mercredi 21 janvier 2015

14 nouvelles cartes de presse en 2014




Il est encore trop tôt pour constituer un paysage détaillé des cartes de presse à la Réunion. Mais comme l’année 2014 est terminée, on peut déjà livrer un petit aperçu au niveau des premières demandes.
Seize demandes de première carte de presse ont été effectuées l’an dernier sur notre île. C’est plus qu’en 2013, quand il y en avait eu treize. Quatorze décisions favorables ont été rendues par la commission, deux dossiers étant toujours en instruction.
Il y a donc quatorze nouveaux titulaires de carte de presse sur l’île. Onze sont des femmes, trois des hommes. Neuf travaillent dans le secteur audiovisuel, quatre dans la presse écrite et un pour un site Internet.
S’y ajoutent, pour l’océan Indien, les trois nouvelles cartes attribuées à des journalistes à Mayotte. Avec là aussi une féminisation très marquée puisque les trois nouveaux titulaires sont… des nouvelles titulaires.
A noter que l’année 2015 est une année d’élections pour la commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP). Fin avril, les 38 000 titulaires de la carte seront appelés à désigner les représentants dans les commissions et dans les différentes régions. Il y a trois ans, le SNJ, premier syndicat de la profession, avait été largement majoritaire, notamment dans l’outre-mer.
Il faut d’ores et déjà se mobiliser pour qu’il le reste!


Le bureau du SNJ Réunion-océan Indien

samedi 10 janvier 2015

Hommage en noir et blanc ce dimanche midi


Voir les photos de cette journée sur notre page spéciale.


En noir, en blanc, en noir et blanc, avec des fleurs ou des crayons, 
venez rendre un hommage silencieux aux victimes des attentats contre le journal Charlie Hebdo, à celle de Montrouge et celles de la Porte de Vincennes.  
Rendez-vous à partir de ce dimanche 11 janvier à midi sur le Parvis des Droits de l’Homme à Saint-Denis et place du Pilon à Saint-Pierre. 
Si vous ne pouvez-vous déplacer à Saint-Denis : déposez des fleurs ou des crayons près des monuments rappelant les combats pour la Liberté : monuments aux morts, monuments commémorant l’abolition de l’esclavage, lieux rappelant la révolte d'esclaves de 1811, la Résistance, la France Libre…

Voici la tribune que nous avons proposée à la presse réunionnaise:


Nous sommes Charlie,
Nous sommes la République !


Le 7 janvier 2015, l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a été la cible d’une attaque meurtrière, coûtant la vie à douze personnes: journalistes et policiers, agent d’entretien et économiste, correcteur  et médecin, militant associatif de passage. A côté de ces morts, plusieurs blessés sont à déplorer, sans oublier les survivants de ce massacre qui ont vu leurs amis se faire abattre froidement.
Derrière les décès d’Elsa, Franck, Frédéric, Ahmed, Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Bernard, Honoré, Mustapha et Michel, c’est toute la France qui est touchée. Cet acte de guerre dirigé contre la presse signifie que des individus fanatisés veulent s’arroger le droit d’interdire la parole libre. Cet insupportable acte de barbarie signifie aussi le refus de la démocratie. Dans une démocratie, on s’engueule parfois, on se moque les uns des autres aussi, on dialogue souvent, mais on ne se tue pas pour des idées.
Spontanément, et par delà les différentes appartenances politiques, les citoyennes et les citoyens de France ont montré leur attachement au vivre ensemble. Jeudi, la Réunion a répondu présent à cet appel. Personne n’est libre, si la parole est interdite. Il n’y a plus d’égalité, si les uns ou les autres s’arrogent le droit de décider de la vie des autres. Il n’y a plus de fraternité et donc plus de République si la liberté et l'égalité sont bafouées.
Pourtant, certains entendent profiter de la situation pour diviser le pays. Ici, ce sont des attaques contre des mosquées, là des actes racistes. La France s’est construite avec des citoyens qui croyaient au ciel et avec d’autres qui n’y croyaient pas.  Beaucoup sont morts pour qu’un jour Charlie Hebdo ait le droit de dessiner des caricatures et d’informer.
Il faut prolonger ce moment d’unité pour signifier notre double attachement à la liberté de la presse et à une France qui n’exclut pas. Nous, citoyens vivant à La Réunion, savons mieux que quiconque l’importance du vivre ensemble. Nous, citoyens vivant à La Réunion, sommes attachés à une presse sans complaisance pour remporter les combats de liberté, d’égalité et de fraternité. Ne laissons rien ni personne nous diviser. Nous sommes Charlie.

