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dimanche 10 avril 2016

Tous contre le projet de loi Travail!

Samedi matin, au rassemblement devant la préfecture de Saint-Denis. (Photo DR)
Le Syndicat national des journalistes a participé samedi aux manifestations contre le projet de loi Travail (projet El Khomri). A Saint-Denis, nous avons pris la parole sur deux thèmes:
1. Le monde des médias est le laboratoire d'expérimentation de ce projet de loi qui prétend améliorer l'emploi en favorisant les licenciements. Chez les journalistes nous savons déjà comment un employeur peut remplacer une personne par deux personnes deux fois moins payées. Et nous savons aussi que ces personnes (salariés à temps partiel, pigistes, intermittents...) peuvent ensuite être remplacées par d'autres personnes qui subiront le chantage suivant: "Si tu veux du boulot, tu t'inscris en indépendant ou comme auto-entrepreneur, et tu fais des factures". Adieu les cotisations sociales, le droit au congé de maternité, à la retraite, aux allocations de chômage... Lire également notre site national.
2. La presse est en danger, il faut la soutenir. C'est actuellement le Journal de l'île de La Réunion qui est en redressement judiciaire, mais les difficultés touchent tous les médias. Nous comptons sur l'ensemble du mouvement syndical pour nous soutenir. Première consigne: si vous aimez la presse écrite, achetez-la pour la faire vivre!

Le SNJ appelle tous les journalistes à participer à toutes les actions contre le projet de loi Travail. 

mardi 17 décembre 2013

Solidarité avec nos confrères de Témoignages

Le Syndicat national des journalistes (section Réunion – océan Indien) apprend avec tristesse la suspension de l’édition papier du journal Témoignages, ce samedi 14 décembre 2013.
Ce journal avait été fondé en 1944 par le docteur Raymond Vergès, sous forme hebdomadaire. Il était devenu la voix quotidienne du Parti communiste réunionnais et avait compté jusqu’à 32 pages dans les années quatre-vingt. Une version numérique s’y était ajoutée plus récemment.
Cette décision de suspendre l’édition papier est la conséquence des graves difficultés financières du journal, dont le lectorat s’est effrité petit à petit.
Très attaché au pluralisme de la presse et au journalisme d’opinion, indispensables dans une démocratie, le SNJ regrette la suspension de ce quotidien réunionnais sous sa forme imprimée.
Premier syndicat de la profession, le SNJ affirme sa solidarité avec les 15 salariés de Témoignages et souhaite que le média retrouve un équilibre financier avec sa formule web.  
                                                                  

                                               Le bureau du SNJ 974

samedi 15 septembre 2012

L'union Solidaires 974 soutient les journalistes agressés

L'union syndicale Solidaires, dont fait partie le Syndicat national des journalistes, soutient nos confrères agressés. Voici le communiqué diffusé ce samedi.



Journalistes agressés : le député-maire de Saint-Leu dépasse les bornes


Les faits sont graves. Parce que le député-maire de Saint-Leu n’a pas apprécié la Une du Journal de l’île de la Réunion ce samedi, il a laissé, voire encouragé ses sympathisants à prendre à partie une journaliste de Clicanoo/JIR et à lui arracher sa caméra lors d’une conférence de presse devant la préfecture. Lorsqu'un confrère du Quotidien a voulu la défendre, il s’est fait cogner par des militants surexcités, notamment des membres de la famille du maire. Ce journaliste, victime de coups de poing et de coups de pied, a décidé de porter plainte pour ces actes inadmissibles, dont les images sont déjà visibles sur plusieurs sites web. Un journaliste de Réunion 1ère a également été agressé, son matériel a été détérioré.
Le Syndicat national des journalistes, majoritaire dans la profession, soutient évidemment nos confrères agressés et molestés, ainsi que la consoeur qui a été menacée le matin même ; il se réserve le droit d’entamer également une action en justice. Le SNJ remercie par la même occasion les militants politiques plus réfléchis, qui ont eu le courage et la présence d’esprit de s’interposer entre les journalistes et leurs agresseurs.
Le SNJ rappelle que le maire de Saint-Leu n’en est pas à sa première attaque contre la presse. En juin 2010, il avait déjà publiquement mis en cause d’autres confrères de la presse réunionnaise. Il donne là une bien piètre image des élus du peuple, et devrait se souvenir que le populisme, quel que soit son étiquette officielle, a engendré les pires tragédies de l’Histoire.
Le bureau du SNJ
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