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mardi 2 avril 2019

Le SNJ propose des offres d'emploi à ses adhérents


Premier syndicat de la profession, le SNJ vous propose un nouveau service: des offres d'emploi. Pour y avoir accès, il suffit de payer votre cotisation (voir notre page d'adhésion) et de rejoindre le groupe Facebook "SNJ offres de boulot".
Comme nous ne vivons pas dans un monde de Bisounours, nous savons qu'il est parfois difficile de faire respecter nos droits les plus élémentaires (être payé pour travailler, par exemple).
Aux Assises internationales du journalisme de Tours, en ce mois de mars, les représentants du SNJ ont participé à plusieurs ateliers et débats. Nous avons noté que Jean-Christophe Boulanger, président du Spiil (syndicat des entreprises de presse en ligne), y a été interpellé par une journaliste car l'une de ces entreprises paie ses journalistes sans les salarier (Agessa, auto-entrepreneur...). J.-C. Boulanger a invité la consoeur à lui donner le nom de l'entreprise (adhérente au Spiil) afin qu'il rappelle les règles de droit à son propriétaire. Si vous constatez des dérives dans une des entreprises du Spiil, contactez le SNJ afin que nous envoyions un courriel au président.



dimanche 6 octobre 2013

Vers un journalisme low cost?



Café syndical vendredi 11 octobre à partir de 18 heures.

Le journalisme n'a jamais été un métier où l'on faisait fortune, à part quelques exceptions chez les stars de la télévision. Le quotidien des journalistes français est plus proche de celui de la classe moyenne, avec des salaires modestes et une précarisation croissante. Pour s'en convaincre, il suffit de lire les statistiques tirées des déclarations à la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels (*).
En 2011 :
- 8,5 % des journalistes en CDI (*) et 36,1 % des journalistes en CDD (*) touchaient moins de 2000 euros bruts par mois. - 24,6 % des journalistes en CDI et 41,1 % des journalistes en CDD touchaient entre 2000 et 3000 euros bruts par mois. - entre 30 et 31,8 % des pigistes touchaient moins de 1500 euros bruts par mois.

Beaucoup plus grave: la précarisation ne cesse de s'accroître. Elle était, chez les moins de 26 ans, de 50 % en 2009 ; elle grimpe à 67,9 % pour cette catégorie d'âge en 2012 ; dans la tranche d'âge supérieure, chez les 26-34 ans, un journaliste sur trois a désormais un contrat précaire (CDD ou pigiste). 

Pire encore: ces statistiques ne tiennent pas compte du nombre croissant de journalistes forcés de travailler sous statut d'auto-entrepreneur, dans l'impossibilité de cotiser pour leur santé, leur chômage ou leur retraite. Dans cette profession qui se féminise, on n'ose même plus espérer un congé de maternité. Les jeunes diplômés réunionnais, encore plus soumis à la pression du chômage que les métropolitains, sont particulièrement exposés, alors que se développe l'information sur le web, 24 heures sur 24, avec un stress amplifié.

Pour évoquer cette évolution vers un journalisme à haut stress et à bas coût, le SNJ organise un café syndical sur le thème "Vers un journalisme low cost?", vendredi 11 octobre à partir de 18 heures aux Pot'irons, à Saint-Denis (face à la CGSS). Entrée gratuite, chacun(e) paie sa consommation.



(*) http://www.metiers-presse.org/pdf/1380185936.pdf
CDI: contrat à durée indéterminée, CDD: contrat à durée déterminée.

dimanche 25 août 2013

Café syndical "Les médias face aux experts"


Les vacances sont terminées! Le Syndicat national des journalistes (section Réunion-océan Indien) organise un café-rencontre sur le thème "Les médias face aux experts", vendredi 13 septembre à partir de 19 heures à Saint-Denis. Les débats seront animés par Nicolas Bonin aux Pot'irons (près de la CGSS). L'entrée est gratuite, chacun(e) paie ses consommations. Lors de ce café syndical, les adhérents du SNJ seront également disponibles pour répondre aux questions pratiques des journalistes (carte de presse, contrat de travail, travail sous forme de piges, etc).

Le bureau du SNJ 974
contact: snjreunion@gmail.com

jeudi 7 février 2013

Le SNJ condamne les deux agressions de Saint-Louis

Encore des excès... Une consoeur JRI (journaliste reporter d'images) d'une télévision locale a été molestée mercredi vers midi, alors qu'elle couvrait la manifestation de protestation des jeunes devant la mairie de Saint-Louis. Elle n'a heureusement pas été blessée, mais son récit témoigne d'actes inadmissibles: "Alors que je filmais les jeunes qui brisaient des vitres, l'un d'eux a tapé sur ma caméra. En voulant protéger mon matériel je me suis détournée et j'ai reçu une gifle. J'ai eu mal à la joue pendant quelques heures".Par ailleurs, un autre journaliste, photographe pigiste dans une agence de presse, a également été pris à partie par des jeunes, son tee-shirt a été arraché (*). Le SNJ Réunion condamne fermement ces agressions, qui s'inscrivent malheureusement dans une série d'incidents dommageables pour la liberté de la presse. En revanche, le SNJ Réunion apprécie à sa juste valeur l'attitude responsable des jeunes qui ont présenté leurs excuses à notre consoeur et ont sermonné l'auteur de la gifle.


