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mardi 20 novembre 2018

Trois élus SNJ à Antenne Réunion

(Photo DR)
Pour une première, c’est une réussite. Le Syndicat national des journalistes présentait pour la première fois des candidats aux élections professionnelles d’Antenne Réunion. Suite au scrutin de ce lundi 19 novembre, trois de nos confrères SNJ ont été élus au CSE (conseil social et économique) de l’UES (unité économique et sociale). Nicolas Guy est élu titulaire, aux côtés de Virginie Baret et Baradi Siva, suppléants. Dans ce 2e collège qui rassemblait journalistes, cadres et agents de maîtrise, le SNJ a fait le plein des voix de journalistes, ce qui confirme notre place de premier syndicat de la profession et mérite toutes nos félicitations.

Dans le 1er collège (ouvriers et employés), nous félicitons également Yoran Ursulet (élu titulaire) et Abdealy Goulamhoussen, bien placé pour être élu suppléant au second tour, sous l’étiquette « Solidaires-Réunion ». Face à une confédération syndicale beaucoup plus connue, leur score illustre l’excellent travail déjà mené.

jeudi 16 avril 2015

Une section SNJ à Antenne Réunion

La famille SNJ est heureuse de vous annoncer la naissance de son petit dernier : la section du Syndicat national des journalistes à Antenne Réunion, télévision locale privée. Cet heureux évènement intervient peu de temps après la tenue d’élections professionnelles dans l’entreprise, caractérisées par une très bonne participation. Après ce signe encourageant, plusieurs journalistes ont décidé d’adhérer au SNJ, syndicat majoritaire dans la profession.
Au sein d’Antenne Réunion, le SNJ continuera à remplir sa mission : défendre les droits des journalistes, notamment en matière de conditions de travail et de respect des règles déontologiques. Pour tous renseignements, s’adresser à la RSS (représentante de section syndicale) Eva Sanchez, tél. n° 06 92 65 10 88. 

Eva Sanchez.

mardi 9 avril 2013

Le Tangue donne la parole aux forçats de linfo.re

Une fois n'est pas coutume: laissons d'abord parler les autres... En l'occurrence, prenez le temps de lire cet article paru dans Le Tangue, mensuel satirique de La Réunion.



Au Syndicat national des journalistes, nous avions eu vent de ce fonctionnement colonial: faire travailler des confrères malgaches payés un euro l'article, pour alimenter un site web en contenus grappillés sur d'autres sites. Mais pour des raisons évidentes, aucun de nos confrères/consoeurs n'a pris le risque de nous envoyer des preuves. Alors nous sommes très contents que Le Tangue soit sorti de son terrier pour nous raconter tout ça. Bien entendu, le SNJ s'indigne de ces pratiques, qui vont de pair avec une exploitation des jeunes journalistes réunionnais. Et le SNJ encourage tous les confrères et consoeurs, quelle que soit leur nationalité, à parler de leurs conditions de travail afin qu'on puisse les défendre.
Et puis... n'hésitez pas à acheter le numéro 8 du Tangue (en vente dans pas mal de commerces à La Réunion), à aller voir sur sa page Facebook, voire à vous abonner.
                                                                                                             Le bureau du SNJ 974

mardi 12 mars 2013

Antenne Réunion condamnée à payer 43 000 euros à une journaliste


Journalistes, ne vous laissez pas impressionner!

A La Réunion, de nombreux employeurs profitent d’un contexte d’emploi particulièrement tendu pour mettre la pression sur leurs salariés, qui n’osent pas toujours s’opposer, par crainte d’un licenciement. En 2010, une journaliste d’Antenne Réunion a pourtant contesté son licenciement «pour faute grave». La cour d’appel de Saint-Denis vient de lui donner raison et condamne la chaîne privée à lui payer 43 126,96 €  d’indemnités, dommages et préjudices.

En février  2010, une journaliste reporter d’images (JRI) d’Antenne Réunion, en CDI (contrat à durée indéterminée) depuis 4 ans, dont le travail, l’efficacité et la disponibilité sont unanimement reconnus par ses pairs, est mise à pied puis licenciée «pour faute grave». Que lui reproche-t-on? D’avoir, à la suite d’un appel de son rédacteur en chef après 19 heures (journal télévisé), refusé de couvrir un fait divers. La journaliste, qui avait terminé sa journée, n’était en effet plus disponible à l’heure de l’appel. Antenne  Réunion argumente que l’«usage dans l’entreprise veut qu’un journaliste qui est inscrit au planning attende la fin de la diffusion du journal télévisé, vers 19h30, pour débaucher » ; il ajoute qu’« en outre en tant que correspondante dans le sud, vous êtes soumise à une disponibilité particulière par rapport aux autre journalistes reporters d’images ».

Saisie par l’intéressée, le conseil de Prud’hommes considère en juin 2011 que le licenciement n’est pas basé sur une faute grave, mais sur « une cause réelle et sérieuse». En conséquence il condamne l'employeur  à payer 25 410,60 € au titre d’indemnités, dommages et préjudices.

