dimanche 16 septembre 2012

Manifestation contre les agressions de journalistes du 15 septembre

Le lundi 17 septembre de 12h30 à 13h30, sur le parvis des Droits de l'Homme à Saint-Denis pour protester contre les agressions subies par nos collègues dans l'exercice de leur métier. 

Petit rappel des faits:

Communiqué du SNJ Réunion
Thierry Robert dépasse les bornes
Les faits sont graves. Parce que le député-maire de Saint-Leu n’a pas apprécié la Une du Journal de l’île de la Réunion ce samedi, il a laissé, voire encouragé ses sympathisants à prendre à partie une journaliste de Clicanoo/JIR et à lui arracher sa caméra lors d’une conférence de presse devant la préfecture. Lorsqu'un confrère du Quotidien a voulu la défendre, il s’est fait cogner par des militants surexcités, notamment des membres de la famille du maire. Ce journaliste, victime de coups de poing et de coups de pied, a décidé de porter plainte pour ces actes inadmissibles, dont les images sont déjà visibles sur plusieurs sites web. Un journaliste de Réunion 1ère a également été agressé, son matériel a été détérioré.
Le Syndicat national des journalistes, majoritaire dans la profession, soutient évidemment nos confrères agressés et molestés, ainsi que la consoeur qui a été menacée le matin même ; il se réserve le droit d’entamer également une action en justice. Le SNJ remercie par la même occasion les militants politiques plus réfléchis, qui ont eu le courage et la présence d’esprit de s’interposer entre les journalistes et leurs agresseurs.
Le SNJ rappelle que le maire de Saint-Leu n’en est pas à sa première attaque contre la presse. En juin 2010, il avait déjà publiquement mis en cause d’autres confrères de la presse réunionnaise. Il donne là une bien piètre image des élus du peuple, et devrait se souvenir que le populisme, quel que soit son étiquette officielle, a engendré les pires tragédies de l’Histoire.
Le bureau du SNJ

A lire pour en savoir plus: 
http://www.ipreunion.com/photo-du-jour/reportage/2012/09/15/thierry-robert-tient-une-conference-de-presse-devant-les-grilles-de-la-prefecture-la-presse-agressee,17218.html
http://www.zinfos974.com/Plusieurs-journalistes-pris-a-partie-par-des-partisans-de-Thierry-Robert_a47267.html
http://www.clicanoo.re/339470-thierry-robert-regle-ses-comptes.html
http://www.lequotidien.re/actualites/edition.html?sDate=2012-09-16
http://www.leparisien.fr/politique/la-reunion-des-journalistes-agresses-par-les-partisans-d-un-depute-16-09-2012-2167062.php

Les réactions :
La réaction de Thierry Durigneux (Le Quotidien) sur Antenne Réunion
L'éditorial D'Yves Mont-Rouge (Le Journal de l'île) 
Le journal Témoignages
Les élus socialistes
Europe Ecologie les Verts
Le Parti communiste réunionnais
Parti de Gauche, Nassimah Dindar, CGTR, Afjer, Jean-Bernard Caroupaye, Parti génération solidarité 
L'Union Solidaires
Le syndicat Solidaires Finances Publiques (ex SNUI-SUD Trésor) "est pleinement solidaire avec les journalistes agressés" indique son responsable Pascal Valiamin.

Le journal Témoignage soutient les journalistes agressés


Communiqué de Témoignages
http://www.temoignage.re

C'est avec consternation que Témoignages a pris connaissance des faits très graves qui ont eu lieu hier samedi devant la Préfecture de La Réunion à Saint-Denis, pendant la conférence de presse de Thierry Robert, député-maire de Saint-Leu.

Parce qu'ils faisaient leur travail, des confrères ont été d'abord plongés dans un climat délétère qui a rapidement dégénéré vers l'escalade. Une journaliste du "JIR-Clicanoo" a été prise pour cible. Des nervis se sont alors acharnés contre Edouard Marchal, un confrère du "Quotidien" qui a voulu la protéger. L'équipe de Réunion Première a été aussi visée par les nervis.
Aux victimes de cette agression, "Témoignages" apporte sa totale solidarité, avec une pensée particulière pour Edouard Marchal.

"Témoignages" s'associe également à la manifestation de soutien aux journalistes agressés organisée demain à Saint-Denis.

Il ne faut pas que la crise serve de prétexte à une nouvelle offensive contre la liberté de la presse.

Dans ce combat permanent pour le respect de nos libertés fondamentales, les démocrates savent qu'ils peuvent compter sur "Témoignages", journal saisi 44 fois et condamné à de multiples reprises pour avoir fait son travail.


La liberté d'expression doit être respectée.


La Rédaction

samedi 15 septembre 2012

L'union Solidaires 974 soutient les journalistes agressés

L'union syndicale Solidaires, dont fait partie le Syndicat national des journalistes, soutient nos confrères agressés. Voici le communiqué diffusé ce samedi.