Le bureau du SNJ Réunion


(*) Voir http://www.ipreunion.com/photo-du-jour/reportage/2013/02/06/saint-louis-la-palissade-des-jeunes-bloquent-la-circulation,19061.html)

vendredi 28 décembre 2012

Condamné pour licenciement sans motif d'un pigiste régulier

L'histoire intéresse tous les journalistes pigistes de La Réunion, qu'ils aient ou pas une carte de presse, et même s'ils ne disposent (malheureusement) pas de vrais bulletins de salaires.
Remercié  par simple coup de fil en 2011 après 4 ans de collaboration,  un journaliste pigiste de L’Equipe 24/24  vient d’obtenir la reconnaissance du licenciement sans cause réelle et sérieuse et ses indemnités. L’entreprise avait voulu faire croire aux Prud’hommes de Boulogne (92) que  la rémunération à la pige “est juridiquement consacrée comme un mode de collaboration se distinguant des collaborations s’exerçant dans le cadre d’un contrat de travail”. Tout en arguant d’une succession de CDD (contrats à durée déterminée). 
Mais l’avocat du confrère (cabinet Grumbach, Paris) a rappelé les fondamentaux. Il s’agit d’un journaliste professionnel et d’une collaboration régulière et durable, avec présomption de contrat de travail comme pour toute collaboration moyennant rémunération entre une entreprise de presse et un journaliste professionnel. Et les “contrats de pige” ne répondaient pas aux conditions légales des CDD. Les juges ont reconnu l’existence du lien de subordination et écarté l’hypothèse de CDD successifs. Ils ont donc considéré que Laurent était pigiste régulier titulaire d’un CDI (contrat à durée indéterminée) à qui l’employeur devait fournir du travail. 
En raison des “manquements graves” de l’Equipe 24/24, Laurent a obtenu la résolution  judiciaire de son contrat de travail  produisant les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse. D’où la condamnation de L’Equipe 24/24  à lui verser à ce titre plus de 7000 euros sans compter près de 5000 euros de préavis et indemnités de licenciement. Et, cerise sur le gâteau, 1000 euros au titre de dommages et intérêts pour perte du droit individuel à la formation (DIF). Sans oublier la remise des certificat de travail et attestation pour Pôle emploi conformes au jugement, sous astreinte de 30 euros par jour.  On verra si l’employeur ose faire appel.
Le bureau du SNJ Réunion
avec les référents "pigistes" du SNJ

mercredi 31 octobre 2012

Les CDD à répétition peuvent coûter très cher


Les responsables de télévisions régionales, sociétés de production audiovisuelle ou radios locales devraient tenir compte d'un récent jugement, sous peine de risquer gros, même à 10.000 km de Paris.
Le conseil des Prud’hommes de Nanterre, en juillet dernier, a requalifié en CDI (contrat à durée indéterminée) la collaboration d’un journaliste de M6 ayant totalisé plus de 160 CDD (contrats à durée déterminée) successifs entre juin 2007 et mars 2011, et privé de travail sans procédure de licenciement. Selon le jugement, M. X était JRI (journaliste reporter d'images), Les contrats conclus montrent qu’il intervenait quasi-exclusivement pour des émissions d’information, qui  constituent une partie importante de la grille des programmes audiovisuels. 
Le conseil des Prud’hommes a donc requalifié les CDD en CDI dès le premier contrat en condamnant M6 à une indemnité de requalification. Il a aussi prononcé la résolution judiciaire du contrat de travail à la date du dernier CDD et condamné l’employeur à verser préavis, indemnités de licenciement, indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, primes d’ancienneté et rappel de salaires pour un montant supérieur à 50 000 euros sans compter 900 euros au titre de l’article 700 (frais de procédure). 
Notre confrère a de plus obtenu l’obligation pour M6 de lui remettre –sous astreinte de 30 euros par jour- un certificat de travail, le solde de tout compte, les bulletins de salaire sur quatre mois et une attestation pour Pôle emploi. Après plus d’un millier de sujets à son actif pour le journal télévisé et des magazines de la chaîne, notre confrère s’était inquiété d’une forte baisse de son volume de travail et avait écrit au service des ressources humaines. Faute de réponse il avait pris un avocat et saisi les Prud’hommes. Il vient enfin de toucher son chèque et ses documents de fin de contrat.
L’audiovisuel use et abuse des CDD sur des postes permanents. Rappelons que le CDD, obligatoirement écrit, est limité aux cas de remplacement d’un salarié absent, accroissement temporaire de l’activité, emplois à caractère saisonnier ou, dans certains secteurs, “en raison de la nature de l’activité exercée et du caractère par nature temporaire” de ces emplois (article L 1242-2 du Code du travail).  
Notre confrère espère bien que ce jugement positif encouragera des journalistes connaissant la même situation à saisir la justice. Mais les représentants du personnel de l’entreprise peuvent préalablement intervenir pour obtenir une requalification d’un CDD abusif en CDI. A défaut, sauf opposition de l’intéressé, un syndicat peut agir en justice en faveur du salarié concerné (L 1247-1).
(Source: Pôle Pigistes du SNJ)