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mercredi 27 février 2019

Adieu, Philippe, nos pensées vont vers toi

(Photo DR)

 La nouvelle a attristé l’ensemble des journalistes de La Réunion. Notre confrère Philippe Stéphant, 62 ans, a été découvert mort lundi matin. Contrairement à ses habitudes, il était absent à un rendez-vous et n’avait pas prévenu : cela ne ressemblait pas à ce journaliste connu pour sa gentillesse, son sérieux et sa courtoisie.
Philippe était aussi connu (et reconnu) pour sa grande capacité de travail, dans les différents médias où il a travaillé. Notamment à l’Echo austral, où il a œuvré pendant 10 ans, puis au Journal de l’île de La Réunion, où il avait été recruté en 2017. Premier syndicat de la profession, le SNJ exprime ici sa tristesse et adresse ses condoléances à la famille de Philippe et au JIR, qui perd un précieux collègue.

vendredi 14 décembre 2018

Non à la surenchère anti-journalistes des deux Robert !

C’est très tendance chez les élus réunionnais : menacer et faire pression sur la presse. Dernière initiative en date : Thierry Robert a appelé lundi le patron du Journal de l’île de La Réunion, Abdul Cadjee. L’ancien député et maire, qui se revendique désormais comme « citoyen Lambda », a menacé l’homme de presse, lui promettant que si le JIR reparlait à nouveau de Thierry Robert, il (A. Cadjee) le regretterait. Pour parfaire le tableau, l’ancien élu a enregistré son monologue et l’a posté sur sa page Facebook.
Le SNJ a compté : il s’agit là de la quatrième attaque de la presse en 8 ans par le même Thierry Robert ou son entourage. Ce n’est pas parce que le SNJ (premier syndicat de la profession) dénonce la collusion entre JIR et Didier Robert que nous pouvons tolérer les agissements du multirécidiviste Thierry Robert. Ce n’est pas parce que nous déplorons les pressions effectuées sur les journalistes par la direction du JIR que nous resterons silencieux face aux menaces d’un ancien député contre cette direction. Ce n’est pas parce que Didier Robert et Thierry Robert se sont lancés dans le stupide concours du plus-méchant-ennemi-des-journalistes que nous pouvons tolérer ces attaques.
Celles-ci sont d’autant plus graves qu’elles encouragent le grand public à mépriser, dénigrer et agresser les journalistes. Ce que certains Gilets jaunes ne se sont pas privés de faire. Alors, Messieurs les élus ou ex-élus, arrêtez cette surenchère ! Le concours du Robert le plus anti-journalistes n’a pas sa place dans une démocratie.
                                                                                                                          La section SNJ 974

samedi 28 octobre 2017

Le SNJ ne veut pas d’antisémitisme au JIR !


Le Syndicat national des journalistes a déjà dénoncé la récente dérive déontologique du Journal de l’île de La Réunion. Les lecteurs viennent d’en avoir un nouvel exemple : la rubrique « Kanyardages » du jeudi 26 octobre 2017 propose un court article titré « Il n’était pas un peu juif ce mec-là ? ».
Ce petit texte fait l’amalgame entre le coût de deux écrits d’Albert Einstein (dont le montant n’est pas précisé), le jugement « ça fait cher de la main manuscrite au plan symbolique » et le rappel de la judéité du scientifique.
Dès la parution du JIR ce jeudi matin, de nombreux journalistes de La Réunion s’en sont indignés. Sur les réseaux sociaux, les réactions ont fusé. Même si l’auteur de ces lignes s’en défend, il s’agit d’une formulation typiquement antisémite. La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a annoncé le jour même qu’elle saisissait la justice.
Premier syndicat de la profession, le SNJ rappelle son attachement aux valeurs républicaines. Relayant l’indignation des confrères et consoeurs réunionnais, le SNJ exige des explications du propriétaire du journal Abdul Cadjee, et de la direction du JIR, sur cette nauséabonde dérive éditoriale.

