mercredi 28 octobre 2015

Agression d'un journaliste à la Plaine-des-Palmistes : un acte inacceptable !


Le Syndicat national des journalistes de La Réunion et de l'océan Indien dénonce l'agression subie par notre confrère Philippe Madubost, du Journal de l’île de La Réunion, lors d'un rassemblement initié mardi matin par le maire Marco Boyer à la Plaine-des-Palmistes. 
Quelques mois après les manifestations locales, nationales et internationales de janvier 2015 pour défendre la liberté de la presse et montrer du doigt des actes inacceptables, certains comportements continuent de bafouer la liberté d’expression.
A quelques semaines d’une échéance électorale, cette agression intervient dans un climat délétère qui n’est pas sans rappeler l'époque où les maires se comportaient en véritables féodaux. 
Comme nous avions soutenu notre consœur du Journal de l’île de la Réunion et notre confrère du Quotidien de la Réunion agressés à Saint-Denis lors d’une conférence de presse du député-maire de Saint-Leu Thierry Robert en 2012, le Syndicat national des Journalistes de la Réunion et de l’océan Indien apporte tout son soutien à Philippe Madubost, victime de cet acte inacceptable, et se tiendra à ses côtés, s’il le souhaite, pour porter plainte.

jeudi 8 octobre 2015

Etre pigiste en bonne santé, c'est possible!


En préalable au congrès 2015 du SNJ, une réunion d'information des pigistes s'est tenue mercredi 7 octobre à Marseille. Cela ne surprendra personne: les journalistes non mensualisés sont les plus vulnérables, à La Réunion ou à 10 000 km de chez nous.
Grande nouveauté pour les prochains mois: la loi oblige à partir de janvier 2016 les employeurs à cotiser à une mutuelle complémentaire pour la santé de TOUS les salariés, y compris les 6000 journalistes pigistes de France.
Certains employeurs préparent déjà un contrat collectif. Mais il est parfois difficile d'y intégrer les pigistes ("salariés à employeurs multiples"). Le SNJ vient donc de signer un accord qui crée un fonds collectif pour la santé des pigistes, auquel les employeurs DOIVENT cotiser chez Audiens.
Le SNJ vous encourage tous à vous affilier à Audiens: chaque pigiste doit en faire la démarche, tout simplement parce que cette affiliation est obligatoire. L'employeur cotise 0,40% du montant des piges, dès la première pige. Les pigistes paient 19€ par mois, et bénéficient de remboursements intéressants: remboursement lunettes de 143€ à 546€, remboursement lentilles 104€, remboursement contraception, ostéopathie...
Seule exception: si le montant des revenus est inférieur à 8645€ par an (pour une personne), il vaut mieux demander la CMUC (couverture maladie universelle complémentaire).
Pour les futures mamans, il est important de demander à l'employeur de payer le complément de salaire pendant le congé de maternité. Surtout s'il a pratiqué des abattements sur les cotisations, ce qui entraîne une indemnisation ridicule par la Sécu! Si l'employeur refuse, écrire en recommandé à la direction avec copie à l'inspection du travail.
Dans le cas des faux pigistes bénéficiant d'un CDD: l'employeur doit proposer au CDD (-12 mois) d'intégrer le régime collectif de l'entreprise. Si CDD > 12 mois, le salarié peut refuser mais il doit le faire par écrit.
Pour la retraite: attention l'employeur doit cotiser chez Audiens pour les journalistes pigistes. Toutes les informations sont regroupées, y compris celles des autres caisses, à partir de l'âge de 35 ans. Se connecter sur www.audiens.org, on vous envoie le mot de passe par courrier.

De tout ceci il faut retenir une leçon majeure: pour être bien soigné-e et avoir une retraite décente, il faut refuser le statut d'auto-entrepreneur lorsqu'on fait du journalisme. C'est d'ailleurs interdit!

Pour la formation: il y a du nouveau pour les journalistes pigistes, mais malheureusement il n'y a aucune info disponible pour l'outre-mer. Voir ici, en espérant que le site s'occupe bientôt des Ultramarins: moncompteformation.fr.

Fait à Carry-le-Rouet (congrès 2015 du SNJ), par Véronique Hummel

vendredi 25 septembre 2015

La rébellion paie !

(Photo Stéphan Laï-Yu)

Avis à toutes celles et à tous ceux qui acceptent de travailler dans des conditions indignes : la rébellion, ça paie !
C’est ce que vient d’expérimenter une journaliste pigiste, employée pendant cinq ans dans un média réunionnais. Un jour, conseillée par le SNJ, elle a eu le culot de demander des choses très simples : le paiement de jours de congé, le paiement du 13e mois, la régularisation des cotisations sociales…
L’employeur a fait « zoreÿ cochon dann marmite poi » et a tout simplement… arrêté les piges. Soutenue par le SNJ, elle a entamé une procédure aux Prud’hommes. Même si celle-ci n’est pas terminée (l’employeur a encore la possibilité de faire appel), notre consoeur vient déjà de gagner une bataille : elle reçoit un chèque de 12.000 euros de son employeur !
Cette bonne nouvelle prouve que malgré la précarité et le chantage à l’emploi, il faut toujours faire respecter ses droits. Ça commence par la demande de la carte de presse, symbole important pour nos patrons comme pour la justice. Car pour discréditer la journaliste pigiste, l’avocate de l’employeur a prétendu que notre consoeur n’avait pas sa carte de presse (ce qui était faux). 
Journalistes pigistes, faites votre demande de carte de presse et refusez d’être payés « sur factures », comme auto-entrepreneurs, ou autres arnaques. En cas de besoin, contactez le SNJ !

mercredi 26 août 2015

Non aux intimidations !



