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jeudi 3 janvier 2019

Photographes: la pige (légèrement) revalorisée

Autoportrait du photojournaliste Jacques Revon, 1977. (CC)
L'information vient d'être publiée au journal Officiel. Le montant minimal de la "pige" d'un journaliste photographe professionnel passe de 60 € à 61,65 €, pour une photo (ou série de photos sur le même sujet) ayant demandé au moins cinq heures de travail. Voir l'arrêté du 24 décembre 2018 et le décret du 9 mai 2017.
C'est l'occasion pour le SNJ de rappeler qu'il s'agit d'un minimum légal et non d'un maximum.
C'est aussi pour nous l'occasion de rappeler, à tous ceux qui effectuent une mission de journaliste, la nécessité de demander et obtenir leur carte de presse. Celle-ci est une obligation pour l'employeur (voir l'article 6 de notre convention collective), comme le paiement en salaires.
La carte de presse est aussi le moyen le plus simple de prouver que l'on est "journaliste professionnel". Sachez qu'en cas de contentieux devant un tribunal, certains patrons n'hésitent pas à affirmer "M. (Mme) X n'est pas journaliste, car il (elle) n'a pas sa carte de presse", dans le but d'échapper au paiement du 13e mois, ou du salaire pendant un arrêt de travail pour accident ou maladie. Cela peut arriver à tout le monde!
A La Réunion, le correspondant régional de la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels est Flavien Rosso, journaliste au Quotidien de La Réunion.

mardi 28 février 2017

Le Quotidien a besoin de tous ses photographes!

(Photo Emmanuel Grondin)

Nos confrères du Quotidien de La Réunion se sont mobilisés ce mardi matin pour demander le maintien du photographe de l'agence de Saint-Pierre. Le Syndicat national des journalistes soutient évidemment cette mobilisation, et reste attentif. Lire ci-dessous la motion de la rédaction, votée à l'unanimité en assemblée générale.

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Pour le maintien du photographe de Saint-Pierre
  
Madame la directrice,
Au cours du comité d'entreprise du 23 février, la direction a annoncé que le contrat du dernier photographe de l'agence de Saint-Pierre, qui prend fin aujourd'hui, ne serait pas renouvelé. La direction a aussi expliqué qu'elle n'avait à ce jour pas de solution pour le remplacer, sinon faire venir chaque jour un photographe de Saint-Denis pour assurer une présence a minima dans le Sud.
Il va sans dire que cette « organisation » ne peut nous satisfaire. Elle entraînera une perte de réactivité et de qualité éditoriale, ainsi qu'une dégradation inacceptable des conditions de travail des photographes du Nord, contraints d'enchaîner les kilomètres.
Comme l'ont souligné à maintes reprises les représentants du personnel, l'agence de Saint-Pierre ne saurait être considérée comme quantité négligeable. Elle regroupe quatre services (locale, faits divers, sports et magazine), compte onze rédacteurs et couvre dix communes. Elle constitue un enjeu primordial pour conserver et renouveler notre lectorat.
Laisser entendre que cette agence peut se passer de photographe, c'est préparer à terme le démantèlement du service, ce que nous ne saurions accepter. Saint-Pierre a déjà perdu deux photographes en l'espace de six mois, il est plus que temps d'arrêter l'hémorragie.
La rédaction, rassemblée ce jour en assemblée générale, demande donc le maintien à son poste du photographe de Saint-Pierre (...) et la pérennisation de son emploi, seule solution pour permettre à l'agence d'assurer ses missions dans des conditions satisfaisantes.

Fait à Saint-Denis,
le 28 février 2017