoriser les licenciements sous prétexte d'améliorer l'emploi.
Or les journalistes sont aussi menacés que les autres professions:
- La négociation d'entreprise pourra primer sur le contrat de travail. Autrement dit, dans les entreprises en difficulté (c'est-à-dire dans presque toute la presse) l'employeur pourra décider de supprimer des primes ou modifier la fonction des journalistes sans leur accord. Les mécontents seront licenciés.
- Pour qu'un accord d'entreprise (prévoyant par exemple les droits d'auteur ou des primes) soit valable, il devra être signé par des syndicats représentant 50% des salariés, ce qui est rare dans nos entreprises. Eh oui, car beaucoup de salariés ont peur de se faire remarquer simplement en votant!
- Faute d'accord avec les syndicats représentant 50% des salariés, avec cette loi, le patron pourra organiser un référendum à la demande des syndicats moins représentatifs (30%). Imaginez par exemple que l'employeur veuille un accord pour baisser tous les salaires (malgré le refus d'éventuels syndicats majoritaires). La question pourra être "Préférez-vous baisser votre salaire ou garder votre emploi?". Vous devinez la réponse... Et tout le monde verra son salaire baisser.
- Les heures supplémentaires seront moins payées. Ne croyez surtout pas que les journalistes ne sont pas concernés. Car même si nous effectuons beaucoup d'heures sup' non rémunérées, notre convention collective dit que nous pouvons les récupérer afin de ne pas dépasser le temps légal de travail. Grâce à cette disposition, certains journalistes ont obtenu au tribunal le paiement de leurs heures supplémentaires. Eh oui!
- Si nos employeurs peuvent nous licencier plus facilement, ils n'embaucheront pas plus de journalistes. Ils recruteront à notre place des stagiaires, des auto-entrepreneurs... bref des jeunes (ou moins jeunes) motivés, bosseurs... qui feront le travail d'un journaliste sans en avoir le salaire.

Alors n'hésitez pas: venez manifester mardi 14 juin à partir de 9 heures à Saint-Denis. Rendez-vous au Petit-Marché pour un défilé jusqu'à la préfecture. Le SNJ y sera avec l'union syndicale Solidaires.

Et n'hésitez pas à faire grève! Ne vous laissez pas culpabiliser par ceux qui clament qu'"il faut savoir arrêter une grève". Il faut avant tout savoir annuler les dangereux projets de loi!


Pour en savoir plus:
http://www.snj.fr/article/contre-la-loi-travail-tous-%C3%A0-paris-mardi-14-juin-1537332589
https://solidaires.org/-Retrait-de-la-loi-Travail-
http://www.huffingtonpost.fr/2016/05/10/loi-travail-el-khomri-493-entreprise-emploi-chomage_n_9883342.html
http://snj.fr/article/violences-polici%C3%A8res-les-syndicats-de-journalistes-re%C3%A7us-par-le-ministre-de-l%E2%80%99int%C3%A9rieur-1214459478
http://www.clicanoo.re/526155-loi-el-khomri-l-intersyndicale-en-ordre-de-marche-pour-le-14-juin.html

jeudi 28 avril 2016

D'une manif à l'autre: rendez-vous dimanche 1er mai!

Le SNJ avec les camarades de l'union syndicale Solidaires.
Les manifestations de ce jeudi 28 avril étaient peu fournies, mais le SNJ ne se décourage pas. Notre conviction est faite: la loi Travail ne peut qu'aggraver la situation de l'emploi, contrairement à ce que prétend la propagande gouvernementale. Nos employeurs meurent d'envie de supprimer nos RTT, baisser nos salaires... tout en exigeant toujours plus de compétences de la part des jeunes journalistes.
Nous ne devons pas laisser passer ça!

Nous invitons tous les journalistes et tous les autres citoyens à manifester dimanche matin 1er mai avec nous, derrière la banderole "Soutien aux salariés du JIR". Rendez-vous à partir de 9 heures au jardin de l'Etat (Saint-Denis).




Le SNJ-Réunion océan Indien vous propose toujours d'écrire à nos députés, censés défendre nos droits et nous représenter. Voici une lettre-type que vous pouvez leur envoyer; les adresses figurent ci-dessous.