Il faut croire que notre confrère du Journal de l'île de La Réunion ne se trompe pas en enquêtant sur des pratiques douteuses dans certaines collectivités... Lundi dernier, son épouse a reçu un appel anonyme qui évoquait cette enquête et conseillait à la dame de fouiller plutôt dans la vie personnelle de son compagnon. Un appel qui a confirmé les soupçons de notre confrère, qui avait remarqué une voiture qui le suivait bizarrement dans sa résidence.
Il s'agit là de méthodes d'intimidation qui relèvent plus de comportements mafieux que de réactions de citoyens honnêtes. La campagne électorale pour les élections régionales leur fait-elle perdre la tête ? Manque de chance pour le ou les auteurs de ces actes : ils confortent le journaliste dans son choix de poursuivre son enquête, afin de donner toutes les informations utiles à ses lecteurs.
Le Syndicat national des journalistes, premier syndicat de la profession, apporte tout son soutien à notre confrère. Non aux intimidations !


Fait à Saint-Denis, le 26 août 2015

Lire également l'article du JIR.  


vendredi 12 juin 2015

Carte de presse: le SNJ reste majoritaire

Les résultats du 2e tour des élections à la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels sont tombés: le Syndicat national des journalistes reste largement majoritaire dans notre profession avec 47,9% des voix. Y compris en outre-mer, où nos confrères Flavien Rosso (Le Quotidien de La Réunion) et Olivier Lancier (Guadeloupe 1ère) ont recueilli 55% des suffrages.


Nous regrettons cependant le taux d'abstention, en hausse constante depuis les derniers scrutins, qui a obligé la CCIJP à organiser un second tour. Et celui-ci a vu la participation baisser encore, notamment en raison de problèmes techniques sur le site de vote électronique, seul moyen de voter pour les journalistes d'outre-mer.
Le SNJ remercie les 81 journalistes qui ont voté au second tour (vous étiez 99 au premier tour) pour nos candidats, qui poursuivront leur mission avec le même sérieux et le même engagement que pendant leur précédent mandat.
Le SNJ invite tous les confrères et consoeurs à se battre dans leurs entreprises respectives pour que notre convention collective soit respectée et pour que tous les journalistes puissent enfin obtenir leur carte de presse. Les employeurs ont besoin de vos compétences, vous avez besoin de votre carte!

dimanche 31 mai 2015

Carte de presse 2e tour: votez SNJ!


Un score de 58% en Outre-mer, et 49% au niveau national, c'est bien pour le SNJ. Mais malheureusement, le nombre de votants n'a pas été suffisant au premier tour des élection à la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels: le taux de participation n'a été que de 35% au niveau national, et seulement 24% en Outre-mer. La suite est logique: tous les journalistes titulaires d'une carte de presse sont invités à voter pour le deuxième tour à partir de ce 1er juin. IL NE FAUT PAS TARDER, car le scrutin se terminera le 11 juin.
Pour le premier tour en Outre-mer, tous les votants (171) ont choisi le vote électronique. On comprend pourquoi: ceux qui avaient choisi le vote par courrier postal ont reçu leur matériel de vote... après le scrutin!
Il est important de faire encore mieux qu'au premier tour, où le SNJ a recueilli en outre-mer 99 voix sur 705 électeurs inscrits (dont 228 inscrits à La Réunion). Nous vous encourageons évidemment à voter pour notre confrère Flavien Rosso, journaliste au Quotidien de La Réunion et déjà correspondant régional de la CCIJP. Voter pour le SNJ, c'est voter pour l'expertise et l'efficacité!

Flavien Rosso, candidat SNJ.
En pratique:
Vous avez normalement dû recevoir une grande enveloppe blanche avec le matériel de vote: les professions de foi et le mode d'emploi. Le vote commence ce lundi 1er juin à partir de 19 heures (heure Réunion) sur le site de la CCIJP. Votre clé de vote est la même qu'au premier tour. En cas de perte du code confidentiel, rendez-vous sur http://ccijp.net/ et suivez les instructions. 
Attention: le vote se terminera le 11 juin à 15 heures (heure Réunion).

samedi 16 mai 2015

Déclarez vos revenus... avec l'allocation pour frais d'emploi


N'oubliez pas les dates butoirs pour déclarez vos revenus: ce mardi 19 mai pour celles et ceux qui font leurs déclarations sur papier. Pour ceux et celles qui préfèrent la voie numérique, c'est moins urgent... mais n'attendez pas le dernier moment (9 juin).
Dans tous les cas, n'oubliez pas que les revenus du journalisme bénéficient TOUS de l'allocation pour frais d'emploi, d'un montant de 7650 €. Il suffit d'écrire quelques lignes au bas de la page 2 (déclaration papier) ou sur votre télé-déclaration. Cet avantage fiscal est destiné à compenser (imparfaitement) la faiblesse des salaires dans notre profession. Voir le mode d'emploi sur le site du Syndicat national des journalistes.
Et n'oubliez pas que les cotisations syndicales donnent droit à une réduction d'impôt. Si vous avez payé en 2014 une cotisation au SNJ, votre impôt sera légèrement diminué. Et si vous n'êtes pas imposable, le fisc vous remboursera une partie de la cotisation.