Ce texte a été signé par:
SNJ Réunion, Unef, Unité SGP Police 974, Sud Education, Se Unsa, Parti socialiste, Unsa, FSU, Saiper-Pas 974, Céméa, AID, Ufal, Snes FSU, Snalc-FGAF, Solidaires, Parti de Gauche, Debout la France, MRC Réunion, Sgen CFDT, Europe Ecologie Les Verts, Les Alternatifs 974/Espoir, Ensemble !, SDUCLIAS-FSU, Jeunes populaires (UMP), Ligue des Droits de l’Homme, CGTR, UDI, Huguette Bello députée, Nassimah Dindar présidente du Conseil général, Monique Orphé députée, Attac Réunion, Artic Réunion, PCR, CFE-CGC, Amis du Monde diplomatique, Debout La Réunion, Parti radical de gauche, CFDT-UIR 974, Didier Robert (sénateur, président de région Réunion), Amnesty International La Réunion Nord. 


mercredi 7 janvier 2015

A La Réunion et à Mayotte aussi, nous sommes tous Charlie

Voir également l'actualité de cette journée 

sur notre page spéciale



Rassemblement ce jeudi 8 janvier à 13 heures 

parvis des Droits de l’Homme (Champ-Fleuri) à Saint-Denis
et place de la Victoire à Saint-Pierre (à coté petit boulevard de la plage)


Choqué par l’odieux attentat qui a frappé le journal Charlie Hebdo et coûté la vie à plusieurs journalistes ainsi qu’à des policiers, le SNJ Réunion-océan Indien appelle à un rassemblement ce jeudi 8 janvier, à partir de 13 heures, pour observer une minute de silence en hommage aux victimes et rappeler l’attachement de tous à la liberté de la presse, pilier de la démocratie et garante des libertés fondamentales : d’expression, d’information et de conscience.

A Mayotte, rassemblement à 14 heures à Mamoudzou, place de la République.



mardi 2 décembre 2014

Nicolas, militant SNJ et lauréat de la Startupweekend

L'équipe de "8000 mondes" avec Nicolas Bonin, 4e à partir de la gauche.

Si vous lisez ce blog, c'est un peu grâce à Nicolas Bonin, membre du SNJ, qui l'a créé. Et si on vous reparle aujourd'hui de Nicolas, journaliste au Quotidien de La Réunion, c'est parce que nous en sommes très fiers: son équipe "8000 mondes" est lauréate du concours "Startupweekend" qui s'est déroulé samedi et dimanche dernier à Saint-Denis.
A l'issue d'une première phase de sélection, 14 porteurs de projets ont indiqué les compétences qu'ils recherchaient et les équipes se sont formées. Elles avaient jusqu'au dimanche 16 heures pour présenter un projet un peu plus solide et répondre pendant trois minutes aux questions du jury. Celui-ci jouait le rôle d'un investisseur qui devait déterminer s'il suivait le projet. Les trois lauréats devaient gagner une formation pour la création d'entreprise et la gestion.
Pour sa part, Nicolas a gagné avec une idée simple: "Nous sommes partis du constat que les gens lisent moins (74% en 2011, 69% en 2014) mais regardent de plus en plus de séries télévisées. Nous voulons donc écrire des histoires en ligne pour capter cette génération". Le jury a manifestement aimé l'idée et le travail de l'équipe qui a créé l'histoire "Fragment d'humanité". Et si c'était une piste encourageante pour la presse, toujours à la recherche de lecteurs?

Le bureau du SNJ 974

Voir le trailer de "Fragment d'humanité" et le reportage d'Antenne-Réunion.

