mardi 4 mars 2014

Non à l'emploi abusif du mot "pigiste"!

Martine Rossard (deuxième à partir de la gauche), référente "pigistes" au SNJ, animait le stage. (Photo Julien Azam)
Une quinzaine de journalistes, dont une majorité de pigistes, ont participé au stage "Droits des pigistes" organisé les 28 février et 1er mars à Sainte-Marie (lire post précédent). Ces deux journées, animées par Martine Rossard, référente "pigistes" du Syndicat national des journalistes, ont été riches d'échanges entre personnes issues de médias très différents. Audiovisuel public ou privé, presse écrite régionale... Les débats ont prouvé qu'au-delà de la variété des expériences, les préoccupations sont souvent proches: la précarité est partout, il faut connaître ses droits pour les faire respecter. Les participants ont dénoncé l'emploi abusif du mot "pigistes" pour des journalistes qui sont en réalité recrutés en CDD, à la fois dans l'audiovisuel et dans la presse écrite, mais avec des rémunérations dérisoires. Cette confusion des mots permet malheureusement de maintenir un flou administratif propice aux arnaques. Les stagiaires ont également appris à décrypter les pièges d'un bulletin de salaire, exercice qui devrait être réalisé beaucoup plus souvent pour éviter les arnaques.

Le bureau du SNJ 974

dimanche 9 février 2014

Droits des pigistes: le programme du stage

(Photo E.D.)
Des journalistes "pigistes" payés sur facture, ou contraints de se déclarer comme auto-entrepreneurs, ça existe toujours... et c'est illégal. Pour que les journalistes concerné(e)s puissent faire valoir leurs droits, le SNJ Réunion-océan Indien organise une formation "Droits des pigistes" les 28 février et 1er mars prochains à Sainte-Marie. Ce stage sera animé par Martine Rossard (référente "pigistes" au SNJ à Paris) et ouvert à tous les journalistes pigistes de La Réunion. Seront aussi bienvenus les journalistes qui risquent de devenir pigistes bientôt, et les confrères et consoeurs élus dans les entreprises.

Au programme:
Vendredi 28 février: 
9 heures. Accueil, présentation des participants.
10 heures. L'article L. 7112-1, ce qu'est un journaliste pigiste et ce qu'il n'est pas: ni "indépendant" ni auto-entrepreneur. Et s'il est contraint de travailler ainsi, comment faire. Rémunération, droits légaux et conventionnels. Les obligations du journaliste pigiste (déclarer les autres collaborations, loyauté...). Echanges et témoignages des participants.
Vers 12 heures: repas
13h30. Demander et conserver sa carte de presse (avec Flavien Rosso, délégué régional pour la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels).
15 heures. Le droit à la formation, avec Sandrine Fontaine (Opcalia).
16h30. Modification et rupture du contrat de travail du journaliste pigiste.

Samedi 1er mars:
9 heures. Atelier "savoir lire sa fiche de paie". Que chaque participant(e) apporte deux bulletins de salaire, un de début d'année, un de fin d'année civile. Discussion sur les couvertures Sécurité sociale et prévoyance (Audiens) obligatoires, la complémentaire santé, l'assurance sécurité reportage, les prestations d'Audiens. La santé des journalistes pigistes: arrêt maladie, congé maternité, accident du travail.
Vers 12 heures: repas.
13h30. Suite des thèmes de la matinée. Droits d'auteur (rappel de la loi Hadopi).
Discussion autour de la charte d'éthique du SNJ, avec le référent "déontologie".

Stage gratuit. Télécharger le questionnaire suivant, et renvoyer les réponses à snjreunion@gmail.com. Ou l'imprimer, le remplir et le faire parvenir à un(e) élu(e) SNJ.



Info pratique.
Stage au Case Le Verger (près du lycée Le Verger à Sainte-Marie) vendredi 28 février et samedi 1er mars de 9 heures à 17 heures. Parking facile et gratuit. Accès possible par Car jaune (ligne G).
Repas à la charge des participants. Possibilité de manger à proximité (snacks, self-service...).
Matériel: que chaque participant apporte deux fiches de paie (voir ci-dessus), éventuellement contrats ou autres documents à étudier. Apporter de quoi prendre des notes.
Pour s'inscrire: snjreunion@gmail.com. Renseignements: 06 92 01 52 99. Clôture des inscriptions le 20 février.

PS: déjà quelques informations pratiques ici: http://snj.fr/spip.php?article4314, http://lyonpiges.fr/?p=3109

vendredi 31 janvier 2014

Le bonus Cospar intégré dans les salaires... c'est un droit

Le SNJ dans la manifestation pour le Cospar, 29 novembre 2013.

Les journalistes du Quotidien avaient montré l'exemple. Avec le SNJ et suite à une grève de deux semaines pour l'augmentation de salaires, ils avaient obtenu dès 2011 l'intégration du bonus Cospar dans les salaires. A Antenne-Réunion, la direction a accordé cette intégration fin 2011. Et la bonne nouvelle vient de tomber au Journal de l'île de La Réunion: la prime est intégrée dans les salaires à partir de janvier 2014. Ceci après la mobilisation du SNJ et du collectif "Cospar - 117 sacrifiés".
D'autres médias n'ont jamais payé ce bonus, ce qui est dommage. Le SNJ soutiendra tous les journalistes qui  revendiqueront l'intégration de cette prime dans leurs salaires, puisque de nombreux journalistes réunionnais y ont droit. Sans oublier que les pigistes, présumés en CDI (contrat à durée indéterminée) à temps partiel, ont également droit à cette prime, proratisée en fonction du temps de travail.

Le bureau du SNJ 974


mardi 28 janvier 2014

Café syndical: "Le journalisme et les people"

Copie d'écran de la Une du JIR du 11 janvier 2014.

La presse britannique n'en revient pas (*): les médias français ont accordé plus d'importance à la politique économique du président de la République qu'à sa vie privée!
Entre confrères/consoeurs de cultures différentes, ces divergences sont de bonne guerre. Et cela nous incite à nous pencher sur le traitement journalistique de ces affaires de coeur... mais de coeur d'hommes de pouvoir. Devons-nous rougir de ces choix éditoriaux? Ou au contraire nous en féliciter? Faire plus de place au journalisme "people"? Quelle incidence cela a-t-il sur notre travail quotidien?
De tout cela, le SNJ vous invite à discuter vendredi 7 février à partir de 19 heures, à l'occasion de notre café syndical sur le thème "Le journalisme et les people". Rendez-vous aux Pot'irons (face à la CGSS à Saint-Denis). Chacun(e) paie sa consommation.


Le bureau du SNJ 974


PS. Dès maintenant, réservez deux jours, les 28 février et 1er mars, pour un stage syndical sur les droits des journalistes pigistes. Stage qui s'adresse aux pigistes, à ceux qui les recrutent, et aux journalistes contraints de travailler comme "auto-entrepreneurs". Le SNJ 974 vous tiendra informé.

(*) http://www.theguardian.com/world/2014/jan/15/french-press-hollande-politics-sex-life-social-democrat?CMP=twt_gu 
Lire aussi ici: http://www.theguardian.com/lifeandstyle/2014/jan/21/first-lady-sexist-job-valerie-trierweiler

dimanche 26 janvier 2014

Moins de demandes de cartes de presse en 2013


La Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels vient de révéler ses statistiques pour l'année 2013. 
Premier constat: la baisse nationale du nombre de cartes de presse. 36 823 cartes ont été délivrées l'année dernière contre 37 012 en 2012. Soit presque deux cents de moins.  Une constance dans la diminution donc, puisque, malgré un rebond en 2012, le nombre "d'encartés" baisse régulièrement depuis cinq ans, après le pic enregistré en 2009 avec 37 309 cartes.
Cette diminution se constate tout particulièrement sur les premières demandes. La commission a octroyé 1 716 premières cartes en 2013, contre 1 993 en 2012 et 2162 en 2006, il y a à peine sept ans.
C'est un indice fort de la situation de la profession, d'autant qu'il se conjugue avec une précarisation de plus en plus importante. Le nombre de pigistes, CDD (contrats à durée déterminée) et chômeurs représente 25% de la totalité des cartes, mais surtout 66% des premières demandes, contre 61,5% l'année dernière.
Ces statistiques confirment également la féminisation de la profession puisque 46% des journalistes sont désormais des femmes, contre 45,75% l'an passé.
Il est encore trop tôt pour connaître le détail du nombre de cartes région par région. On saura autour du mois de juin si le nombre total de cartes a progressé ou diminué à La Réunion, où il était de 231 en 2012.

A La Réunion, ce que l'on peut déjà dire, c'est qu'il y a eu, comme au niveau national, moins de premières demandes, avec 14 dossiers contre 17 en 2012, avec une égalité totale entre hommes et femmes (7 chacun). Onze nouvelles cartes ont été attribuées (contre quinze l'année précédente), une a été refusée et deux dossiers sont toujours en examen.

Le bureau du SNJ 974

jeudi 16 janvier 2014

Bonne année 2014! (et un petit conseil pratique)


En ce mois de janvier 2014, le SNJ Réunion-océan Indien vous souhaite une bonne année, même si le contexte économique est difficile pour tout le monde.
Alors, justement, commençons par un petit conseil pratique, ça peut toujours servir, surtout aux pigistes.
Si vous menez une action en justice notamment aux prud’hommes et que vous avez des petits revenus, vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle: c’est-à-dire une prise en charge totale ou partielle des frais de justice et honoraires d’avocat. Pour en bénéficier en 2014, la moyenne mensuelle de vos revenus sur 2013 doit avoir été inférieure à 936 euros pour l’aide juridictionnelle totale et à 1404 euros pour l’aide juridictionnelle partielle sans compter des majorations pour charges de famille. 
Si vous dépassez ces plafonds, vérifiez le contrat concernant votre assurance multirisque habitation ou celui de votre carte bancaire, vous bénéficiez peut-être d’une assistance juridique permettant aussi la prise en charge de ces frais et honoraires. 
Pour plus d’informations, voir ici.

mardi 17 décembre 2013

Solidarité avec nos confrères de Témoignages

Le Syndicat national des journalistes (section Réunion – océan Indien) apprend avec tristesse la suspension de l’édition papier du journal Témoignages, ce samedi 14 décembre 2013.
Ce journal avait été fondé en 1944 par le docteur Raymond Vergès, sous forme hebdomadaire. Il était devenu la voix quotidienne du Parti communiste réunionnais et avait compté jusqu’à 32 pages dans les années quatre-vingt. Une version numérique s’y était ajoutée plus récemment.
Cette décision de suspendre l’édition papier est la conséquence des graves difficultés financières du journal, dont le lectorat s’est effrité petit à petit.
Très attaché au pluralisme de la presse et au journalisme d’opinion, indispensables dans une démocratie, le SNJ regrette la suspension de ce quotidien réunionnais sous sa forme imprimée.
Premier syndicat de la profession, le SNJ affirme sa solidarité avec les 15 salariés de Témoignages et souhaite que le média retrouve un équilibre financier avec sa formule web.  
                                                                  

                                               Le bureau du SNJ 974