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dimanche 22 octobre 2017

Syndiquez-vous!

Sans adhérents, un syndicat n'a plus de sens. Et ça fait rigoler les patrons, les institutions, les élus et les pouvoirs publics. C'est d'ailleurs une antienne : "Ouais, y a un peu de monde dans la rue, mais au fond, c'est qui ? Trois permanents syndicaux et cinq privilégiés affolés à l'idée qu'on supprime leur surrémunération." Un syndicat qui peut revendiquer un nombre d'adhérents important est plus fort, plus crédible et plus solide.
Sans adhérents, un syndicat n'a plus de ressources, ne peut plus financer les formations de ses militants, leurs déplacements pour se rendre à des négociations, les avocats qu'il consulte et qui plaident pour les journalistes en difficulté.
Quelques rappels :
1) Le SNJ est le premier syndicat de la profession, rang attesté par les élections à la Commission de la carte.
2) Oui, c'est donc bien un syndicat, un de ces repaires de gauchistes, de révolutionnaires, d'archaïques défenseurs des travailleurs, d'opposants aux patrons, de batailleurs du Code du travail, de procéduriers prud'homaux, de négociateurs des accords de branche ou d'entreprise, d'érudits de la jurisprudence, de conseillers éclairés des salariés, de pas copains du tout avec Macron, etc. Mettez-y l'appellation que vous voulez. N'empêche, les syndicats font partie des derniers contre-pouvoirs au libéralisme ambiant. Ce sont les seules organisations reconnues par la loi pour porter la parole de ceux qui travaillent pour des salaires de plus en plus minables et dans des conditions de plus en plus précaires. N'ayez aucun doute : sans eux, la situation serait pire encore. Certes, il est toujours possible de créer un collectif. Mais nos chers employeurs n'ont aucune obligation de tenir compte de ses positions, ni même de le recevoir, ni, a fortiori, de négocier avec lui.
3) Le SNJ n'est rattaché à aucune grande centrale syndicale et, de ce fait, ne reçoit aucun subside de l'Etat (l'Union syndicale Solidaires n'a donc pas droit aux aides que reçoivent les centrales syndicales). Sa seule source de financement vient des cotisations des adhérents (au SNJ, les legs ne représentent pas bézef…).
4) Les personnes, qui répondent aux journalistes qui font appel au SNJ, sont toutes elles-mêmes journalistes, syndiquées et, en plus, militantes. Elles le font à titre gracieux, bénévole, gratuit, désintéressé, en plus du boulot pour le remplissage de frigo…
5) Le budget du SNJ sert à payer essentiellement
- les deux postes et demi de ses secrétaires administratives à Paris,
- les procédures menées par des journalistes quand le syndicat décide de les soutenir,
- les déplacements de ses militants quand ils se réunissent ou se rendent à des négociations ou représentent les journalistes dans différentes instances,
- les formations qu'ils suivent pour rester informés des joyeuses innovations que nous concoctent nos gouvernants...
L'érosion des adhérents se traduit donc automatiquement par une réduction de son budget. Et donc par moins de déplacements, moins de formations, moins d'accompagnements devant les tribunaux, moins de temps à consacrer à la défense des droits des journalistes.
En résumé, LE SNJ A UN BESOIN VITAL D'ADHÉRENTS. Avant de mourir, pensez à mentionner le SNJ sur votre testament. Et mieux encore, SYNDIQUEZ-VOUS, bon dieu !


(Merci à nos camarades de l'excellent groupe Facebook "Infos pigistes SNJ", que nous recommandons à tous nos confrères/consoeurs pigistes). 

jeudi 21 février 2013

Un an, un bilan, encore trop d'agressions

Le blog du SNJ Réunion a fêté sa première année le 18 février dernier. Un anniversaire, c'est toujours l'occasion de tirer un bilan. On retiendra cinq séries d'agressions contre des journalistes, une mobilisation ponctuelle ne suffit pas: c'est une mobilisation continue qu'il faut pour dire non à ces violences et défendre notre droit de travailler dans de bonnes conditions.
Cinq fois, cette année, nous avons publié des messages de soutien à des collègues insultés ou agressés:

  • Ce sont des journalistes, bousculés pendant les émeutes de février
  • Ce sont des militants d'extrême droite qui insultent les journalistes en avril
  • C'est un pêcheur qui s'autorise un coup de poing contre un confrère en août
  • Ce sont les sbires d'un député qui molestent un journaliste après avoir menacée une consoeur en septembre
  • Ce sont de nouveau des journalistes agressés à Saint-Louis ce mois-ci.  
Il y a des mois où il ne fait pas bon être journaliste. Cette violence physique ou verbale se double d'une précarisation de la profession. A plusieurs reprises, le SNJ a été sollicité par des confrères et consoeurs, menacés ou licenciés. A plusieurs reprises, il a constaté les tentatives de contournement du code du travail, au moyen de statuts d'auto-entrepreneur, de non-reconnaissance du travail. Elus et délégués syndicaux témoignent également d'un climat assombri dans les médias locaux.
Au travail des sections et de leurs délégué, pendant une année rythmée de rendez-vous électoraux professionnels ou nationaux, le SNJ Réunion n'a pas chômé.
Sur le blog, ce sont quelques 6000 pages qui ont été vues pendant cette période avec pour certains messages, jusqu'à presque 400 lectures. Si on considère que le nombre de journalistes à La Réunion ne dépasse pas les 300 personnes, c'est un succès.
Parmi les nouveautés 2012, citons également les deux cafés syndicaux consacrés à la carte de presse et à la Liberté de la presse.

Bien sûr, rien de ce que nous faisons n'est parfait et tout est perfectible. Alors chers confrères, chères consoeurs, vous qui avez de bonnes idées,  il est temps de prendre vos responsabilités et de nous rejoindre en adhérant au SNJ. Nous avons besoin de vous, car si 2012 n'a pas été de tout repos, 2013 ne le sera pas moins.

Le bureau du SNJ 974