L'équipe au travail: 54 heures de management participatif, et ça a remarquablement fonctionné.

dimanche 12 octobre 2014

96e congrès au Val-Joly: on ne se décourage pas!

Au micro: Martine Rossard défend inlassablement les pigistes.
Le 96e congrès du Syndicat national des journalistes vient de se terminer au Val-Joly, dans le cadre verdoyant et bucolique de ce territoire du Nord, frontalier de la Belgique. Dans ce lieu chargé d'Histoire industrielle et syndicale (on n'est pas loin de Fourmies, et tout près des mines de Wallonie), les 140 congressistes ont évidemment évoqué les difficultés de notre profession avec la révolution numérique. Pour le détail des motions, élections et autres formalités, voir le site du SNJ.
La leçon la plus importante de ce congrès, c'est ce que prouve l'histoire du syndicalisme: il y a toujours l'espoir de mieux faire. Notre coup de cœur, pour ce 96e congrès, va non pas à un journaliste mais à un patron. Eh oui, au SNJ on aime les employeurs qui innovent pour le bien de la société! Nous avons rencontré Emmanuel Druon, propriétaire de l'entreprise Pocheco près de Lille, qui fait vivre 114 salariés en fabriquant des enveloppes.
Oui, des enveloppes de papier recyclé, dans un monde où tout se numérise! Parce que le numérique a ses limites: les clients changent facilement d'adresse et ne paient plus leurs factures, par exemple... Et parce que malgré le bourrage de crânes qui nous fait croire que le numérique est plus écologique que le papier, il faut savoir que les métaux rares, indispensables à la fabrication de nos nouveaux matériels, sont très coûteux en argent et en vies humaines. Alors non, le papier n'est pas ringard: n'est-ce pas là un beau message pour les médias d'une manière générale?
Dans cette entreprise l'échelle des salaires va de 1 à 4, la direction organise le covoiturage pour diminuer les coûts de transport des salariés, et le patron explique dans son livre (*) qu'on peut vivre heureux dans une entreprise bénéficiaire où le profit ne remplace pas les lois.  Un message intéressant pour la presse, un message qui nous dit que la souffrance au travail ne doit pas devenir une habitude. Oui, un autre monde est possible, comme l'affirment nos amis de l'union syndicale Solidaires.

Véronique Hummel, secrétaire du SNJ 974

(*) Perdre sa vie à la gagner ?, Emmanuel Druon, Actes Sud, 2014.

Emmanuel Druon discute avec des congressistes du SNJ.

samedi 30 août 2014

Aidons nos collègues de Nice-Matin à racheter leur journal

"We need you" nous lancent nos confrères du groupe Nice-Matin.

Ils sont loin, à 9000 kilomètres de La Réunion... Mais au SNJ, nous nous sentons proches d'eux. Un peu parce que certains journalistes du groupe Nice-Matin sont passés par La Réunion, à l'époque où le groupe Hersant ressemblait encore à un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais. Aussi parce que tout ce qui arrive à des journalistes nous concerne un peu, quelle que soit notre localisation géographique. Et surtout parce que le délégué SNJ, Jean-François Roubaud, est l'un des artisans de ce pari fou: recueillir 450 000 € pour créer une société coopérative et sauver les emplois du journal avec d'autres actionnaires. Si vous voulez en savoir plus, allez voir par ici: http://www.telerama.fr/medias/nice-matin-et-si-les-salaries-rachetaient-leur-journal,115624.php

Grâce à leur courage, leur ingéniosité et même leur toupet, les salariés ont déjà collecté plus de 300 000 €. La section "Réunion-océan Indien" du SNJ leur a envoyé une très modeste contribution de 200 €, issue de nos cotisations. Et il ne faut surtout pas s'arrêter là, parce que les petits ruisseaux font les grandes rivières et s'alimentent d'innombrables petites gouttes d'eau. Que vous soyez syndiqué(e) ou pas, imaginez qu'un jour vous aurez peut-être un emploi grâce à quelques fous qui ont un jour décidé de collecter des fonds pour faire vivre leur entreprise. Oui, il faut être un peu fou pour faire ça: http://noussommesnicematin.tumblr.com/

Alors, même si ça n'est que quelques euros, vous pouvez participer, toutes les explications sont ici: http://fr.ulule.com/sauvons-nicematin/ Pour 5 €, vous aurez le droit de voir votre nom et votre photo publiés dans le futur journal. Et pour une contribution de 9999 €... ces farceurs de journalistes ont vraiment de drôles d'idées!