Madame la Députée, Monsieur le Député,
J’ai lu le projet de loi dite « El Khomri » qui modifiera le Code du travail. Les rédacteurs de ce texte savent-ils ce que c’est que de travailler dans une entreprise ? De se retrouver au chômage ? Comment peuvent-ils imaginer une seconde qu’en facilitant les licenciements, vous allez améliorer l’emploi en France ? N’avez-vous pas compris que si un employeur licencie une personne, il la remplacera au mieux par un salarié, ou par deux payés moitié moins ? Je ne comprendrai pas votre aveuglement si vous votez ce texte, et je m’en souviendrai lors des prochaines élections.
Cordialement,



mardi 26 novembre 2013

Prime Cospar : débrayage réussi au JIR

C’est une première depuis plus de 20 ans au Journal de l’île. Une vingtaine de salariés ont participé ce mardi 26 novembre à un débrayage de 59 minutes, en fin de matinée, au bas de l’immeuble Cadjee qui abrite les locaux du journal à Sainte-Clotilde.
Ce mouvement avait été voté vendredi dernier en assemblée générale, afin de concrétiser l'inquiétude légitime des salariés quant à leur demande d’intégration de la prime Cospar aux salaires. Sur 183 salariés du JIR, 117 perçoivent actuellement cette prime qui est vouée à disparaître au 31 décembre 2013. Ce débrayage, initié par le collectif « Cospar  –  117 sacrifiés », a été soutenu par le SNJ 974, l’union syndicale Solidaires 974 et la CGTR Nord. Le SNJ appelle les salariés du JIR à participer à la grève et à la manifestation organisées vendredi 29 novembre à Saint-Denis par l’intersyndicale, pour l’intégration du bonus Cospar dans les salaires dans toutes les entreprises privées.

Collectif « Cospar – 117 sacrifiés »

Véronique Hummel, secrétaire du SNJ 974

mercredi 11 septembre 2013

Le SNJ 974 était dans la rue pour nos retraites

Départ au jardin de l'Etat.

Nous étions sept manifestants du SNJ dans la manifestation ce mardi 10 septembre pour demander une autre réforme des retraites... Nous aurions bien sûr préféré voir beaucoup plus de confrères/consoeurs pour défendre nos retraites, puisque la précarisation de nos métiers nous fragilise encore plus que d'autres professions (voir post ci-dessous). Environ 300 journalistes travaillent à La Réunion, mais tous ne bénéficient malheureusement pas de notre statut professionnel, et ont bien du mal à l'obtenir puisque beaucoup d'employeurs pratiquent un chantage plus ou moins subtil: "Si tu veux travailler, tu acceptes ce qu'on te propose".
Nous nous sommes joints ce mardi à la trentaine de camarades des différents syndicats de l'union Solidaires, au milieu d'un défilé qui comptait un millier de personnes à Saint-Denis. Restons optimistes: la prochaine fois, nous serons plus nombreux!

Le bureau du SNJ 974


dimanche 1 septembre 2013

Pour nos retraites, mobilisons-nous le 10 septembre


La "réforme" des retraites est une arnaque. Comment peut-on croire qu'on percevra une retraite après 43 ans de cotisations, alors que les générations actuelles n'obtiennent même pas un emploi à temps complet avant 25 ans? A supposer que ces journalistes aient constamment un travail, sans période de chômage ou d'auto-entreprenariat contraint, ils devront travailler jusqu'à 68 ans. Et nous savons qu'il s'agit là d'une situation trop rare pour être vraisemblable: la profession se précarise (voir notre article du 11 juillet ci-dessous); des médias refusent de salarier leurs journalistes en leur imposant un statut d'"indépendant". La plupart des journalistes devront travailler bien après 70 ans pour percevoir une retraite décente.
Contre cette arnaque, il y a des solutions, proposées par l'Union syndicale Solidaires: notamment une autre répartition des richesses, qui restituerait aux salariés une partie de la richesse qui va actuellement aux actionnaires (*). Les fortunes augmentent, certaines vont se cacher à l'étranger (voir notamment l'empire Hersant qui a bénéficié des subventions publiques pour la presse... avant de brader ses journaux, alors que son patron s'est exilé en Suisse pour payer moins d'impôts). Cette "réforme" des retraites enrichira ceux qui peuvent s'acheter des immeubles de rapport, et appauvrira tous ceux qui n'auront que leur retraite pour payer un logement.
Pour dire non à cette arnaque nationale, le Syndicat national des journalistes appelle à la grève et à la manifestation, mardi 10 septembre à partir de 9 heures au Jardin de l'Etat à Saint-Denis, avec l'union Solidaires, la CGTR, la FSU, FO et l'Unef.

Le bureau du SNJ 974


(*) Télécharger ici le document "Note mesures retraites def" : http://solidaires.org/article45500.html

Travailler plus longtemps, alors que les jeunes ne trouvent pas d'emploi?

