Affichage des articles dont le libellé est Madagascar. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Madagascar. Afficher tous les articles

samedi 8 octobre 2016

"Publicité native" et "journalisme citoyen" au congrès national

 

 Que faire face à l'insidieuse invasion de la "publicité native" (native advertising)? C'est l'une des questions qui ont été abordées pendant les ateliers du congrès national du Syndicat national des journalistes à Nantes (5-7 octobre). Comme la loi Bloche va bientôt imposer la négociation de chartes déontologiques dans toutes les entreprises avant le 1er juillet 2017, le SNJ considère que c'est sa charte de déontologie qui doit être appliquée partout. Ne pas oublier: les rédacteurs ont le droit de refuser de signer un article; les secrétaires de rédaction ont le droit de refuser de mettre en page (éditorialiser) un article publicitaire.

Parmi les autres sujets abordés:
- Deux jours de débats ont été nécessaires pour voter un texte à propos de l'union syndicale Solidaires. Les congressistes exigent le respect des statuts de Solidaires. Le syndicat Sud-Culture et Médias Solidaires (Sud-Culture) doit s'engager à ne plus nommer de représentant journaliste ni présenter de candidat journaliste dans les entreprises et les instances paritaires où SNJ est présent. Faute de quoi le SNJ saisira la justice.
- Le rôle social du journaliste: l'information de qualité s'accommode mal de la précipitation. Une "information citoyenne" est au service du citoyen.
- Le témoignage d'une consoeur de Bahrein, ainsi que l'intervention d'Anthony Bellanger (secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes) nous rappellent combien ce métier peut être dangereux, y compris dans des pays qui ne sont pas en guerre et qui accueillent des millions de touristes. La Turquie compte actuellement 126 journalistes en prison (18 avant le coup d'Etat). Nous avons également évoqué le combat des journalistes de Madagascar contre le scandaleux "Code de la communication".

Collecte de solidarité pour la FIJ et les journalistes en danger.

mardi 12 juillet 2016

Madagascar : Non au scandaleux Code de la communication !

La presse malagasy est particulièrement dynamique. (Photo V.H.)
Comment un gouvernement démocratique peut-il ainsi vouloir museler la presse de son pays ? C’est ce qui se passe à Madagascar, avec le vote d’un nouveau « Code de la communication » le 7 juillet dernier. Ce texte prévoit par exemple des amendes variant entre un et six millions d’ariary, alors qu’un rédacteur en chef gagne moins d’un million d’ariary (moins de 300 €) par mois. Les amendes prévues par l'article 20 de la loi sur la cybercriminalité vont jusqu'à 100 millions d'ariary (plus de 28 000 €). Elles s'appliquent pour les cas de diffamation des autorités politiques ou des agents publics.
Parmi les infractions (délits) de presse, on trouve par exemple « toute incitation, par tout support audiovisuel, à s’abstenir de participer à des fêtes nationales ». Ou encore la « publication, diffusion ou reproduction (d’une information) de nature à ébranler la confiance du public en la solidité de la monnaie ».

En cas de récidive dans ces « infractions de presse », le juge pourra ordonner la confiscation du matériel et fermer définitivement l’entreprise. De plus, la couverture audiovisuelle nationale serait réservée aux stations publiques, et interdites aux stations privées. Il est clair que ce texte vise à faire taire les médias d’opposition politique, ce qui est incompatible avec une véritable démocratie.

Sensible aux difficiles conditions de travail de nos confrères et consoeurs malagasy, le Syndicat national des journalistes (section Réunion-océan Indien) exprime son indignation suite à ce vote. Il demande aux autorités françaises de s’adresser au gouvernement malagasy pour lui demander de ne pas appliquer ce « Code de la communication ». Le SNJ Réunion-océan Indien fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider nos confrères et consoeurs malagasy, notamment le « Mouvement pour la liberté d’expression » qui rassemble au-delà des syndicats.
Ho ela velona anie ny fahalalahan'ny asa fanaovan-gazety ! (Vive la liberté de la presse!)


Voir aussi le communiqué de la Fédération internationale des journalistes.

mardi 9 avril 2013

Le Tangue donne la parole aux forçats de linfo.re

Une fois n'est pas coutume: laissons d'abord parler les autres... En l'occurrence, prenez le temps de lire cet article paru dans Le Tangue, mensuel satirique de La Réunion.



Au Syndicat national des journalistes, nous avions eu vent de ce fonctionnement colonial: faire travailler des confrères malgaches payés un euro l'article, pour alimenter un site web en contenus grappillés sur d'autres sites. Mais pour des raisons évidentes, aucun de nos confrères/consoeurs n'a pris le risque de nous envoyer des preuves. Alors nous sommes très contents que Le Tangue soit sorti de son terrier pour nous raconter tout ça. Bien entendu, le SNJ s'indigne de ces pratiques, qui vont de pair avec une exploitation des jeunes journalistes réunionnais. Et le SNJ encourage tous les confrères et consoeurs, quelle que soit leur nationalité, à parler de leurs conditions de travail afin qu'on puisse les défendre.
Et puis... n'hésitez pas à acheter le numéro 8 du Tangue (en vente dans pas mal de commerces à La Réunion), à aller voir sur sa page Facebook, voire à vous abonner.
                                                                                                             Le bureau du SNJ 974