Lire le communiqué d'origine sur le site national du SNJ.
Lire le communiqué de soutien de la section SNJ de L'Union/L'Ardennais:


Le SNJ invite tous les journalistes de La Réunion à sa journée de sensibilisation aux valeurs républicaines, samedi 4 novembre à Saint-Denis. Attention, inscription nécessaire.

jeudi 20 juillet 2017

Lettre ouverte à Jacques Tillier

Le Syndicat national des journalistes écrit au directeur général du Journal de l'île de La Réunion, qui s'en était pris publiquement, dans un éditorial, à notre représentante du SNJ Réunion-océan Indien.


Monsieur le Directeur général,

Ainsi que nous vous l’avons déjà exprimé il y a quelques jours dans un courrier resté sans réponse, c’est avec colère et effarement que le Syndicat National des Journalistes a pris connaissance de votre éditorial du 17 juin dernier, titré « Jacquet Hoarau, une vieille trique ». Par deux fois, dans ce texte, vous vous en prenez à la secrétaire générale de la section Réunion-océan Indien du SNJ, en la traitant de « Bécassine ». Certes sans la nommer, mais tous ceux qui la connaissent l’ont aisément reconnue dans cette succession de petites phrases empoisonnées.

Plusieurs confrères l’ont spontanément appelée pour lui manifester leur soutien dès la parution de ce brûlot ni drôle ni pertinent, juste destiné à vous justifier, en réponse à un communiqué du SNJ contestant la dérive actuelle du JIR, devenue « la voix de la Région » aux yeux de ses lecteurs.

Que vous ne soyez pas d’accord avec le contenu d’un tract syndical, c’est une chose. Que vous vous permettiez de dénigrer publiquement votre propre salariée, en maniant l’insulte, en est une autre, inadmissible. Cette attaque personnelle constitue une forme de pression intolérable sur une représentante du personnel, qui n’a fait que relayer l’expression des adhérents du syndicat, et plus généralement d’une partie de nos consoeurs et confrères réunionnais.

Cette attitude infantile et regrettable traduit une volonté évidente de bâillonner la section locale du SNJ, et notre consoeur, à qui vous vous êtes déjà permis -au nom de quoi ?- de « conseiller » d’arrêter de diffuser des tracts ! Alors que le JIR était jusqu’au 5 juillet dernier en situation de redressement judiciaire, la direction a tiré prétexte de ce contexte difficile pour faire passer d’inacceptables dérives éditoriales. C’est le rôle du SNJ, au nom des salariés, de dénoncer ces pratiques. C’est le rôle du SNJ, au nom des journalistes, de vous demander des comptes sur la politique éditoriale de l’entreprise. En effet, malgré les demandes répétées de la rédaction, la direction du JIR n’a jamais clairement affiché sa ligne éditoriale… tout en faisant pression sur les journalistes qui ne respecteraient pas cette ligne non dite.

Il fut un temps pas si lointain, en 2012, lors de vos derniers démêlés avec Philippe Hersant, où vous avez été bien content de trouver un soutien dans la profession et ses instances. Si vous avez la mémoire courte, ce n’est pas le cas du SNJ. Nous attendons des excuses, et un retour imminent à un mode de communication et un dialogue plus constructif avec nos représentants.

Alors que le JIR vient de franchir douloureusement le cap d’une période de redressement judiciaire qui a duré dix-huit mois, et abouti à la suppression de 35 emplois, le SNJ est persuadé que la presse écrite, à la Réunion comme partout ailleurs, a encore de belles pages à écrire, si tant est qu’elle parvienne à se renouveler et à tourner le dos à certaines pratiques dépassées. En clair, ce n’est pas avec ce genre de méthodes, et des écarts de langage sans intérêt, que le JIR retrouvera la confiance des lecteurs, assurera son avenir et la pérennité de l’emploi de ses salariés.

