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mardi 28 février 2017

Le Quotidien a besoin de tous ses photographes!

(Photo Emmanuel Grondin)

Nos confrères du Quotidien de La Réunion se sont mobilisés ce mardi matin pour demander le maintien du photographe de l'agence de Saint-Pierre. Le Syndicat national des journalistes soutient évidemment cette mobilisation, et reste attentif. Lire ci-dessous la motion de la rédaction, votée à l'unanimité en assemblée générale.

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Pour le maintien du photographe de Saint-Pierre
  
Madame la directrice,
Au cours du comité d'entreprise du 23 février, la direction a annoncé que le contrat du dernier photographe de l'agence de Saint-Pierre, qui prend fin aujourd'hui, ne serait pas renouvelé. La direction a aussi expliqué qu'elle n'avait à ce jour pas de solution pour le remplacer, sinon faire venir chaque jour un photographe de Saint-Denis pour assurer une présence a minima dans le Sud.
Il va sans dire que cette « organisation » ne peut nous satisfaire. Elle entraînera une perte de réactivité et de qualité éditoriale, ainsi qu'une dégradation inacceptable des conditions de travail des photographes du Nord, contraints d'enchaîner les kilomètres.
Comme l'ont souligné à maintes reprises les représentants du personnel, l'agence de Saint-Pierre ne saurait être considérée comme quantité négligeable. Elle regroupe quatre services (locale, faits divers, sports et magazine), compte onze rédacteurs et couvre dix communes. Elle constitue un enjeu primordial pour conserver et renouveler notre lectorat.
Laisser entendre que cette agence peut se passer de photographe, c'est préparer à terme le démantèlement du service, ce que nous ne saurions accepter. Saint-Pierre a déjà perdu deux photographes en l'espace de six mois, il est plus que temps d'arrêter l'hémorragie.
La rédaction, rassemblée ce jour en assemblée générale, demande donc le maintien à son poste du photographe de Saint-Pierre (...) et la pérennisation de son emploi, seule solution pour permettre à l'agence d'assurer ses missions dans des conditions satisfaisantes.

Fait à Saint-Denis,
le 28 février 2017

samedi 24 décembre 2016

Les journalistes doivent avoir accès au tribunal !

                              
(Photo d'illustration)

Pourquoi le procureur de Saint-Pierre demande-t-il aux journalistes de « limiter (leur) présence (…) aux lieux dans lesquels se tiennent des audiences publiques » ? Interloqués par cette exigence pour le moins étrange, nos confrères se sont renseignés. Ils ont compris que le magistrat leur reproche de passer trop de temps dans des lieux pourtant accessibles au public, comme le greffe ou le couloir qui y mène.
Le Syndicat national des journalistes s’étonne de cette requête formulée dans un courriel envoyé ce 23 décembre à tous les journalistes qui couvrent les « faits divers » dans le Sud. Car c’est au greffe que peuvent être obtenues des informations aussi importantes que les comparutions immédiates et les jugements. Cette demande est d’autant plus surprenante que nos confrères de Saint-Pierre ont toutes les peines du monde à accéder aux audiences –publiques- du juge des libertés et de la détention, alors que la loi prévoit le libre accès du public. Quelle mouche a donc piqué le procureur pour qu’il cherche à restreindre encore plus l’accès du tribunal aux journalistes ?
Premier syndicat de la profession, le SNJ demande au procureur de revenir sur sa demande et de respecter le droit à l’information du public. Les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier sans contrainte, dans le respect de la loi.

Fait à Saint-Denis, le 23 décembre 2016