jeudi 1 septembre 2016
Réunion conviviale vendredi 9 septembre
Amis et amies journalistes, le SNJ Réunion-océan Indien vous invite à une réunion conviviale vendredi 9 septembre à partir de 18 heures au Port.
Au programme:
- Les droits des journalistes face à tous ceux qui les nient
- La défense des journalistes précaires
- A quoi sert la carte de presse
- Les prochaines élections TPE/TPA (très petites entreprises, très petites associations)
- Questions diverses
Rendez-vous vendredi 9 septembre à 18 heures dans les locaux de Lofis la lang kréol (devant l'église Sainte-Jeanne-d'Arc du Port).
Inscription au cocktail dinatoire avant jeudi 8 septembre midi, auprès de Yannick (snjreunion@orange.fr).
Renseignements: Véronique, 06 92 01 52 99.
mardi 12 juillet 2016
Madagascar : Non au scandaleux Code de la communication !
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| La presse malagasy est particulièrement dynamique. (Photo V.H.) |
Parmi les infractions (délits) de presse, on trouve par exemple « toute incitation, par tout support audiovisuel, à s’abstenir de participer à des fêtes nationales ». Ou encore la « publication, diffusion ou reproduction (d’une information) de nature à ébranler la confiance du public en la solidité de la monnaie ».
En cas de récidive dans ces « infractions de presse », le juge pourra ordonner la confiscation du matériel et fermer définitivement l’entreprise. De plus, la couverture audiovisuelle nationale serait réservée aux stations publiques, et interdites aux stations privées. Il est clair que ce texte vise à faire taire les médias d’opposition politique, ce qui est incompatible avec une véritable démocratie.
Sensible aux difficiles conditions de travail de nos confrères et consoeurs malagasy, le Syndicat national des journalistes (section Réunion-océan Indien) exprime son indignation suite à ce vote. Il demande aux autorités françaises de s’adresser au gouvernement malagasy pour lui demander de ne pas appliquer ce « Code de la communication ». Le SNJ Réunion-océan Indien fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider nos confrères et consoeurs malagasy, notamment le « Mouvement pour la liberté d’expression » qui rassemble au-delà des syndicats.
Ho ela velona anie ny fahalalahan'ny asa fanaovan-gazety ! (Vive la liberté de la presse!)
Voir aussi le communiqué de la Fédération internationale des journalistes.
En cas de récidive dans ces « infractions de presse », le juge pourra ordonner la confiscation du matériel et fermer définitivement l’entreprise. De plus, la couverture audiovisuelle nationale serait réservée aux stations publiques, et interdites aux stations privées. Il est clair que ce texte vise à faire taire les médias d’opposition politique, ce qui est incompatible avec une véritable démocratie.
Sensible aux difficiles conditions de travail de nos confrères et consoeurs malagasy, le Syndicat national des journalistes (section Réunion-océan Indien) exprime son indignation suite à ce vote. Il demande aux autorités françaises de s’adresser au gouvernement malagasy pour lui demander de ne pas appliquer ce « Code de la communication ». Le SNJ Réunion-océan Indien fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider nos confrères et consoeurs malagasy, notamment le « Mouvement pour la liberté d’expression » qui rassemble au-delà des syndicats.
Ho ela velona anie ny fahalalahan'ny asa fanaovan-gazety ! (Vive la liberté de la presse!)
Voir aussi le communiqué de la Fédération internationale des journalistes.
samedi 25 juin 2016
Attestation d'employeur : prudence chez les pigistes !
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| Pigistes, n'hésitez pas à rejoindre le groupe sur Facebook. |
Les agents de Pôle emploi
et les journalistes pigistes sont
ignorants, les employeurs parfois aussi, mais très souvent ils fraudent. Attention : une attestation d’employeur sans
raison peut vous attirer des ennuis. Une attestation mal remplie vous lèse.
L'attestation, dans quels cas ?
L'attestation
d'employeur marque une rupture du contrat de travail. Elle est indispensable
pour obtenir l'indemnisation par Pôle
emploi, en cas de perte d'un employeur. C'est-à-dire en cas de fin
légale du contrat de travail, écrit ou non, d'un salarié avec son employeur.