Lire le texte original sur le site du Syndicat national des journalistes.

mercredi 3 février 2016

Soutien à nos confrères du JIR en redressement judiciaire

Les salariés du JIR devant le tribunal de commerce de Saint-Denis. (Photo SNJ)
Le Journal de l'île a été placé ce mercredi 3 février en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Saint-Denis. Cette procédure permet à l'entreprise de continuer à fonctionner et à payer les salaires. Elle entraînera vraisemblablement la négociation d'un plan social. Bien entendu, le Syndicat national des journalistes continuera à soutenir les salariés pendant ces jours difficiles. 
Voici le communiqué diffusé par les élus du comité d'entreprise du JIR, où siègent quatre élus du SNJ: 

            Comme l'édito du président du JIR, Abdoul Cadjee, l'avait annoncé le 28 janvier dernier dans nos colonnes, le JIR a demandé aujourd'hui l'ouverture d'une procédure collective : le tribunal de commerce de Saint-Denis vient de prononcer le placement en redressement judiciaire de l'entreprise. L'étude Baronnie-Langet, qui suivait déjà le groupe Cadjee ces derniers mois, et l'étude Chavaux-Picard ont été nommés co-administrateurs judiciaires.
            A l'instar de nombreux titres en métropole, le JIR fait face aujourd'hui à des difficultés financières importantes. Malgré tout, les 157 salariés de l'entreprise ne baissent pas les bras et continuent de se battre. Nous espérons maintenant que le travail entamé par l'administrateur, en collaboration avec la direction, permettra de relancer le titre. Les élus du comité d'entreprise seront eux très vigilants sur le volet social.
            En 65 ans d'existence, le JIR a affronté de nombreuses tempêtes... Nous souhaitons que cette épreuve permette au journal d'être encore le témoin privilégié des prochaines pages de l'histoire de notre île.


vendredi 29 novembre 2013

Avec le JIR, le SNJ était dans la manif Cospar


Les drapeaux du SNJ ont flotté ce vendredi dans la manifestation pour réclamer l'intégration du bonus Cospar dans les salaires. Ceci grâce à la participation d'une dizaine de journalistes du JIR (Journal de l'île de La Réunion) à ce défilé, qui comptait 350 à 400 personnes en tout.
Pourquoi est-il si difficile de mobiliser les salariés du secteur privé pour leur pouvoir d'achat? Un peu parce que certains ont déjà obtenu l'intégration de la prime dans leur salaire: c'est le cas au Quotidien de La Réunion, grâce à l'action du SNJ. Mais surtout parce que de nombreux salariés ignorent qu'ils y ont droit, et surtout ont peur de se manifester face à leur employeur. Il faut dire que les patrons font tout pour culpabiliser leurs salariés, leur expliquant que ces mêmes salariés risquent de porter préjudice à leur entreprise dès qu'ils lèvent le petit doigt...
Le Syndicat national des journalistes soutient les revendications du collectif "Cospar-117 sacrifiés" au JIR, et encourage tous les autres journalistes réunionnais, qui gagnent entre le Smic et 2885 € brut par mois (*), à participer à toutes les actions visant à pérenniser cet élément important du pouvoir d'achat des salariés.

(*) Le bonus Cospar (du nom du Collectif des organisations syndicales et politiques de La Réunion) est versé aux salariés qui gagnent entre le Smic et le plafond de la Sécurité sociale, sur 12 mois. Ce bonus est de 50, 55 ou 60 € en fonction des revenus. Les pigistes sont des journalistes en CDI à temps partiel, ils sont aussi concernés.





vendredi 21 septembre 2012

Merci !!!



La manifestation de soutien aux journalistes agressés samedi a réuni plus de 200 personnes lundi dernier sur l’esplanade des Droits de l’homme à Champ-Fleuri (Saint-Denis). Cette solidarité spontanée témoigne de l’attachement de tous aux valeurs que défend le Syndicat national des journalistes : liberté de la presse, droit d’expression, fonctionnement démocratique de notre société.

Le SNJ note avec satisfaction que les soutiens se sont manifestés dans toutes les formes de presse et chez la plupart des interlocuteurs habituels des journalistes, qu’il s’agisse des professionnels de la communication, des élus politiques (de gauche et de droite), d’associations ou de syndicats.

Le SNJ note et apprécie le soutien sans faille exprimé par les directions respectives des journalistes agressés (JIR et Quotidien) et la solidarité des différents rédacteurs en chef.

Nous restons aux côtés des confrères et consoeurs qui ont déposé plainte.

Encore merci à tous pour votre soutien !

Fait à Saint-Denis, le 20 septembre 2012

Le bureau du SNJ Réunion-océan Indien