samedi 15 septembre 2012

Journalistes agressés : le député-maire de Saint-Leu dépasse les bornes


Les faits sont graves. Parce que le député-maire de Saint-Leu n’a pas apprécié la Une du Journal de l’île de la Réunion ce samedi, il a laissé, voire encouragé ses sympathisants à prendre à partie une journaliste de Clicanoo/JIR et à lui arracher sa caméra lors d’une conférence de presse devant la préfecture. Lorsqu'un confrère du Quotidien a voulu la défendre, il s’est fait cogner par des militants surexcités, notamment des membres de la famille du maire. Ce journaliste, victime de coups de poing et de coups de pied, a décidé de porter plainte pour ces actes inadmissibles, dont les images sont déjà visibles sur plusieurs sites web. Un journaliste de Réunion 1ère a également été agressé, son matériel a été détérioré.
Le Syndicat national des journalistes, majoritaire dans la profession, soutient évidemment nos confrères agressés et molestés, ainsi que la consoeur qui a été menacée le matin même ; il se réserve le droit d’entamer également une action en justice. Le SNJ remercie par la même occasion les militants politiques plus réfléchis, qui ont eu le courage et la présence d’esprit de s’interposer entre les journalistes et leurs agresseurs.
Le SNJ rappelle que le maire de Saint-Leu n’en est pas à sa première attaque contre la presse. En juin 2010, il avait déjà publiquement mis en cause d’autres confrères de la presse réunionnaise. Il donne là une bien piètre image des élus du peuple, et devrait se souvenir que le populisme, quel que soit son étiquette officielle, a engendré les pires tragédies de l’Histoire.
Le bureau du SNJ
Voir également ici:

vendredi 7 septembre 2012

Carburants: l'analyse de Solidaires 974

Alors que le débat sur les carburants bat son plein, notre camarade Jocelyn Cavillot de Solidaires 974 (union syndicale dont fait partie le SNJ), livre ici une analyse à partir des derniers chiffres publiés:




mardi 14 août 2012

Silence, on pêche !


Mardi 14 août alors qu’il se trouvait au port de Saint-Gilles, un journaliste de Réunion 1ère Radio a été agressé par un patron-pêcheur participant à la campagne de pêche aux requins organisée par la préfecture.

A 14h30, alors que le journaliste Hubert Debeux était assis sur l’un des quais du port de Saint-Gilles, son appareil d’enregistrement éteint, en retrait du bateau de pêche en cours de chargement, trois hommes s’avancent et discutent avec le patron-pêcheur. Ils se plaignent d’une «pression des médias» quand le patron-pêcheur se retourne vers notre confrère, l’apostrophe d’un «vous êtes journaliste!» et lui subtilise son matériel d’enregistrement.

Le patron-pêcheur indique à Hubert Debeux qu’il pourra récupérer son matériel lorsque le représentant du CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage), chargé du contrôle des pêches, arrivera sur place. Au lieu de cela, alors qu’Hubert Debeux relate les évènements au représentant du CROSS, le patron-pêcheur lui assène un coup de tête.

Notre confrère écope d’un jour d’ITT. Il a porté plainte pour vol et agression. Les gendarmes ont récupéré le matériel d’enregistrement auprès du patron-pêcheur qui a été immédiatement entendu.

Le Syndicat national des journalistes (section Réunion - océan Indien) condamne cette agression et apporte tout son soutien à notre confrère. Il rappelle que le travail des journalistes est une mission de service public conduite au profit de tous, et qu'elle ne saurait être menacée par quelque partie que ce soit. Le SNJ demande à la préfecture d’exercer une plus grande vigilance dans le choix de ses contractants.

jeudi 19 juillet 2012

En décembre, votons Solidaires!


En décembre prochain, tous les salariés des "très petites entreprises" (moins de 11 personnes) pourront choisir des syndicats qui représenteront leurs intérêts. Pour la première fois, il faudra voter pour des logos de syndicats nationaux, et non pour des listes de personnes.

De nombreux journalistes ou anciens journalistes travaillent actuellement dans des TPE, notamment dans le secteur de la communication. Dès maintenant, le SNJ, membre fondateur de l'union syndicale Solidaires, leur propose de découvrir les propositions de cette union qui rassemble plus de 100 000 membres en France, car c'est ce logo de couleur fuschia qui représentera notre syndicat.
Parmi les revendications affichées: augmentation du salaire minimum, généralisation du 13e mois, création de délégués syndicaux adaptés à ces petites structures, etc. Pour l'union syndicale Solidaires, la diversité d'opinions est une richesse qui doit être mise au service de l'intérêt collectif, en travaillant notamment en "interprofessionnel", c'est-à-dire en favorisant les rencontres entre les syndicats de différents métiers. 