Les fins de contrat légales, pour les journalistes, ce
sont les licenciements, les clauses de cession, de cessation de parution, de
conscience, les ruptures conventionnelles, les fins de CDD, les démissions. Les
démissions ne permettant une indemnisation que dans certains cas très précis.
Et pour les journalistes pigistes ?
Un
journaliste rémunéré à la pige est, selon la loi, un salarié, présumé en CDI.
En
effet, une personne qui est payée pour son travail et reçoit des bulletins de
salaire (feuilles de paye en salaires)
où les cotisations sociales sont indiquées est un salarié.
En
l’absence d’un contrat de travail écrit, un salarié, journaliste ou non, est
présumé être en CDI. Les journalistes, d’après le code du travail (L 7112-1), le sont aux conditions de notre convention
collective, même s’ils n’ont pas un bulletin de salaire chaque mois, et même si
le montant varie d’une fois à l’autre, comme c’est le cas des pigistes.
Un
ou plusieurs mois sans travail ou bulletin de paye d’un employeur ne rompent
pas le contrat en CDI (non écrit et à temps partiel) du journaliste pigiste
En
l’absence d’un contrat de travail écrit, la mention « fin de CDD » ou
de «CDDU » ne peut s’appliquer, tout CDD étant obligatoirement
écrit, selon des critères précis.
Les
fins de contrat légales qui donnent accès aux indemnités de Pôle emploi sont
les mêmes pour tous les journalistes, y compris pigistes.
Une attestation mal remplie, c'est grave ?
En
poste, à la pige ou en CDD, un formulaire mal rempli peut vous priver de certains de vos droits : début
d’indemnisation retardé, montant diminué, et même refus du dossier. Ça se
corrige, mais ce n’est pas toujours facile ni rapide.
En
bref, pensez à vérifier que l’employeur a bien mis votre indemnité de départ
dans la case des « indemnités dues aux journalistes » (et non pas
dans celle des indemnités conventionnelles) ; qu’il ne déclare pas un salaire
ou des cotisations abattus de 30 % sur la ligne dévolue à l’Assedic
(l’abattement optionnel de 30 % n’est en aucun cas applicable aux cotisations
Assedic) ; pour les pigistes, vérifiez qu’il n’a pas écrit « fin de
piges » (aucune valeur légale), ni CDD ou CDDU en l’absence d’un contrat
de travail écrit (ce qui peut entraîner une demande de trop-perçu).
Et
si vous ne vous en sortez pas seul, un mail au SNJ (snj@snj.fr) permettra à
votre interlocuteur de déceler l’origine du problème et, souvent, d’en obtenir
la solution.
(F. L.)
Sur Facebook, rejoignez le groupe "Infos pigistes SNJ".
jeudi 23 juin 2016
Contre la loi Travail: nous y étions et nous persistons
Le SNJ était ce jeudi matin devant les locaux du Medef (Sainte-Marie) pour redire son opposition à la loi Travail. Contrairement à l'objectif annoncé, cette loi ne va pas favoriser l'emploi, mais faciliter les licenciements. Or nous savons déjà combien il est facile de licencier des journalistes (et tous les autres salariés) sous les prétextes les plus divers et les plus malhonnêtes. Ensuite il est facile de les remplacer par des stagiaires ou des auto-entrepreneurs forcés. Ne lâchons pas l'affaire!
samedi 18 juin 2016
Licenciement injustifié... adjugé !
Le 31 mai 2016,
les Prud'hommes de Saint-Denis ont acté : la société EPR VISU est condamnée
pour licenciement sans cause réelle ni sérieuse. Pourquoi? Le 5 mai 2015, la responsable de rédaction du
magazine réunionnais est tout bonnement remerciée sans qu'aucun reclassement
n'ait été effectué. C'est d'ailleurs cette faute grave que les Prud'hommes ont
mis en avant pour en arriver à leur décision.
Cette triste affaire a débuté lundi 16 juin 2014, au matin, en
réunion de rédaction. La journaliste, vivant une grave souffrance au travail, se voit contrainte
de quitter la salle. Contre son gré, les médecins décident de l'arrêter. Un arrêt
maladie qui durera hélas jusqu'au 5 mai 2015, date du licenciement effectué
sans préavis. Vu les circonstances de ce licenciement qu'elle estime abusif, elle décide d'entamer une procédure aux Prud'hommes, avec le soutien du Syndicat national des journalistes. Pour diverses raisons administratives, il a fallu attendre le 31 mai 2016 pour
connaître les délibérés. La journaliste a fait appel, demandant que soit retenu le harcèlement moral dans cette affaire.
mardi 14 juin 2016
Contre la loi Travail: nous y étions!
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| Journalistes et collègues de la presse: tous ensemble! (photo DR) |
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| (Photo Patrick Georget) |
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| (Photo Patrick Georget) |
jeudi 9 juin 2016
Non à la dangereuse loi Travail! Manifestons tous mardi!
Ne nous laissons pas berner pas des discours pseudo-conciliants du gouvernement. La loi Travail (ou loi El Khomri) n'a rien perdu de son venin. Même après quelques adoucissements obtenus par la négociation, cette loi garde son objectif: favoriser les licenciements sous prétexte d'améliorer l'emploi.
Or les journalistes sont aussi menacés que les autres professions:
- La négociation d'entreprise pourra primer sur le contrat de travail. Autrement dit, dans les entreprises en difficulté (c'est-à-dire dans presque toute la presse) l'employeur pourra décider de supprimer des primes ou modifier la fonction des journalistes sans leur accord. Les mécontents seront licenciés.
- Pour qu'un accord d'entreprise (prévoyant par exemple les droits d'auteur ou des primes) soit valable, il devra être signé par des syndicats représentant 50% des salariés, ce qui est rare dans nos entreprises. Eh oui, car beaucoup de salariés ont peur de se faire remarquer simplement en votant!
- Faute d'accord avec les syndicats représentant 50% des salariés, avec cette loi, le patron pourra organiser un référendum à la demande des syndicats moins représentatifs (30%). Imaginez par exemple que l'employeur veuille un accord pour baisser tous les salaires (malgré le refus d'éventuels syndicats majoritaires). La question pourra être "Préférez-vous baisser votre salaire ou garder votre emploi?". Vous devinez la réponse... Et tout le monde verra son salaire baisser.
- Les heures supplémentaires seront moins payées. Ne croyez surtout pas que les journalistes ne sont pas concernés. Car même si nous effectuons beaucoup d'heures sup' non rémunérées, notre convention collective dit que nous pouvons les récupérer afin de ne pas dépasser le temps légal de travail. Grâce à cette disposition, certains journalistes ont obtenu au tribunal le paiement de leurs heures supplémentaires. Eh oui!
- Si nos employeurs peuvent nous licencier plus facilement, ils n'embaucheront pas plus de journalistes. Ils recruteront à notre place des stagiaires, des auto-entrepreneurs... bref des jeunes (ou moins jeunes) motivés, bosseurs... qui feront le travail d'un journaliste sans en avoir le salaire.
Alors n'hésitez pas: venez manifester mardi 14 juin à partir de 9 heures à Saint-Denis. Rendez-vous au Petit-Marché pour un défilé jusqu'à la préfecture. Le SNJ y sera avec l'union syndicale Solidaires.
Et n'hésitez pas à faire grève! Ne vous laissez pas culpabiliser par ceux qui clament qu'"il faut savoir arrêter une grève". Il faut avant tout savoir annuler les dangereux projets de loi!
Pour en savoir plus:
- http://www.snj.fr/article/contre-la-loi-travail-tous-%C3%A0-paris-mardi-14-juin-1537332589
- https://solidaires.org/-Retrait-de-la-loi-Travail-
- http://www.huffingtonpost.fr/2016/05/10/loi-travail-el-khomri-493-entreprise-emploi-chomage_n_9883342.html
- http://snj.fr/article/violences-polici%C3%A8res-les-syndicats-de-journalistes-re%C3%A7us-par-le-ministre-de-l%E2%80%99int%C3%A9rieur-1214459478
- http://www.clicanoo.re/526155-loi-el-khomri-l-intersyndicale-en-ordre-de-marche-pour-le-14-juin.html
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