Il n’y a malheureusement pas de surprise dans la réforme des retraites annoncée. Bâti sur un nouvel allongement de la durée de cotisation et une hausse des cotisations sociales, le projet de loi gouvernemental ne fait que prolonger la loi Fillon (2010), dans la continuité des mesures prises depuis 2003 pour « sauver le système de retraites par répartition ». Mais quelle est la logique de cette nouvelle réforme ? Faire travailler plus longtemps les salariés, alors que les jeunes ne trouvent pas d’emploi ? Un autre partage du travail doit être possible.
A raison d’un trimestre de plus à cotiser tous les trois ans à partir de 2020, il faudra 43 annuités aux admissibles de 2035 pour obtenir le taux plein et éviter la décote (-5% par annuité manquante, et jusqu’à -25%). L’hypocrisie de ce système, c’est qu’il conduira à une inéluctable baisse du niveau des retraites. Inéluctable, puisque l’entrée dans la vie active est de plus en plus tardive, compte tenu de la situation du marché de l’emploi, et la porte de sortie ouverte de plus en plus tôt par les patrons. A 55 ans, le plan seniors, c’est dehors !
Conséquence : si les nouveaux critères de prise en compte des trimestres cotisés (apprentis, étudiants, congés maternité) vont dans le bon sens, ce sont encore et toujours les salariés les moins bien payés, et aux carrières incomplètes (les femmes notamment), qui seront le plus pénalisés. Dans une situation où la moitié des salariés ne sont plus dans l’emploi au moment de faire valoir leurs droits à la retraite, où l’espérance de vie en bonne santé stagne, voire régresse, les projets du gouvernement sont inacceptables.
Particulièrement touchés par la crise, les journalistes figurent parmi les professions qui auront le plus à souffrir d’une réforme inéquitable. Car la précarité qui mine le secteur des médias renforce la difficulté pour les jeunes journalistes de trouver un emploi stable, et condamne la plupart des confrères à des carrières tardives et morcelées. Car derrière les salaires des « stars de l’info », les rémunérations sont indignes dans nombre de grilles salariales de la profession. Car les patrons de presse, qui ont su, de tous temps, transformer les clauses de cessions en plans de licenciements déguisés, usent et abusent de la rupture conventionnelle à tour de bras, pour pousser dehors les gêneurs, et les « trop vieux ».
Plus que de mesurettes financées en grande partie par les ménages, la pérennité du système de retraites par répartition doit reposer sur une autre répartition des richesses. Les exonérations de cotisations patronales, sans aucune contrepartie pour les entreprises, n’ont jusqu’à présent pas prouvé leur efficacité économique et sociale. En 2012, les dividendes versés par les entreprises du CAC 40 à leurs actionnaires ont atteint 40,9 milliards d’euros, en hausse de 5% ! La fraude fiscale représente 60 à 80 milliards d’euros de manque à gagner, par an, pour les caisses de l’Etat.
Pour changer la donne, la mobilisation interprofessionnelle est indispensable. Première organisation de la profession, le Syndicat National des Journalistes, membre fondateur de l’Union syndicale Solidaires, appelle dans toute la France l’ensemble de ses sections à soutenir toute forme de mobilisation inter-catégorielle. Le SNJ appelle l’ensemble des journalistes à participer massivement à la journée nationale d’actions, de grève et de manifestations, du mardi 10 septembre 2013.

mardi 9 octobre 2012

Journalistes des très petites entreprises, votez Solidaires pour voter SNJ!

Du 28 novembre au 12 décembre prochains, près de 3000 journalistes salariés dans des entreprises de moins de onze salariés seront amenés à voter, par Internet ou par correspondance, pour des organisations syndicales dans le cadre du premier scrutin TPE de l’histoire.
En votant pour l’union syndicale Solidaires, vous voterez pour le SNJ, première organisation syndicale de journalistes en France.
En votant Solidaires, vous donnerez la possibilité au SNJ de continuer à défendre les intérêts moraux et professionnels des journalistes lors des négociations nationales vous concernant : négociation de la convention collective nationale de travail des journalistes, négociations au niveau des branches professionnelles (sur les salaires, la formation, les journalistes rémunérés à la pige…).
Journalistes des très petites entreprises, si vous êtes inscrits à ce scrutin, vous devez déjà avoir reçu un courrier du ministère du Travail vous informant de cette élection. Vous pouvez également vérifier que vous êtes bien inscrits sur les listes électorales sur le site www.electiontpe.travail.gouv.fr.
Pour que votre vote se porte bien sur le SNJ via le bulletin de vote Solidaires, en tant que journaliste, vous devez être inscrits sous le code de la convention collective nationale de travail des journalistes, n° 1480.
Et si vous êtes inscrit(e) sous un autre code, votez quand même pour Solidaires!

samedi 15 septembre 2012

L'union Solidaires 974 soutient les journalistes agressés

L'union syndicale Solidaires, dont fait partie le Syndicat national des journalistes, soutient nos confrères agressés. Voici le communiqué diffusé ce samedi.



vendredi 7 septembre 2012

Carburants: l'analyse de Solidaires 974

Alors que le débat sur les carburants bat son plein, notre camarade Jocelyn Cavillot de Solidaires 974 (union syndicale dont fait partie le SNJ), livre ici une analyse à partir des derniers chiffres publiés: