mardi 9 octobre 2012

Journalistes des très petites entreprises, votez Solidaires pour voter SNJ!

Du 28 novembre au 12 décembre prochains, près de 3000 journalistes salariés dans des entreprises de moins de onze salariés seront amenés à voter, par Internet ou par correspondance, pour des organisations syndicales dans le cadre du premier scrutin TPE de l’histoire.
En votant pour l’union syndicale Solidaires, vous voterez pour le SNJ, première organisation syndicale de journalistes en France.
En votant Solidaires, vous donnerez la possibilité au SNJ de continuer à défendre les intérêts moraux et professionnels des journalistes lors des négociations nationales vous concernant : négociation de la convention collective nationale de travail des journalistes, négociations au niveau des branches professionnelles (sur les salaires, la formation, les journalistes rémunérés à la pige…).
Journalistes des très petites entreprises, si vous êtes inscrits à ce scrutin, vous devez déjà avoir reçu un courrier du ministère du Travail vous informant de cette élection. Vous pouvez également vérifier que vous êtes bien inscrits sur les listes électorales sur le site www.electiontpe.travail.gouv.fr.
Pour que votre vote se porte bien sur le SNJ via le bulletin de vote Solidaires, en tant que journaliste, vous devez être inscrits sous le code de la convention collective nationale de travail des journalistes, n° 1480.
Et si vous êtes inscrit(e) sous un autre code, votez quand même pour Solidaires!

vendredi 5 octobre 2012

Dans la presse, tout est bon pour faire de l’audience !


La belle solidarité des rédactions affichée lors de la manifestation du 17 septembre en soutien aux journalistes agressés n'aura donc pas tenu longtemps. Dès le 21 septembre, l'un des quotidiens réunionnais consacrait presque une page à relayer l'argumentation du député-maire de Saint-Leu. Le 2 octobre, le groupe de presse concurrent publiait une interview de…. l'épouse de ce même député-maire. Dans cet article, elle accuse notre consoeur d’avoir fait de la provocation  et laisse entendre que notre confrère se serait blessé tout seul… sans que le magazine ne relève l'absurdité de cette déclaration !
Ce n'est bien sûr pas une découverte, mais cet exemple illustre une nouvelle fois que pour une partie de la presse, "tout est bon" pour faire de l'audience. Le SNJ Réunion - Océan Indien attire l'attention des rédacteurs en chef sur l'importance du maintien de la parole et de l'image données le 17 septembre dernier ; dans ce cadre, il appelle journalistes et délégués syndicaux à exercer la plus grande vigilance afin, comme le prescrit la charte de déontologie, de ne pas confondre journalisme et communication. Ou ne pas confondre journalisme et bonnes relations avec le pouvoir…
Fait à Saint-Denis, le 03 octobre 2012


mercredi 26 septembre 2012

Liberté d'expression?

Café syndical avec le SNJ

Elle s'use si on ne s'en sert pas. Si on ne l'utilise pas pour blâmer, l'éloge n'est plus flatteur. La Liberté de la presse n'a jamais été autant d'actualité à La Réunion. Peut-on écrire ce que l'on veut sur un élu? Peut-on chasser un journaliste à coups de poings d'une conférence de presse? Qu'y a-t-il dans cette fameuse loi du 29 juillet 1881 qui l'organise? Tout, tout, vous saurez tout sur la Liberté de la presse en participant au café syndical* du vendredi 12 octobre de 18 à 20 heures aux Pot'irons à Saint-Denis.
(Possibilité sur demande à l'avance d'avoir une garde pour les enfants sur place, tél. 06 92 01 52 99)

* La participation est libre, chacun paye sa consommation.

dimanche 23 septembre 2012

Pour maître Creissen, un journaliste ne peut pas secourir une personne agressée.

Vendredi le SNJ Réunion - Océan Indien écrivait à la bâtonnière pour lui faire part de "sa plus grande surprise face à l'absence de réaction" d'une personne exerçant "une profession attachée à défendre les droits des justiciables", en l'occurrence maître Philippe Creissen, avocat du député-maire de Saint-Leu, et présent à ses côtés lors de l'agression de nos confrères samedi 15 septembre. L'intéressé n'a pas tardé à réagir… Entre minimisation sinon exonération des faits, rejet d'une responsabilité pourtant prise -et enregistrée (Cf. vidéo)- du député-maire, sa réponse ne manque pas d'intérêt.

1) Il n'y a jamais eu d'agression

Pour maître Creissen, il n'y a pas eu d'agression mais une "bousculade", simple "désordre d'une foule" selon la définition. Malheureusement, les vidéos et photos sont là pour témoigner des appels -insistants- du député-maire de Saint-Leu à sortir les journalistes du JIR, de l'intention d'agir des intéressés et de la violence de leur action, inexcusable sur un représentant de la presse, libre en démocratie.

2) Une simple expression militante

La "bousculade" serait intervenue entre un journaliste et "un" (seul) sympathisant de l'homme politique, "qui s'exprimait". Que dirait-il si les journalistes décidaient demain de troquer leurs éditos par ce mode d'expression ? Il est permis de douter que maître Creissen maintienne alors son interprétation…

3) Citoyen ou journaliste, il faut choisir !

Lorsqu'Edouard Marchal s'interpose entre les militants du député-maire de Saint-Leu et Maïmouna Camara, il "n'était plus un journaliste à cet instant". Journaliste ou citoyen, il faudrait donc choisir son camp..! Visiblement, maître Creissen souhaite passer un message aux journalistes : soyez sages à nos conférences de presse... Sinon, on vous sort et on ne peut pas vous protéger….

4) Cherchez ailleurs

Maître Creissen doit tout de même savoir qu'il va un peu (trop) loin, puisque dans une tentative pour minimiser les faits il croit pertinent de faire état "d'une ITT d'une journée" - notre confrère a, en fait, eu 3 jours d'ITT. Ce serait aussi oublier un peu vite les intimidations, l'injonction faite aux journaliste du JIR -dans un lieu public- de sortir, bref d'avoir porter atteinte à la liberté de la presse, fondement de toute démocratie. Philippe Creissen croit aussi bon de mentionner la proximité des forces de l'ordre "à quelques mètres de votre collègue", oubliant qu'elles étaient à l'extérieur de la tente quand lui-même avait un point de vue privilégié sur l'agression en même temps qu'il avait l'oreille du député-maire de Saint-Leu, et qu'il lui aurait été facile de faire cesser toute action sur une simple injonction.

5) Complot de la presse

Décidément à la recherche de tous les arguments possibles, l'avocat Philippe Creissen termine sa missive par une critique des forums Internet et accuse le SNJ ("vous") de retirer "chaque jour, les profits publicitaires qui accompagnent la consultation des sites par le public", attribuant curieusement au syndicat la propriété des titres de presse réunionnais. Heureusement nos confrères, eux, savent à quoi s'en tenir.

Pour finir, dans une tonalité à l'image de l'ensemble de son courrier, l'avocat affirme rester "à votre disposition pour débattre de la manière dont vous exercez votre liberté qui n'est pas sans limite". A l'avocat qui parle de "limite" à la liberté de la presse, notre syndicat se contentera d'un rappel de la loi, en l'occurrence l'article 431-1 du code pénal qui dispose que "le fait d'entraver, d'une manière concertée et à l'aide de coups, violences, voies de fait, destructions ou dégradations au sens du présent code, l'exercice d'une des libertés visées à l'alinéa précédent [l'exercice de la liberté d'expression, du travail, d'association, de réunion ou de manifestation] est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende".

Maître Creissen formule ensuite une demande : "donner à ma réponse une publicité équivalente à celle que vous donnez à votre lettre en sollicitant Madame le bâtonnier". Voilà chose faite !









Le bureau du SNJ

vendredi 21 septembre 2012

Le SNJ interpelle le Modem, l'Assemblée nationale et le barreau de Saint-Denis


Suite aux agressions subies par plusieurs journalistes de la part de l'entourage du député-maire de Saint-Leu, samedi 15 septembre dernier, la section Réunion du Syndicat National des Journalistes a décidé d'interpeller plusieurs personnalités pour les alerter et leur demander de se positionner sur ces faits particulièrement graves.

Une première lettre a été envoyée à François Bayrou, président du Modem, le parti de l'élu saint-leusien, pour lui demander s'il «cautionne cette attitude» et surtout «quel message il adresse aux quelque 250 journalistes qui travaillent quotidiennement à la Réunion.»

Un autre courrier, co-signé par le SNJ national, à été expédié à Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, pour lui expliquer que «le député Thierry Robert, élu sur la 7e circonscription de l'île, a oublié la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, inscrits en préambule de la Constitution.»

Par ailleurs, dans ce même courrier, le SNJ «s’interroge sur le comportement de cet élu de la République, garant de la Constitution et donc de la liberté de la presse, ainsi que de la démocratie» et demande, là aussi, à Claude Bartolone s'il cautionne ce comportement et quel message il adresse aux journalistes réunionnais.

Enfin, en raison de la présence et de la non-intervention, lors de l'agression, d'un avocat, Philippe Creissen, le SNJ a également contacté le bâtonnier du barreau de Saint-Denis, Mme Léopoldine Settama, afin de lui signifier sa «plus grande surprise face à cette absence de réaction» de la part d'une personne exerçant «une profession attachée à défendre les droits des justiciables». Le SNJ souhaite donc savoir «quelle explication» Madame le Bâtonnier peut apporter «à nos confrères molestés.»

Merci !!!



La manifestation de soutien aux journalistes agressés samedi a réuni plus de 200 personnes lundi dernier sur l’esplanade des Droits de l’homme à Champ-Fleuri (Saint-Denis). Cette solidarité spontanée témoigne de l’attachement de tous aux valeurs que défend le Syndicat national des journalistes : liberté de la presse, droit d’expression, fonctionnement démocratique de notre société.

Le SNJ note avec satisfaction que les soutiens se sont manifestés dans toutes les formes de presse et chez la plupart des interlocuteurs habituels des journalistes, qu’il s’agisse des professionnels de la communication, des élus politiques (de gauche et de droite), d’associations ou de syndicats.

Le SNJ note et apprécie le soutien sans faille exprimé par les directions respectives des journalistes agressés (JIR et Quotidien) et la solidarité des différents rédacteurs en chef.

Nous restons aux côtés des confrères et consoeurs qui ont déposé plainte.

Encore merci à tous pour votre soutien !

Fait à Saint-Denis, le 20 septembre 2012

Le bureau du SNJ Réunion-océan Indien

mercredi 19 septembre 2012

200 pour la liberté de la presse !

Lundi 17 septembre, plus de 200 personnes ont témoigné de leur solidarité avec les journalistes agressés pendant la conférence de presse du député et maire de Saint-Leu, samedi 15 septembre à La Réunion.

Texte: Nicolas Bonin, vidéo: Emmanuel Dinh



"Le matin, des menaces contre une journaliste du JIR suite à la « Une » du JIR qui explique que l'élu fait du « cinéma ». L'après-midi, on entend: « S’il y a des journalistes du JIR, ils ont intérêt à dégager». Maïmouna est molestée, Edouard est frappé, jeté à terre. Puis Daniel Fontaine (JRI Réunion 1ère) est légèrement blessé, sa caméra est cassée", résumeVéronique Hummel, secrétaire de la section SNJ Réunion-OI. Le samedi 15 septembre est une journée noire pour la liberté de la presse à La Réunion. Lundi, près de deux cents personnes sont venues à Saint-Denis témoigner leur solidarité avec les journalistes agressés.

"On ne se laissera pas intimider!" ont lancé plusieurs intervenants. Malgré le déchaînement de haine, Maïmouna a rappelé qu'elle n'était en rien intimidée et continuerait son travail d'information. Edouard, absent pour cause d'examen médical, va mieux. Sa compagne a remercié en son nom l'assistance pour l'ensemble des témoignages d'amitié qu'il a reçus. Les deux journalistes n'ont pas compris sur le moment ce déchainement de violences, ces bras armés pour frapper.

Le SNJ Réunion a rappelé son intention de soutenir Edouard Marchal et Maïmouna Camara dans leurs actions judiciaires. Une plainte pour non assistance à personnes en danger pourrait être ajoutée pour les élus et l'avocat présents. Des courriers sont adressés au président de l'Assemblée nationale, au président du Modem, François Bayrou, au bâtonnier pour leur demander de réagir. Le SNJ rappelle que la salle du conseil municipal de Saint-Leu ne peut être interdite à quiconque et demande au préfet d'assurer la sécurité des personnes ce jour. Le syndicat propose, par ailleurs, que le nom du député-maire ne soit plus écrit ou prononcé.

Les rédacteurs en chef des trois quotidiens de l'île, Yves Mont-Rouge (Journal de l'île de La Réunion), Thierry Durigneux (Le Quotidien), Manuel Marchal (Témoignages), ainsi que David Ponchelet, rédacteur en chef de Réunion 1ère radio, ont redit leur intention de ne pas se laisser intimider et réaffirmé la solidarité des rédactions en cas d'agression d'un journaliste.

Plusieurs personnalités politiques de gauche comme de droite étaient présentes pour témoigner de leur solidarité, dont les députées Huguette Bello et Monique Orphée, le maire de Saint-Denis Gilbert Annette, ou René-Paul Victoria (UMP), des représentants d'Europe Ecologie les Verts, du Parti communiste réunionnais, du Parti de gauche. Des syndicats et associations citoyennes ont matérialisé leur solidarité en étant représentés, Solidaires, CGTR, CFDT, Unsa, Snalc, Unef, Ligue des droits de l'Homme, Ufal, Ajfer.

Revue de presse:
http://www.zinfos974.com/Pour-le-SNJ-le-depute-maire-de-St-Leu-a-tendu-un-guet-apens-aux-journalistes_a47326.html
http://www.zinfos974.com/Une-journaliste-agressee-par-des-militants-du-maire-de-St-Leu-temoigne_a47327.html
http://www.zinfos974.com/Manifestation-de-soutien-aux-journalistes-agresses-Retour-en-images_a47336.html
http://www.clicanoo.re/339752-la-presse-unie-contre-celui-dont-on-ne-doit-plus-prononcer-le-nom.html
http://www.linfo.re/-Societe-/Une-manifestation-pour-les-droits-des-journalistes
http://reunion.la1ere.fr/programmes/les-journaux/le-journal-de-19-h-30-du-17-septembre_105461.html
http://www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/200-personnes-manifestent-a-la-reunion-en-soutien-a-des-journalistes-victimes-de-violences_1162150.html
http://reunion.orange.fr/news/reunion/les-journalistes-se-mobilisent-pour-la-liberte-de-la-presse,631911.html