Pour des informations complémentaires, télécharger ici le document complet: http://solidaires.org.

lundi 18 juin 2012

Flavien Rosso, nouveau correspondant régional de la CCIJP



Difficile de faire mieux: les candidats du SNJ en outre-mer ont obtenu 72% des voix des journalistes! Flavien Rosso (journaliste au Quotidien de La Réunion) est désormais le correspondant régional de la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels. Son suppléant, Olivier Lancien (à Guadeloupe 1ère) obtient le même score. C'est à eux que tous les confrères et consoeurs de l'outre-mer peuvent désormais s'adresser pour demander un renseignement ou un conseil pour obtenir ou garder la carte de presse.
Dans ce scrutin national de la commission de la carte de presse, le SNJ obtient cette année son meilleur score: plus de 51% (voir http://www.snj.fr/spip.php?article4384). Une seule ombre au tableau: la participation en baisse régulière ces dernières années. L'abstention serait d'ailleurs plus importante chez les journalistes ayant choisi le vote électronique plutôt que le vote traditionnel sur papier. Elle est particulièrement forte en outre-mer, et s'explique probablement par l'isolement de nombreux journalistes dans des petites entreprises où ils ne voient jamais un syndicaliste.
Le SNJ Réunion océan Indien et Flavien Rosso remercient chaleureusement tous les confrères et consoeurs qui ont voté pour lui et les candidats SNJ de la commission nationale.
Renseignements pour la carte de presse: afrosso@wanadoo.fr ou http://www.ccijp.net. N'attendez pas d'avoir quitté votre premier emploi pour la demander!

jeudi 14 juin 2012

Ecole de radio: le SNJ refuse le zambrocal


Le Syndicat national des journalistes a découvert dans la presse l'ouverture prochaine à La Réunion d'une «école de radio diplômante dont les titres sont reconnus par l'Etat». Le SNJ ne conteste évidemment pas la nécessité de former les jeunes qui rêvent de faire carrière dans les médias. Mais il exprime sa surprise de voir mêlés des métiers aussi différents que « journaliste » et « animateur ». 
Le SNJ siège dans de nombreux organismes de formation professionnelle et rappelle quelques réalités :
-         Seules les formations reconnues par la profession permettent de délivrer un diplôme (et non pas un titre) de journaliste reconnu par l'Etat. Par conséquent la publicité « école de radio diplômante dont les titres sont reconnus par l’Etat » ne concerne pas les journalistes.
-          Certaines radios privées de La Réunion ne respectent  pas la convention collective des journalistes (salaires dérisoires, contrats de travail fantaisistes, refus de remplir le dossier de carte de presse, travail dissimulé…). Faire miroiter aux jeunes Réunionnais un emploi de « journaliste » dans ces entreprises relève de l’escroquerie.
-          Le site web de cette école propose une « filière rédacteur chroniqueur en réseau avec l’AFP » en précisant « adapté aux spécificités réunionnaises et aux contraintes locales ». Il s’agit clairement de former des jeunes qui feront un travail de journaliste sans en avoir le statut ni le salaire.
-          La charte de déontologie (1918/1938/2011) des journalistes et la convention collective imposent une stricte séparation entre l'information et la communication ou les loisirs, séparation qui ne semble pas prévue par cette école.
-          Le coût (7000 euros) de l'année en fait une formation réservée aux plus aisés, ce qui ne correspond pas forcément aux attentes des familles réunionnaises. Surtout pour déboucher sur des emplois payés à peine plus que le Smic.
Le SNJ invite les jeunes à se renseigner d’abord sur le fonctionnement des radios réunionnaises avant de débourser 7000 euros. Pour notre part, nous refusons ce zambrocal : ce n'est pas parce qu'on parle derrière le même micro qu'on fait le même métier.


mercredi 6 juin 2012

Votez SNJ, maintenant!


Ce lundi 4 juin s'est ouvert le 2e tour des élections à la Carte.
En recueillant 51,31% (49,6% en 2009) au premier tour des élections à la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP), le SNJ confirme sa représentativité. Une fois de plus, les journalistes ont fait confiance au premier syndicat de la profession, très actif auprès des pigistes et dans toutes les formes de presse (écrite, audiovisuel, agence, presse en ligne), dans toutes les régions de France métropolitaine et aussi en outre-mer où nos candidats, Flavien Rosso et Olivier Lancien, ont obtenu 62,72% des suffrages.
Pour le second tour, le SNJ garde le même cap: combattre la précarité, anticiper l’évolution de nos métiers, défendre le statut, la déontologie et la qualité de l’information.
Pour donner les moyens aux élus du SNJ de poursuivre leur action, dès le 4 juin, toute la profession doit se rassembler autour des candidats de notre syndicat. Pour mieux représenter tous les journalistes, mieux les défendre, mieux faire avancer leurs revendications et imposer la Charte d’éthique professionnelle des journalistes (1918-38, réactualisée en 2011). Voilà quelques objectifs qui guident les militants du SNJ – tous bénévoles – depuis 94 ans.
Dès le 4 juin et jusqu'au 14, votez pour l’efficacité, l’expertise et le rassemblement de la profession.
 Votez pour les candidats du SNJ !