Le bureau du SNJ 974

mercredi 23 juillet 2014

Lettre ouverte aux employeurs réunionnais de journalistes


Madame la Directrice, Monsieur le Directeur,

Les médias réunionnais forment un secteur économique très dynamique et nous en sommes tous heureux. Au Syndicat national des journalistes, nous le sommes beaucoup moins lorsque nous recueillons les témoignages de confrères et consoeurs recrutés pour exercer un travail de journaliste, mais sans respecter les droits attachés à cette profession.
Voici un florilège non exhaustif des infractions pour lesquelles nous sommes sollicités :
- Travail dissimulé, lorsqu’on emploie des journalistes sans les déclarer comme salariés, ou travail sans contrat.
- Journée de travail non payées, alors qu'elles ont été effectuées (notamment pour des pigistes).
- Statut d’auto-entrepreneur imposé à un(e) journaliste, alors que c’est illégal.
- Refus d’appliquer la Convention collective nationale du travail des journalistes, ce qui prive les journalistes du 13e mois, d’une partie des revenus en cas de maladie, d’une partie des cotisations pour leur retraite, etc.
- Confusion entre l’astreinte et la permanence, avec refus de payer les heures supplémentaires effectuées pendant ces astreintes.
- Abus de la rémunération sous forme de « piges » : ce mot cache souvent des emplois réguliers à temps presque complet, qui devraient être transformés en emplois en CDD ou CDI.
- Abus de l’emploi du « CDD d’usage » qui prive les journalistes d’indemnités de fin de contrat, et renforce leur précarité.
- Abattements abusifs sur les cotisations sociales : même si certains abattements sont légaux dans certaines conditions, nous avons démasqué plusieurs situations illégales qui portent un grave préjudice aux journalistes (voir par exemple le témoignage ci-dessous).
- Injonction de réaliser des reportages publicitaires, en contradiction avec la charte de déontologie.
- Abus du statut de stagiaire, lorsqu’on demande à des « stagiaires » journalistes non rémunérés d’assurer un travail de professionnel.
- Pressions psychologiques et arguments mensongers du type « Si je te vire, je connais tellement de monde que tu ne pourras plus trouver de travail à La Réunion ».
- Etc.
Le SNJ Réunion océan Indien reste vigilant. Il soutient actuellement des confrères et consoeurs qui veulent faire respecter leurs droits, et continuera à le faire, 
notamment grâce à la permanence juridique qu’il vient de créer (http://snjreunion.blogspot.com/p/le-snj-propose-aussi.html).
Par la présente, le SNJ vous demande à vous, employeur, de respecter les droits des journalistes que vous recrutez.
Fait à Saint-Denis, le 21 juillet 2014



 _______________________________________________________________________________

L’ultime crasse de Festival-RTL à une journaliste pugnace

Dans cette entreprise, les cotisations chômage étaient calculées sur le salaire brut abattu, ce qui est illégal et diminue les futures allocations chômage.
Elle a quitté son employeur, complètement écoeurée, et ne craint donc plus les représailles. Mais C. a demandé au SNJ de raconter son histoire, afin que son expérience serve à d’autres.
En 2009, C. est recrutée comme journaliste à Festival, l’une des radios du groupe H2R, devenue RTL en juin 2014. En 2013 elle commence à parler d’une rupture conventionnelle de contrat afin de quitter l’entreprise en 2014. Et en mai 2014 elle se rend à Pôle emploi pour se renseigner sur ses droits en cas de démission ou de rupture conventionnelle. Elle a besoin de quelques mois pour préparer le déménagement familial à l’étranger.
Et là, patatras : elle découvre que l’entreprise a pratiqué des abattements sur les cotisations de chômage, ce qui diminue les futures allocations qu’elle pourra percevoir pendant les quelques mois qu’il lui reste à passer à La Réunion. Entre-temps, son employeur a refusé la rupture conventionnelle –qui lui coûterait trop cher- et lui a suggéré de se faire licencier pour faute grave ! Dans tous les cas, elle percevra des allocations minorées.
Déboussolée, C. s’adresse au SNJ qui lui explique que ces abattements sont illégaux. Lorsqu’elle interroge la direction, elle note une vraie nervosité et reçoit comme réponse « Tout est régularisé depuis janvier 2014. Ne t’inquiète pas, Pôle emploi ne regarde que la dernière fiche de paie ». Ce qui est faux : C. a bien compris qu’avec des cotisations plus faibles pendant quatre ans, les allocations chômage seront diminuées. La direction essaie de la dissuader de rappeler Pôle emploi, avec ce remarquable argument : « l’administration réclamera de l’argent à nous et à toi aussi ; tu étais bien contente de gagner plus » (1). C. ne se démonte pas : « si je dois de l’argent à quelqu’un, je les appelle ».
Le lundi suivant, C. se rend à l’Urssaf, dans les bureaux de la CGSS. Le responsable du contrôle des employeurs lui explique que l’entreprise doit forcément régulariser les cotisations chômage des trois dernières années. Puis il observe les abattements pratiqués sur d’autres cotisations. Notamment sur les cotisations de retraite : les abattements sont légaux pour les journalistes, mais seulement dans certaines conditions. Or, C. n’a pas de carte de presse : les abattements sont donc illégaux. L’entreprise aurait dû payer les cotisations complètes pendant toutes ces années.
Le retour de C. à la rédaction se passe dans une ambiance tendue. Et la responsable des ressources humaines annonce que puisqu’il faut régulariser et payer les cotisations, on va ponctionner dans les salaires ! Les journalistes voient un patron énervé, qui reproche à la rédaction de « bouffer 80% du temps de la DRH » et menace de la fermer, de la délocaliser…
Déstabilisés, les journalistes acceptent l’échéancier proposé par la direction pour régulariser les cotisations : leur salaire de mai est donc amputé de ces sommes… Maigre consolation : ils ont au moins la satisfaction de savoir qu’en cas de chômage, ils percevront leurs allocations complètes. Et ce, grâce à la pugnacité de C.
Pour C., l’histoire ne s’arrête pas là. Fréquemment questionnée sur la date de son prochain départ, elle choisit de l’annoncer en avance pour faciliter l’organisation du service. Le 2 mai, elle remet sa lettre de démission en précisant qu’elle quittera l’entreprise le 13 juin. Mais le 6 mai au soir, tout dérape. C. raconte : « Le patron m’a dit de m’abstenir de travailler dès le lendemain. Comme ils ont reçu ma lettre le 2 mai, ils font courir le préavis d’un mois jusqu’au 2 juin. Il m’a même dit qu’il me faisait le cadeau de me payer à ne rien faire, qu’il me dispense de préavis et m’a reproché d’avoir semé la tension à la rédaction ». Autrement dit, C. est « virée » comme une malpropre, le plus légalement du monde.
C. n’a aucun recours juridique : Festival la "vire" le 2 juin, la privant ainsi de dix jours de salaire. C’est l’ultime crasse d’une radio qui n’aime pas les journalistes informés sur leurs droits, et a déjà été condamnée en novembre 2009 pour « travail dissimulé ». On peut s’inquiéter de la formation de « rédacteurs chroniqueurs » dans le « Studio école » monté dans les locaux de H2R : les jeunes y apprennent les techniques professionnelles des journalistes mais probablement pas à faire respecter leurs droits de journalistes !

(1)   Les cotisations sociales comprennent une part patronale et une part salariale. Lorsqu’on pratique des abattements, cela diminue les cotisations, et par conséquent cela augmente légèrement le salaire net. Voir nos informations ici : http://snjreunion.blogspot.com/2014/03/journalistes-cotisez-100-la-securite.html

Dans cette entreprise, les cotisations chômage étaient calculées sur le salaire brut abattu, ce qui est illégal et diminue les futures allocations chômage. La situation a été régularisée suite à la demande de notre consoeur.