Les deux parties font toutefois appel du jugement : la journaliste, qui considère toujours n’avoir commis aucune faute et que le licenciement n’est donc aucunement justifié, et Antenne Réunion, qui maintient son argumentaire sur « l’usage » d’horaires tardifs et sur la « disponibilité particulière » qui serait associée à la correspondance dans le sud de l’île.

Peine perdue: en novembre 2012, comme la journaliste, la cour d’appel de Saint-Denis considère que le licenciement est « dépourvu de cause réelle et sérieuse ».

La cour d’appel de Saint-Denis affirme en effet qu’« il est constant et non discuté, que l’usage dont se prévaut l’employeur n’a pas été retranscrit dans un quelconque règlement intérieur ni accord, permettant ainsi de préciser le volume et les horaires de travail des journalistes. De plus, le contrat de travail de l’intimée stipulant un horaire mensuel moyen de 151,67 heures, sa qualité de cadre ne justifiait pas un dépassement de ce volume, au-delà des dispositions légales ». Par ailleurs, il rappelle que la « défaillance [d’Antenne Réunion] dans l’organisation des permanences ne peut être imputée à la journaliste libérée de ses obligations quotidiennes et soumise à aucune permanence »

La chaîne privée est donc désavouée en appel, et surtout plus lourdement condamnée : au final,  Antenne Réunion doit payer 43 126,96 € en indemnités, dommages et préjudices.

Le SNJ invite tous les journalistes réunionnais à se rebeller contre les sanctions injustifiées, trop fréquentes dans un métier où la "disponibilité" et la conscience professionnelle sont prétextes à d'innombrables abus.

Le bureau du SNJ 974

dimanche 24 février 2013

Antenne Réunion Radio : ruptures conventionnelles/amiables ou licenciements économiques ?

La CFE-CGC Communication OI et le SNJ (Syndicat national des journalistes)  s'inquiètent,  en l’absence d’institutions représentatives du personnel, de l’opacité qui entoure les conditions dans lesquelles se sont conclus les départs chez Antenne Réunion Radio.
En connaissant la volonté affichée par la direction de réduire significativement le nombre de salariés de l'entreprise (voir JIR et Quotidien du 15 février), la CFE-CGC Communication et le SNJ ont des raisons de penser que la rupture conventionnelle/amiable est un moyen de contourner la procédure de licenciement économique. Nous avons d’ores et déjà alerté la direction départementale du Travail (DIECCTE) à qui nous demandons d’ouvrir rapidement une enquête afin de vérifier le respect des procédures.
La CFE-CGC Communication  et le SNJ rappellent à tous les salariés d'Antenne Réunion  que la convention de rupture du contrat de travail ne peut être valablement conclue que si elle manifeste le consentement libre et non équivoque du salarié pour mettre fin au contrat de travail et si elle respecte les droits auxquels il peut prétendre. Lorsqu’une entreprise connaît des difficultés, le salarié doit pouvoir choisir entre une rupture conventionnelle ou un licenciement économique. Cette obligation d’information de l’employeur a été précisée par le ministère du Travail.
Le licenciement économique permet de bénéficier d’une allocation spécifique plus favorable que celle versée aux demandeurs d’emploi n’ayant pas signé ce contrat, ainsi que de mesures d’accompagnement favorisant son reclassement accéléré. Ainsi, un contournement de la loi prive les salariés d’une juste indemnisation.
Les salariés qui auraient signé par dépit une rupture conventionnelle de leur CDI (contrat à durée indéterminée) ont 12 mois pour contester en justice. Le fait que la DIECCTE ait homologué la convention ne signifie pas qu’elle soit légale.
Les représentants de la CFE-CGC et du SNJ sont là pour vous défendre  et éviter de vous faire flouer par un employeur qui a tout fait pour décourager ses salariés d’exercer un mandat électif dans ses sociétés.

Fait à Saint-Denis, le 24 février 2013

CFE-CGC Communication OI                                          SNJ 974         06 92 01 52 99              
06 93 90 84 62                                                                     http://snjreunion.blogspot.com  
cyrille.lauret@cgc-communication.org                                                     


                                     

vendredi 21 septembre 2012

Merci !!!



La manifestation de soutien aux journalistes agressés samedi a réuni plus de 200 personnes lundi dernier sur l’esplanade des Droits de l’homme à Champ-Fleuri (Saint-Denis). Cette solidarité spontanée témoigne de l’attachement de tous aux valeurs que défend le Syndicat national des journalistes : liberté de la presse, droit d’expression, fonctionnement démocratique de notre société.

Le SNJ note avec satisfaction que les soutiens se sont manifestés dans toutes les formes de presse et chez la plupart des interlocuteurs habituels des journalistes, qu’il s’agisse des professionnels de la communication, des élus politiques (de gauche et de droite), d’associations ou de syndicats.

Le SNJ note et apprécie le soutien sans faille exprimé par les directions respectives des journalistes agressés (JIR et Quotidien) et la solidarité des différents rédacteurs en chef.

Nous restons aux côtés des confrères et consoeurs qui ont déposé plainte.

Encore merci à tous pour votre soutien !

Fait à Saint-Denis, le 20 septembre 2012

Le bureau du SNJ Réunion-océan Indien