Journalistes agressés : le député-maire de Saint-Leu dépasse les bornes


Les faits sont graves. Parce que le député-maire de Saint-Leu n’a pas apprécié la Une du Journal de l’île de la Réunion ce samedi, il a laissé, voire encouragé ses sympathisants à prendre à partie une journaliste de Clicanoo/JIR et à lui arracher sa caméra lors d’une conférence de presse devant la préfecture. Lorsqu'un confrère du Quotidien a voulu la défendre, il s’est fait cogner par des militants surexcités, notamment des membres de la famille du maire. Ce journaliste, victime de coups de poing et de coups de pied, a décidé de porter plainte pour ces actes inadmissibles, dont les images sont déjà visibles sur plusieurs sites web. Un journaliste de Réunion 1ère a également été agressé, son matériel a été détérioré.
Le Syndicat national des journalistes, majoritaire dans la profession, soutient évidemment nos confrères agressés et molestés, ainsi que la consoeur qui a été menacée le matin même ; il se réserve le droit d’entamer également une action en justice. Le SNJ remercie par la même occasion les militants politiques plus réfléchis, qui ont eu le courage et la présence d’esprit de s’interposer entre les journalistes et leurs agresseurs.
Le SNJ rappelle que le maire de Saint-Leu n’en est pas à sa première attaque contre la presse. En juin 2010, il avait déjà publiquement mis en cause d’autres confrères de la presse réunionnaise. Il donne là une bien piètre image des élus du peuple, et devrait se souvenir que le populisme, quel que soit son étiquette officielle, a engendré les pires tragédies de l’Histoire.
Le bureau du SNJ
Voir également ici:

vendredi 7 septembre 2012

Carburants: l'analyse de Solidaires 974

Alors que le débat sur les carburants bat son plein, notre camarade Jocelyn Cavillot de Solidaires 974 (union syndicale dont fait partie le SNJ), livre ici une analyse à partir des derniers chiffres publiés:




mardi 14 août 2012

Silence, on pêche !


Mardi 14 août alors qu’il se trouvait au port de Saint-Gilles, un journaliste de Réunion 1ère Radio a été agressé par un patron-pêcheur participant à la campagne de pêche aux requins organisée par la préfecture.

A 14h30, alors que le journaliste Hubert Debeux était assis sur l’un des quais du port de Saint-Gilles, son appareil d’enregistrement éteint, en retrait du bateau de pêche en cours de chargement, trois hommes s’avancent et discutent avec le patron-pêcheur. Ils se plaignent d’une «pression des médias» quand le patron-pêcheur se retourne vers notre confrère, l’apostrophe d’un «vous êtes journaliste!» et lui subtilise son matériel d’enregistrement.

Le patron-pêcheur indique à Hubert Debeux qu’il pourra récupérer son matériel lorsque le représentant du CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage), chargé du contrôle des pêches, arrivera sur place. Au lieu de cela, alors qu’Hubert Debeux relate les évènements au représentant du CROSS, le patron-pêcheur lui assène un coup de tête.

Notre confrère écope d’un jour d’ITT. Il a porté plainte pour vol et agression. Les gendarmes ont récupéré le matériel d’enregistrement auprès du patron-pêcheur qui a été immédiatement entendu.

Le Syndicat national des journalistes (section Réunion - océan Indien) condamne cette agression et apporte tout son soutien à notre confrère. Il rappelle que le travail des journalistes est une mission de service public conduite au profit de tous, et qu'elle ne saurait être menacée par quelque partie que ce soit. Le SNJ demande à la préfecture d’exercer une plus grande vigilance dans le choix de ses contractants.

jeudi 19 juillet 2012

En décembre, votons Solidaires!


En décembre prochain, tous les salariés des "très petites entreprises" (moins de 11 personnes) pourront choisir des syndicats qui représenteront leurs intérêts. Pour la première fois, il faudra voter pour des logos de syndicats nationaux, et non pour des listes de personnes.

De nombreux journalistes ou anciens journalistes travaillent actuellement dans des TPE, notamment dans le secteur de la communication. Dès maintenant, le SNJ, membre fondateur de l'union syndicale Solidaires, leur propose de découvrir les propositions de cette union qui rassemble plus de 100 000 membres en France, car c'est ce logo de couleur fuschia qui représentera notre syndicat.
Parmi les revendications affichées: augmentation du salaire minimum, généralisation du 13e mois, création de délégués syndicaux adaptés à ces petites structures, etc. Pour l'union syndicale Solidaires, la diversité d'opinions est une richesse qui doit être mise au service de l'intérêt collectif, en travaillant notamment en "interprofessionnel", c'est-à-dire en favorisant les rencontres entre les syndicats de différents métiers. 

Pour des informations complémentaires, télécharger ici le document complet: http://solidaires.org.